Bla-bla & Co.

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2 semaines à Bangkok

En avril dernier, j’ai passé 2 semaines à Bangkok. Ces 2 semaines ont été bien chargées mais j’ai tout de même eu l’occasion de pouvoir tester quelques restaurants intéressants.

Le premier de la liste est un vrai coup de coeur. Nous l’avons découvert par chance, il se trouvait juste au coin de la rue, tard le soir, alors qu’on avait vraiment faim. On était prêt à entrer dans le premier restaurant venu et c’est ce qu’on a fait.
LEAF THAI BISTRO est un petit restaurant moderne et chaleureux. Nous avons été accueillis par le patron, le service était très attentif et de bon conseil. Nous avons demandé des plats pas trop pimentés et, chose impressionnante, ils étaient effectivement pas trop pimentés. La carte est simple, la nourriture est soignée et fraîche. C’est un des meilleurs repas que j’ai eu en Thaïlande … et j’en ai eu beaucoup !
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Tiges de galanga bouillies

Rhoooooooo, c’est toujours pareil. J’attends mes vacances avec impatience pour pourvoir faire les 100’000 choses que je n’ai pas le temps de faire quand je travaille. Parmi cela, j’avais prévu de préparer de fantastiques recettes que je souhaites te faire parvenir depuis longtemps déjà.
Mais sincèrement, je ne sais pas pour quelle raison j’espère encore avoir une vie sans accroc …
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Encornets vapeur au citron, à l’ail et au piment

Cela fait déjà un moment que je souhaitais écrire un billet sur la vie en Thaïlande. Il y a tellement à dire et tant d’histoires à raconter que je ne savais pas trop par où commencer. Et puis voilà, ces 2 derniers mois ont été une sorte d’apothéose qui résume parfaitement ce qui se passe dans ce pays, je me décide donc à t’en donner un aperçu.

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Voyage au Vietnam – Hanoi – et café à l’oeuf

Bonne année à toutes et tous ! Que 2015 vous apporte santé, bonheur
ainsi qu’un tas de délicieuses choses à découvrir et à déguster ! 


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Voici un nouvel épisode de mes vacances au Vietnam et la recette d’une boisson (non alcoolisée… bah si) peu commune.

Hanoi, Hanoi, … que dire …

J’imagine qu’Hanoi est comme grand nombre de villes d’Asie, il faut plus d’un séjour sur place pour apprendre à apprécier l’endroit.

En comparaison à Saigon, Hanoi est bruyante et sale. Les rues de la vielle ville sont étroites et sinueuses, on s’y perd facilement.

Bruyante : la première chose qui choque, c’est le trafic. Pourtant, à Saigon, trafic il y avait, mais il semblait plus organisé et plus civilisé. Ici, il y a 4 millions de motos dans les rues. La plupart d’entre elles n’ont pas de rétroviseurs (parce qu’une moto avec rétroviseurs, ça a pas un look au top !), les voitures, les camions, les bus et même les autres motos klaxonnent en permanence pour signaler leur présence à tous ces conducteurs sans rétro !

Le bruit est infernal.

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Pour traverser la route, il ne faut pas attendre qu’on te cède le passage, faut y aller : n’importe où, n’importe quand. Quand tu décides de traverser, tu y vas carrément (tu as le droit de fermer les yeux intérieurement et de prier pour arriver entier de l’autre côté), tu marches d’un pas lent mais décidé, tu ne t’arrêtes surtout pas… et tu vois, comme par miracle, toutes les motos et les voitures qui t’évitent tout en continuant leur chemin. Ah ben, je te jure que la première fois, ça fout les choquottes. Puis, à force de devoir traverser des rues sans passage piéton, tu t’y fais.

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Voyage au Vietnam – Hanoi – et aubergines grillées au poulet

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Voilà,  c’est fait, la vie est à nouveau un long fleuve tranquille, je vis heureuse avec mon nouvel ordi, j’ai réussi à retrouver tous mes documents et je n’en reviens pas de la vitesse à laquelle tout cela fonctionne chaque fois que je clique … y a pas à dire, il y a eu un poil d’évolution dans le monde informatique au cours de ces 7 dernières années. Je n’avais pas réalisé à quel point mon regretté laptop était dépassé (et moi aussi du coup!). Bon, malheureusement, niveau internet, rien ne change, j’ai toujours une connexion qui fait la course avec les escargots … mais ça, je ne peux pas y faire grand chose !

Nous voici donc de retour avec la suite des aventures au Vietnam. (Maintenant je me la pète à mort avec mon nouvel engin et je parle de moi au pluriel, ça le fait mieux).
Notre récit sur Hanoi pourra te sembler un peu négatif mais on a pas vraiment eu beaucoup de chance : notre hôtel était nul (pas d’eau le dernier jour, personnel qui a essayé de nous faire payer des taxes et des surcharges fictives), on est tombé sur des chauffeurs de taxi pas honnêtes (avec des compteurs magouillés), on s’est fait menacer par des policiers sans qu’on comprenne pour qu’elle raison (sans doute mauvaise place pour prendre des photos …?) et pour finir, on s’est fait rouler dans la farine par une agence de voyage locale qui devait nous organiser une visite de plantations de thé … ouais, la liste est bien longue en seulement 3 jours sur place !

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Quoi qu’il en soit, nous avons aussi eu des chouettes moments, puis nous avons  changé d’hôtel, cela contribué à terminer notre séjour en beauté. D’ailleurs, si tu vas à Hanoi, évite comme la peste le Thaison Palace Hotel. Si tu recherches un hôtel de classe moyenne propre et confortable, je ne peux que te recommander le Garden Hanoi Hotel.

Parmi les bons moments de notre séjour, il y a eu le spectacle de marionnettes sur l’eau. Alors, oui, c’est un truc pour les touristes, mais c’était un moment magique. Le spectacle n’est pas très long mais il n’y a pas de temps mort. Les marionnettes racontent des histoires de la vie des paysans locaux, on voit la plantation de riz, une partie de pêche, un canard du paysan qui se fait dévorer par une bête sauvage, et bien d’autres histoires tout à fait compréhensibles et drôles même si on ne capte pas un mot de vietnamien. Tu peux cliquer sur le lien pour voir un extrait du spectacle :  marionnettes

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Pas loin du théâtre de marionnettes, on a mangé un fantastique repas dans un superbe restaurant : Cau Go. Nous sommes tombés sur l’endroit par hasard mais nous avons vu après coup que ce restaurant est vivement recommandé sur TripAdvisor. Il se situe au dernier étage d’un bâtiment en bordure du lac et offre une belle vue sur le lac et la ville.

Nous avons commandé des aubergines grillées au gingembre et au porc, une salade de fleurs de bananier et des crevettes aux pousses de bambou. Le tout, servi avec du riz parfumé et un condiment trop délire à base de sésame et de cacahuète.

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Voyage au Vietnam, troisième partie – Ho Chi Minh City

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Dans ce dernier volet sur Ho Chi Minh City, il y a beaucoup de bla bla et un peu de bonnes choses …
Pas de recette cette fois-ci, sorry ! Mais ne te fais pas de soucis, d’autres recettes vietnamiennes sont en préparation avec l’article sur Hanoi.
Les photos sont de Ryan B. 

Pour la recette de la salade au porc mariné et grillé, c’est ici.
Pour la recette des Banh Khot, c’est par-là.

Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à Saigon. La ville est bruyante mais pas trop, il y a de beaux parcs bien entretenus, tout est facile d’accès. Nous nous sommes déplacés principalement en taxi, les prix pratiqués sont raisonnables (il y a un compteur) et les chauffeurs tout à fait corrects, aucune mauvaise expérience de ce côté là.

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Au niveau des déplacements, de nombreux vélo-pousse-pousse sillonnent la ville, ils te harcèlent pour te transporter. Deux d’entre-eux ont proposé de nous emmener au marché pour 15’000 dôngs par personne (moins d’un dollar). Je leur ai fait répéter deux fois le prix car je n’en croyais pas mes oreilles.  C’étaient 2 petits vieux, plutôt sympas, ils nous ont presque fait pitié (c’est le but, ils te regardent avec des yeux tristes et te racontent tout les problèmes de santé de tous les membres de famille qu’ils ont à charge) et on est monté dans les pousse-pousse… (Ryan a dû m’y traîner de force, j’avais vraiment pas envie de me promener à vélo au milieu de la circulation de dingue…). Ils nous ont déposés au marché et ont absolument tenu à nous attendre, contre notre volonté. Ils ont refusé l’argent qu’on leur tendait et nous ont dit qu’ils nous ramèneraient à l’hôtel une fois nos courses terminées. Bah, s’ils veulent attendre, qu’ils attendent, après tout, pourquoi pas ? Et tu vois, on a beau être habitué à voyager, on a beau être habitué aux arnaques, là, on a rien vu venir (on était trop excité par notre journée de shopping…  Promet-moi que tu ne seras jamais aussi stupide que nous, ok?).

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Voyage au Vietnam, seconde partie – Ho Chi Minh City

Notre première étape au Vietnam : Ho Chi Minh City – Saigon

Pour lire le début des aventures et connaître la recette des Banh Khot, c’est ici.

Avant notre départ, nous avons lu plein d’articles, de revues, de guides sur le Vietnam. Suite aux commentaires sur les tunnels de Cu Chi, je voyais l’endroit comme une tape à touristes. Mon compagnon de voyage a tant insisté pour y aller que j’ai jeté l’éponge et l’y ai accompagné. Nous avons visité le site de Cu Chi avec une guide privée : Alice. Lors de notre visite, il pleuvait et très peu de touristes étaient présents.

Durant la guerre entre Viêt-congs et Américains, ces tunnel servaient à la résistance locale. On y vivait, on s’y cachait, on y préparait des armes artisanales et des conseils de guerre s’y organisaient. Ces tunnels sont très bas et très étroits, les soldats américains ne pouvaient pas s’y engager, seuls les Vietnamiens de petite taille et maigres arrivaient à les emprunter.
Il y a plus de 200km de tunnels qui relient les villages de la banlieue de Saigon. Ils ont été construits durant la guerre d’Indochine, le réseau a été agrandi au fil des années et ce jusqu’à la fin de la guerre contre les Américains.
Lors de la visite, on découvre comment les armes artisanales étaient fabriquées, avec les moyens du bord, ce que les gens mangeaient pour survivre et comment ils arrivaient à rester cacher et à tromper l’ennemi. On peut même se déplacer (à croupi) dans ces minuscules tunnels, histoire de mieux réaliser à quel point l’Homme est prêt à tout pour survivre : quelques minutes dans ce labyrinthe souterrain chaud et humide suffisent largement pour devenir claustrophobe même si on ne l’est pas en temps normal !
On se ballade en forêt, sans imaginer que sous nos pieds, il y a un fabuleux réseau de galeries. On découvre des chambres, des entrées, des systèmes de ventilation au fur et à mesure de la visite.
Beaucoup d’animations et de démonstrations mais aucun panneau explicatif. Pour bien comprendre ce qu’on voit, c’est important d’avoir un guide qui nous donne les explications nécessaires.
En résumé: visite passionnante, touchante, impressionnante. A ne manquer sous aucun prétexte. 

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La terre retirée lors de l’excavation des tunnels était, entre autres, utilisée pour reproduire de fausses termitières.
A la base de la termitière, on pouvait facilement cacher des trous servant à l’aération des tunnels.

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Les points d’entrée des galeries sont discrets.
Ils étaient camouflés sous un tapis de feuilles mortes, rendant leur localisation difficile. 

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Seuls des gens de petite taille pouvaient  parcourir ces tunnels sans trop de difficultés.

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Vietnam, première partie – Cours de cuisine

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Ces prochaines semaines, je posterai des articles pour te décrire mon voyage au Vietnam, les bons plans, les arnaques et mes impressions sur ce pays. Le Vietnam est proche de la Thaïlande, mais je n’avais jamais eu l’occasion de m’y rendre. Notre voyage a été bref, 9 jours au total. 9 jours intenses en émotions, en couleurs et en goûts.

Nous sommes arrivés à Ho Chi Minh City depuis Bangkok. En Asie, on peut voyager à bas prix avec Air Asia, une compagnie d’aviation low cost plutôt efficace et bien organisée. Nous avions réservé notre hôtel avec agoda.com qui est un des sites les plus utilisés pour le booking online en Asie (ils ont un système de marketing assez dégouttant offrant des faux rabais mais cette histoire sera pour un autre jour). Hôtel de classe moyenne à prix raisonnable, incroyablement bien situé au coeur du district 1, chambres ultra propres confortables,  personnel poli et serviable. On peut dire qu’on est bien tombé.

Avant notre départ, nous avions également réservé une journée complète d’activités avec HCM cooking class. Ryan, avec qui j’ai fait ce voyage, voulait absolument visiter les tunnels de Cu Chi. Quand à moi, je tenais impérativement à participer à un cours de cuisine. HCM coking class a été le parfait compromis car ils proposent des journées complètes avec guide privé, il y a plusieurs programmes à choix dont un qui offre un cours de cuisine le matin et une visite des tunnels dans l’après-midi …
J’ai déjà suivi des cours de cuisine en Thaïlande et j’ai été déçue des prestations. J’étais donc assez méfiante et j’ai fait beaucoup de recherches sur le net avant de réserver. Je ne voulais pas de cours avec un groupe nombreux, pas de cours qui se contente de démontrer sans qu’on puisse mettre la main à la pâte. J’ai donc contacté HCM cooking class et j’ai demandé un cours privé, une visite privée et un menu sur mesure. J’ai reçu une réponse à mon email le jour même, tout mes désirs pouvaient être exaucés … malgré tout, on est en Asie … cela n’a pas enlevé la totalité de mes doutes !  Je te promet que quand on vit ici, on devient parano. Je tiens aussi à préciser que je n’ai pas mentionné mon blog durant ce cours, j’aurais sans doute pu obtenir des avantages en échange d’un post publicitaire mais je n’en voyais pas l’intérêt. Je me suis juste contentée de demander, en fin de journée, la permission de publier une recette.

Le lendemain de notre arrivée, à 7h30 sonnantes, une voiture avec chauffeur et une charmante guide nous attendaient de pied ferme dans le hall de notre hôtel, comme convenu. Surpris mais contents, nous avons embarqué pour une heure de route. L’école de cuisine se trouve dans la campagne, à l’extérieur de Saïgon. Arrivés sur place, nous découvrons un lieu charmant : la cuisine se trouve au milieu d’un jardin bio, entouré de rizières.

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Nous sommes accueillis par le chef Tan qui parle très bien Anglais mais avec un fort accent Vietnamien. Il est drôle, relaxe, sympathique et très intéressant. Nous visitons les plantations d’herbes aromatiques et de légumes, nous avons des explications détaillées sur la manière de cultiver les champignons et nous récoltons ce dont nous aurons besoin pour cuisiner.

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Le menu que j’ai choisi est affiché. Aucun changement, aucune erreur, aucune excuse, … je suis presque en état de choc tellement j’en crois pas mes yeux ! Pour un instant, j’ai l’impression d’être en Suisse : organisation parfaite, timing parfait, pas de fausse note.

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Feuilles de bétel ou feuilles de lolot ?

Bah tu vois, après 7 ans passés en Thaïlande, je continue à découvrir des choses tous les jours.
J’ai reçu, dans ma boîte email, la newsletter de “la kitchenette de Miss Tâm” qui proposait une recette feuilles de lolot farcies. Cela m’a intriguée et, en lisant la recette, j’ai vu qu’elle appelait feuilles de lolot, ce que j’appelle feuilles de bétel.
Ni une ni deux, j’ai demandé à mon ami google de me montrer des photos des ces 2 feuilles et les recherches ont donné un résultat assez confus.
Et quand google ne peut pas, Nan peut ! Il suffit de crier … I need HELP ! et il arrive au pas de course.
“Sont-ce les mêmes feuilles qu’on mange et qu’on chique ?”  que je lui ai demandé.
Sa réponse étant négative je l’ai mandaté pour aller collecter des échantillons de feuilles en précisant bien que je voulais un exemplaire de celles qu’on peut cuisiner et un exemplaire de l’autre (et pendant qu’il fait le tour des jardins et qu’il se risque à croiser des serpents, moi je bois un thé et je prépare mon article… si c’est pas beau la vie …).
Je dois dire que c’est toujours très difficile de trouver les nom en Français des différents produits que j’utilise pour cuisiner car je connais les noms thaïs et que la plupart des étiquettes de produits indiquent les noms en Anglais. Tous mes livres de recettes sont en Anglais et google translate n’est pas toujours très adéquat. Comme si ce n’était pas assez pour me troubler, l’étiquetage des produits, dans ma région, laisse souvent à désirer : en bref, c’est le foutoir !

Du coup, je ne sais pas trop pour quelle raison, ces belles feuilles vertes sont devenues, sur mon blog, des feuilles de bétel. Mais shame on me, il s’agit en fait de feuilles de lolot. Je vais de ce pas éditer mes posts et rectifier mon erreur. En même temps, à ma décharge, il est facile de les confondre :

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La feuille de bétel est celle qui se chique et qui te fait les dents toutes rouges (beaucoup de personnes âgée, dans mon village, en consomment et c’est toujours assez déugeux de les voir sourire). Elle est plus épaisse que la feuille de lolot, son odeur est plus discrète et plus poivrée. Ici la forme des feuilles est différente mais, selon Nan, il arrive qu’elles soient de même forme… le seul vrai moyen pour les différencier est donc l’odeur qu’elles dégagent.
La feuille de lolot est celle qui se mange. Elle est plus fine que la feuille de bétel et son odeur est plus puissante et bien plus parfumée.

Juste pour simplifier les choses, en Thaï, la feuille de bétel s’appelle bai plu et la feuille de lolot s’appelle bai cha plu.

 

Recettes avec des feuilles de lolot :
feuilles de lolot farcies, ou selon le titre original : brochettes de tofu aux feuilles de lolot. Très jolie recette de chez Miss Tâm.
hor muk, flans de poulet au curry rouge
salade de riz thaïe

Sticky rice – Riz gluant thaï

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Le sticky rice, glutinous rice, riz gluant, riz glutineux ou riz collant, etc.
est en fait une sorte de riz asiatique à petits grains. Ce n’est pas le même riz que le riz jasmin, le riz thaï ou le riz parfumé qu’on trouve dans les rayons de nourriture asiatique dans les supermarchés. On ne le cuit pas de la même manière que le riz traditionnel et il est est utilisé comme base pour de nombreux desserts thaïs.  Pour plus d’infos: wikipédia.

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Le riz gluant est blanc opaque et il a de plus petits grains que le riz thaï traditionnel. 

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la cuisine sauvage

Chaque mois, sur le site de référence recettes.de, il y a un concours de recette de cuisine. Le thème change en fonction des saisons et des humeurs du jury. Cette fois, la cuisine sauvage est à l’honneur, autant dire que cela m’interpelle. La cuisine sauvage, je la pratique au quotidien et dans tous les sens du terme : cuisiner à même le sol, sans équipement, dépecer les poissons que les voisins nous offrent, acheter au marché des poulets qui ont encore la tête et les pattes, choisir des poissons séchés mangés par les vers, lutter contre les fourmis qui envahissent la cuisine, les poulets des voisins qui viennent pondre sur ma terrasse et les chèvres qui broutent mes plantes aromatiques… et surtout, goûter des nouvelles herbes, graines, fruits, …  plusieurs fois par semaine. C’est fun, c’est intéressant mais c’est aussi un peu exténuant …
Le plus drôle, pour moi, est de voir les gens collecter leur nourriture : où que tu regardes, tu vois tes voisins ramasser des feuilles, des fruits, creuser pour trouver une racine de ci ou de ça, tu vois passer des gens avec des poulets vivants sous le bras…
Autour de chez moi, en bordure de champs, il y a du galanga, des plants de padan, du basilic sacré, … qui poussent de manière sauvage.

Chaque fois que je découvre un nouveau fruit ou de la verdure comestible, je demande à Nan ce que c’est exactement et il m’explique comment s’en procurer … la réponse se termine toujours par un truc du genre : “tu peux aller en ramasser là-bas, derrière la maison, j’en ai vu l’autre jour !” Sauf que moi, c’est hors de question que j’aille crapahuter dans les herbes hautes et les broussailles. Non de non. Vu la quantité de serpents, scorpions et scolopendres qui habitent autour de chez moi, tu ne me fais pas quitter le chemin bétonné. Si, je te jure, il y a des cobras, des king cobras, des pit vipères (et plein d’autres dont je ne connais pas les noms) qui logent dans les champs de canne à sucre et dans les cultures qui entourent ma maison. J’en ai vu de me propres yeux et ce n’est pas un spectacle qui me donne la force d’aller récolter des plantes sauvages. Si y a bien un truc qui peut me couper toute envie de manger, c’est l’idée de me retrouver nez à nez avec un serpent.

La plus belle expérience de cuisine sauvage à laquelle j’ai eu droit, c’était en Australie, lors d’un voyage au parc national de Kakadu. (Ce parc national a une superficie qui correspond à la moitié du territoire suisse). C’était il y a de nombreuses années (soupir) et je te ressors des vieilles photos …

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Mes nouveaux livres de cuisine

Aujourd’hui, un brin de causette pour t’annoncer que je viens de créer une page facebook. Oui, ben mieux vaut tard que jamais, non?
N’hésite pas à “liker” et envoie-moi un petit message pour que j’aille faire un saut sur ta page facebook et que je la “like” à mon tour.

Comme les bonnes nouvelles arrivent toujours à la pelle (enfin, généralement un peu plus chez les autres que chez moi), j’ai eu le plaisir de me faire offrir des nouveau livres de cuisine ! Trop dingue !

Le site de référencement Recettes.de organise un concours de recettes à thème chaque mois. Ce mois : le safran. Le mois dernier, le thème était le brunch, et le mois précédent, il s’agissait de proposer une recette en relation avec un film.
Ma recette de soupe chinoise aux faux ailerons de requin a plu au jury et m’a permis de remporter un super prix : des nouveaux livres de cuisine.
J’envoie donc un grand MERCI à Stéphane et à tous les membres du Jury :
Aude, Chloé, Eric, Ewa, Jennifer, Jessica, Laurence, Lucie, Marion, Morgane, Nicolas, Sophie

Comme je n’habite pas en Europe, c’était plus facile de commander des e-books… sauf que dans les e-books de recettes en Français, il n’y a pas beaucoup de choix. J’ai donc farfouillé dans la liste des ouvrages en Anglais et j’ai sélectionné 3 fantastiques bouquins :

Le premier est une découverte : “The Incredible Spice Men”. Il s’agit de 2 Indiens vivant en Angleterre qui proposent des recettes épicées, aux saveurs venues d’Inde, mais avec une touche british. Très beau livre, on arrive à imaginer les odeurs rien qu’en lisant les recettes. Cela me donne beaucoup d’idées pour de nouvelles saveurs. J’ai craqué pour la soupe épicée aux betteraves, les asperges au citron vert et à la coriandre, un poisson grillé avec un beurre à la grenade, au citron vert et au gingembre et le poulet grillé au piment et au sirop d’érable avec de la polenta…
Des recettes simples et savoureuses !

Le second est un essai : “Ready for Dessert”. C’est le livre de David Lebovitz sur les desserts. En surfant sur le net à la recherche de recettes et d’idées, je suis tombée à plusieurs reprises sur ses recettes. J’ai testé une terrine de foies de volaille super simple à réaliser et absolument délicieuse. Il a aussi la meilleure recette de red velvet cupcake parmi toutes celles que j’ai pu tester. J’ai donc, à juste titre, pensé que ce recueil de pâtisserie pourrait être d’un grand secours vu que la pâtisserie n’est pas ma qualité première : je fais rarement des gâteaux qui ne sont pas trop sucrés ou trop étouffants. (les quelques recettes que je maîtrise et dont je suis fière sont sur ce site )
Résultat des courses : pas déçue de mon choix, je vais commencer les essais et je te redirai si je tombe sur des recettes que même les nuls en pâtisserie ne peuvent pas rater ! Tiens, cela me fait penser que je dois absolument poster la recette du carot cake mortel !

Le troisième livre est mon coup de coeur : “The Cookbook” d’Ottolenghi. J’ai l’application pour ipad depuis plus d’une année, et je n’ai pas pu essayer les recettes proposées car je ne trouve pas les ingrédients nécessaires ici. J’espérais, en consultant le livre en entier, pouvoir trouver des recettes à adapter avec les ingrédients locaux, c’est chose faite. Je vais me régaler sous peu. J’ai déjà repéré les champignons à la cannelle et au citron, le gratin de patates douces, brocolis grillés à l’ail et au piment, une soupe aux aubergines grillées et au citron, le poulet grillé au safran, noisettes et miel, … pour ne citer que cela. C’est un livre frais et original.

 

Allez, je te laisse rêver à toutes ces bonnes choses et je te souhaite une bonne fin de week-end !

Retour de vacances et petits gâteaux qui envoient du rêve

Nous venons juste de rentrer de 5 semaines de vacances en Suisse… eh oui, nous faisons les choses à l’envers !
Nan a découvert les montagnes et la neige, il a aussi découvert la nourriture Européenne.
Je prépare souvent des salades, des pâtes ou des plats au four, mais il est vrai que les ingrédients que l’on trouve en Thailande pour cuisiner de la nourriture européenne ne sont pas au top ! J’avais donc beau dire à Nan que même s’il ne trouve pas fantastique lorsqu’il mange italien ou français en Thaïlande, il apprécierait cette même nourriture un fois en Suisse, il ne voulait pas me croire.
Nous avons donc emporté dans nos bagages un rice cooker et des tonnes de réserves de nourriture thaï car il avait peur de crever de faim. C’était d’ailleurs sa palus grande angoisse à propos de nos vacances. Incroyable, non ?
Autant dire que pour ma part, je n’avais aucune envie de manger du riz une fois en Suisse !!
Après 4 ans d’abstinence, avoir droit à de vraies salades, du pain croustillant, des fromages de toutes les couleurs, des légumes du jardin parfumés et de la viande de boeuf tendre, des poissons frais du lac et surtout des fraises, des pêches, des framboises ! LE PARADIS !
Nous avons été reçus comme des rois et tout le monde nous a préparé, avec amour, des repas absolument délicieux.
Nan a, lui aussi, découvert et apprécié tout cela et nous n’avons utilisé le rice cooker qu’en de rares occasions.

Nous sommes montés à 3000 mètres, sur le glacier des Diablerets, pour trouver un peu de neige… Nan a beaucoup aimé le froid (modéré) et la neige mais selon lui : “c’est bien juste pour voir, un jour ça suffit”.

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Nous avons n’avons pas manqué l’incontournable jet d’eau de Genève. Splendide journée au bord du lac.

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Nan n’a pas pu s’empêcher de prendre des dizaines de photos de bornes pour collecter les poubelles… c’est vrai que pour un non-Suisse c’est un concept un peu extravagant. Pour un asiatique, devoir payer une taxe par sac de poubelle utilisé, ne pouvoir utiliser que les sacs poubelle vendus par l’Etat, devoir trier ses déchets et ensuite les apporter soi-même aux emplacements prévus à cet effet, c’est irréel. Pour comprendre le principe, pas de soucis, il le comprend mais ce qu’il ne comprend pas c’est que tout le monde l’applique !

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Je suis revenue en Thaïlande les bras chargés de cadeaux à dévorer (et toujours sans aucune envie de recommencer à manger du riz) : chocolat, thés parfumés, graines à germer pour les salades, fromages, saucisses au chou, du sucre rose au goût de tarte aux fraises (utilisé sur mes petits gâteaux), des fraises tagada, des dragibus… Merci à ma famille et à tous mes supers potes qui me manquent déjà !
Tout cela pour dire que je n’ai pas beaucoup cuisiné thaï depuis que nous sommes rentrés… en fait je n’ai pas beaucoup cuisiné quoi que ce soit vu tout ce qu’on a boulotté durant un mois !

J’atterris en douceur et je fais les choses au ralentis… rythme suisse ?

En faisant mes commis, il y a quelques jours, je suis tombée sur un giga pot de crème aigre (crème acidulée). C’est particulièrement étonnant car c’est un aliment que je n’ai encore jamais vu dans un magasin de la région. Comme de bien entendu car personne ne cuisine avec de la crème – et encore moins acidulée – en Thaïlande, ce pot était en liquidation (1 euro pour 1/2 litre) car la date était arrivée à échéance. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion de devoir cuisiner “farang style”.
J’ai fait une sauce pour des légumes à grignoter crus, des pommes-de-terre au four avec une autre sauce… puis l’inspiration a manqué…
Pour finir le pot, je suis allée faire un tour sur le net en guise d’inspiration et je suis tombée sur une recette incroyable :
Un gâteau sans farine, comme un cheese cake mais sans le fond et avec un glaçage à la crème acidulée…
2 gros avantages pour mon mois de la “slow motion” : vite préparé et avec un salissage de cuisine minimal : un plat creux, un mixer et un moule pour la cuisson. J’étais déjà conquise avant même d’avoir essayé.
Et quand finalement, j’ai mordu dedans… oh là là… tropdéliretellementcestsucculent !

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Stop-over à Dubai

Me voilà de retour de vacances avec, dans mes bagages, quelques découvertes.

Lors de notre voyage, nous avons fait une escale à Dubai. Pourquoi Dubai ? En fait, sans raison particulière, disons que j’ai pris un vol avec Emirates car  c’est la compagnie qui offrait les tarifs les plus intéressants tout en autorisant 30kg de bagages par personne (contre 20kg pour les autres compagnies). Comme le voyage est bien assez long : 13 heures de vol et que Nan est un gros fumeur, nous avons trouvé judicieux de faire une halte à mi-chemin et de passer une nuit sur la terre ferme.

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J’ai donc réservé les billets d’avion avec 24 heures d’escale à Dubai sans même avoir pris de renseignement sur la région…
Lorsque j’ai finalement eu le temps de m’intéresser à ce qu’on pourrait visiter à Dubai, j’ai eu une grosse déception :
– une piste de ski (je ne veux même pas connaitre le coût énergétique pour maintenir une piste de ski en plein désert),
– des îles artificielles en forme de palmiers et de mappemonde  créées à la pelle (mieux vaut ne pas savoir le bilan écologique du déplacement de million de tonnes de sable),
– la plus haute tour du monde avec des files d’attentes de plusieurs heures pour espérer pouvoir y monter,
– un gigantissime aquarium avec des requins, des raies et autres poissons tropicaux (quand on sait la quantité d’antibiotiques qu’il faut donner à ces animaux pour qu’ils survivent dans des bassins… et le taux de mortalité… on a de la peine à apprécier le spectacle)
Je pensais avoir la possibilité de faire une visite culturelle… mais Dubai est plus réputée pour le shopping ou ses attractions mégalo que pour ses musées.
Puis, je suis tombée sur des infos concernant des marchés : marché de l’or, marché aux épices, … Voilà qui me semblait  intéressant : visite des souks. Nan n’a jamais été dans un pays arabe, il ne connait que les marchés thaï.

Un fois à Dubai, nous avons sauté dans un taxi pour nous rendre au marché des épices de Deira. Première surprise : il fait très chaud, même pour nous qui vivons en Thaïlande ! Seconde surprise : le marché des épices qui est décrit de manière si attractive sur le net est en fait une succession de petites boutiques dans une rue bien proprette et bien touristique de la vieille ville. Je m’attendais à un vrai souk avec de l’animation, je tombe dans une trappe à touristes ! ZUT !
Mais bon, puisqu’on y était, j’ai ravalé ma déception et j’ai marchandé quelques épices qui sont vendues au prix de l’or ! J’ai fini par obtenir un prix qui me semblait décent par rapport à ce qu’on trouve en Thaïlande donc j’imagine que je ne me suis pas trop fait avoir… mais j’y ai mis de l’énergie !

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J’y ai mis tellement d’énergie que je n’ai pas réalisé que les paquets d’épices ne comportaient pas d’étiquettes…
J’ai réalisé cela quelques jours plus tard, une fois que je ne me rappelais plus ce que j’avais bien pu acheter ! Il y avait tant de mélanges d’épices différents dans cette échoppe : pour le riz, le poulet, des curry doux ou forts… que je ne me rappelle pas vraiment ce que j’ai finalement choisi. Il m’a fallu du temps pour retrouver qui est qui mais je pense ne pas être trop loin du compte. Je me retrouve donc avec un curry doux et un curry fort, du raz-el-hanout, du sumac et un mélange d’épices pour cuire le riz. Ces épices sont incroyablement parfumées et les 2 mélanges de curry sont les meilleurs que j’ai eu l’occasion de goûter à ce jour… comme quoi, après réflexion, cette sortie en valait quand même la peine !
Si vous avez de bonnes recettes avec du sumac, je suis preneuse car je n’en ai encore jamais utilisé.

Nous avons ensuite loué une barque en bois et son chauffeur pour faire une croisière sur la rivière et voir la ville d’un peu plus près. Cela nous a remis de bonne humeur pour quelques heures.

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Ce que j’ai le plus apprécié dans cette ville un peu hostile c’est les “lady taxi” : taxis roses conduits par des femmes pour transporter des femmes ou des familles. Ces taxis ne sont pas autorisés à prendre en charge des hommes. Présenté comme cela, c’est un peu étrange mais les voitures sont propres, les conductrices sont sympathiques et surtout, quand on voyage seule, c’est bien agréable. Je ne peux pas compter le nombre de fois où je me suis fait harceler par le chauffeur de taxi lorsque je voyageais seule… “et vous êtes mariée”, “vous restez longtemps?” “que faites-vous demain?” “je connais un bon restaurant…” Avec les lady taxis, rien de tout cela, juste une course relaxe et polie.

24 heures, c’est définitivement trop court mais cela nous a permis de nous reposer un peu avant d’arriver à destination.

Planter de la citronnelle

Comment faire pousser de la citronnelle dans son jardin ?

Rien de plus facile.

Il faut que tu achètes des bâtons de citronnelle au magasin. Essaie de prendre les plus verts que tu trouves.

Nettoie-les et enlève les feuilles sèches. Coupe le haut des feuilles mais ne coupe pas la partie inférieure.

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Plante ces bâtons dans ton jardin de manière à avoir environ 3 cm de la citronnelle dans la terre. Tu peux les planter par groupes de 3, en cercle, en laissant 15 cm d’espace entre les bâtons. La citronnelle aime le soleil et l’eau. Chaque fois que j’en ai planté dans un coin un peu à l’ombre, le résultat a été décevant : plein soleil et arrosage tous les soirs.

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Après quelques jours tu verras des petites pousses vertes qui sortent des bâtons de citronnelle, c’est bon signe 🙂

Après quelques semaines tu obtiendras ça :

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Un superbe buisson mangeable.
La citronnelle se multiplie vite, il faut donc prévoir bien assez d’espace entre les bâtons quand tu la plantes. Pour l’utiliser, coupe à ras de la terre avec un petit couteau. Pas nécessaire d’arracher les bâtons. Les feuilles se jettent, on n’utilise que la tige.

Après un certain temps (8-9 mois), les buissons de citronnelle ne fournissent plus de jolis bâtons car ils sont trop denses. Les bâtons de citronnelle deviennent alors rachitiques et inutilisables. Il suffit d’arracher le buisson, de séparer tous les bâtons, de leur enlever les feuilles et de les replanter avec plus d’espace… et c’est reparti pour un tour.

Pour être sure d’avoir de la citronnelle au jardin en permanence, je plante en différé : j’attends 6 semaines avant de créer un nouveau buisson.

Je ne sais pas comment pousse la citronnelle en Europe, à toi de me le dire ! Ici, tout pousse à vitesse grand V. Voici une photo de la vue depuis ma maison.

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Végétation luxuriante. Dès que mes orchidées seront à nouveau en fleur, je t’enverrai quelques photos.

Mon ennemi numéro 1 :

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Ce sont les chèvres en liberté du voisin, en plus des poulets … par chance, elles ne mangent pas la citronnelle… par contre tout le reste oui !

Nous avons dû acheter des cages en bambou pour protéger nos plants de papayes !

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Street food and food courts

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La Thaïlande, c’est le paradis de la street food. On trouve de la nourriture à tous les coins de rue et à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Pour quelques Euros, on se nourrit facilement. Pour ma part, je ne suis pas une fan de street food. J’aime le principe de pouvoir acheter à manger déjà tout préparé et de rapporter mes petits sachets de nourriture à la maison mais je n’aime pas vraiment m’assoir à une table un peu crados, sur un coin de trottoir, au milieu de la circulation et du bruit pour manger. C’est sans doute une question d’habitude. S’il s’agit juste de se nourrir, pas de soucis. S’il s’agit de manger de bonnes choses, il faut que le lieu soit agréable également.

Généralement, un shop propose une seule spécialité : salade de papaye verte ou alors soupe de nouille. On peut trouver vraiment de tout : brochettes de viande, poissons grillés, salades en tous genres, poulet au riz, pad thai, kanum giin, … La street food, c’est un peu une loterie, comme tous les restaurants d’ailleurs, on peut tomber sur une personne qui cuisine bien ou on peut tomber sur le pire truc possible. Le mieux, c’est de se renseigner auprès de personnes qui habitent sur place … ou d’être prêt à avoir des tas de surprises.

Stand qui vend des “Kanoum Giin”, sur le trottoir en face de Chatuchak Market. Ce sont des petites nouilles blanches au goût particulier sur lesquelles on met du curry. On mange cela avec plein de légumes crus : pousses de soja, haricots verts, basilic frais, …

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La vaisselle est faite sur place, sur le trottoir.

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Je me rappelle qu’à Penang (Malaisie), je suis tombée par hasard sur un petit stand (une roulotte minuscule tirée par un vélo) qui proposait des nouilles chinoises fraîches avec dumpings et du porc rouge,  le soir de 19h à 21h dans la rue de mon hôtel. Ce repas était préparé par 2 petits vieux, dans la 70aine, qui ne payaient pas de mine. Ils installaient tous les soir, sur le trottoir, 3 tables pliantes et quelques tabourets. Ce sont les meilleures nouilles chinoises que j’ai eu l’occasion de manger et les gens venaient des 4 coins de la ville pour en commander. J’en rêve encore !

Les food courts, c’est simplement des endroits où plein de petits stands de nourriture sont regroupés : dans une cour, dans le hall d’un bâtiment ou à un étage d’un supermarché. Il en va de même que pour les stands de street food : la nourriture est préparée en quelques minutes, on peut manger sur place ou emporter à la maison, le prix est très bas. Quant à la qualité… on est généralement déçu mais parfois surpris en bien.

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Photos prises au food court de “Terminal 21”. De loin le meilleur food court dans lequel j’ai mangé. 30 baht pour un riz au poulet super copieux, un poil gras mais très parfumé. Le curry de mon garde du corps a été jugé bon… chose très inhabituelle. Délicieux shake de fruits frais. Endroit propre et calme.

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Ce que je préfère c’est la version un poil plus élaborée de la street food : il s’agit de “restaurants” à l’extérieur qui proposent plein de plats différents, déjà cuisinés.
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Au coin de la rue où j’habite, une dame prépare chaque jour, au feu de bois, une dizaine de plats différents : curries, viande sautée, omelettes, légumes en sauce, soupe, …
Voici ce que j’ai acheté hier pour 70 baht (2 chf). Il reste plus qu’à cuire un peu de riz et le tour est joué.
Si on veut manger sur place, elle nous sert une giga assiette de riz et on paie en fonction du nombre d’accompagnements qu’on souhaite manger : un peu de ça et de ça et aussi celui-ci …

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De retour de Bangkok …

Me voici de retour sur le blog et à la maison. Après le déménagement et un séjour à Bangkok pour obtenir des visas de voyage, ça fait du bien de se poser un peu. Je vais essayer de te préparer une recette par jour durant les 2 semaines à venir, on verra si j’arrive à tenir le rythme !

Pour l’instant, je te livre le récit de mon voyage à Bangkok.
Comme chaque fois, avant de voyager, je me réjouis de ce que je vais découvrir, je commande des cartes et des livres de référence, je passe des heures sur le net pour trouver des bons plans… et comme chaque fois, je n’ai pas assez de temps pour faire tout ce que je veux faire. Cette fois, le but du voyage était d’obtenir un visa et de faire du shopping pour nos vacances : achat de souvenirs à apporter en Europe et achat d’habits corrects pour le voyage. Autant dire qu’en 3 jours et demi, c’est ristret !

Lors de notre séjour précédent, nous avons logé dans un hôtel génial mais assez cher, au pied du sky train de la station d’Asoke, au plein coeur de Bangkok. Cette fois, budget oblige, on a dû revoir à la baisse notre standing et trouver un hôtel bon marché… Déjà rien que là, ça m’a pris 1 semaine de recherches. Soit on est bien placé et ça coûte une bombe, soit c’est un truc avec un lit que rien que sur les photos tu vois que tu vas avoir mal au dos en te levant, soit c’est un dortoir (et à mon âge, c’est hors de question). Finalement, nous avons opté pour un petit hôtel à prix super bas, bien situé. Il est à 2 minutes de marche du sky train, un peu en dehors du centre de Bangkok. L’hôtel n’est pas tout neuf et ça se voit mais tout est très propre, le service est excellent, les chambres sont simples, petites mais correctes. On a même eu une clim qui ne faisait pas de bruit et une douche chaude avec de la pression ! Mais que demande le peuple ? Tout cela pour 990 baht par nuit (30chf).

Pour préparer ton voyage à Bangkok, je te conseille la carte de Nancy Chandlers. Elle est accompagnée d’un petit livre qui t’indique ce que tu peux trouver et où.

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Le premier jour, nous l’avons passé à l’ambassade puis à MBK. MBK est un shopping mall trèèèèèèèèès vaste et bourré de petites échoppes qui vendent de tout à tous les prix. Moi, ça m’a pris la tête grandeur nature : soit tu veux acheter des articles pas cher et tu vas au marché, soit tu cherches de la qualité et tu vas dans un magasin de marque. Ces espèces de boutiques qui vendent de tout et de rien, j’aime pas ça. Y a trop de monde, on marche des kilomètres sans rien trouver, on a mal aux pieds et on devient grognon. Du coup, on se réfugie au food court.

En Asie, tous les shopping malls ont un étage dédié à la nourriture : le food court. Il s’agit une grande cafétéria avec des centaines de tables et de chaises et plein de petits stands de nourriture : soupe de nouilles, riz au poulet, curries en tous genres, riz frit, canard laqué, raviolis vapeur, brochettes, … etc. Généralement la nourriture y est à peu près correcte et très bon marché. Le gros avantage est que tu es servi en 3 minutes, pas besoin d’attendre.

Le food court de MBK est différent de ceux que j’ai vu jusqu’ici : il y a une très grande variété de nourriture et tout a l’air bien frais et bien gouteux. Nous sommes donc à nouveau de bonne humeur… mais pas pour longtemps …
Mon garde du corps revient à table avec des nouilles sautées aux légumes qui sont sans goût et trop cuites, tout cela pour la modique somme de 180 baht (en sachant que le prix normal pour un tel plat varie entre 60 baht et 90 baht) et je ne m’en sors pas mieux : j’ai eu l’idée saugrenue d’aller me servir au rayon grec. Les falafels semblaient appétissants, ils avaient en fait de falafels que le nom.
Résultat des courses, nous rentrons à l’hôtel fatigués, frustrés et ruinés. MBK est définitivement rayé de la carte pour nos prochaines visites à Bangkok.

Notre deuxième journée, nous la prévoyons à Chatuchak Market : le plus grand marché au monde.
Autant te le dire direct :
– un jour ne suffit pas,
– il faut y aller seule ou entre filles, (pas besoin de te faire un dessin)
– prévois un gros sac à dos ou un caddie pour tes achats et mets ta meilleure paire de baskets au pieds.
Peux-tu imaginer cela ? 15’000 stands, 1 hectare de shopping à prix dérisoire. En moyenne 200’000 visiteurs par jour !
Ici on trouve absolument tout. C’est un peu le paradis sur terre avec 10’000 fois trop de monde.
Il y a beaucoup de stands qui vendent des habits moches et des trucs kitch mais il y a aussi des petites boutiques qui vendent de l’artisanat et des produits originaux. On a trouvé de la céramique Céladon superbe, des pantalons d’Indiana Jones d’excellente qualité, des beaux objets en bois, des T-shirts au design intéressant (pas ceux que l’on trouve sur tous les marchés).
La partie dédiée aux habits asiatiques pour dames vaut la visite… de ta vie entière, tu n’as jamais vu pareils trucs à se mettre sur le dos : les couleurs sont atroces, il y a des froufrous et des noeuds partout… et les tailles sont un peu comme celle des habits des poupées qu’on avait étant petites. C’est un petit voyage aux frontières du réel.

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Par chance, le jour de notre visite, il faisait un temps couvert et on a même eu de la pluie. J’ose pas imaginer ce que ça donne de baigner au milieu de cette foule sous un soleil de plomb.

En suivant les conseils de Claire, nous prenons notre repas au food court du marché frais qui se situe tout près de Chatuchak : Or Tor Kor. C’est un superbe marché, bien propre et tout y fait envie.
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Je craque pour un “Kaow Moo Daeng” riz au porc rouge. C’est un des repas qu’on trouve un peu partout dans les food courts en Thaïlande. Celui-ci est plutôt bon, les portions sont bien copieuses, tout cela pour 50 baht : 1,50chf.

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Mon garde du corps aime le curry ou le curry, il a donc choisi un curry. Comme la nourriture dans le sud de la Thailande est bien plus épicée qu’ici, il n’est pas très enthousiaste.

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La dame qui nous apporte les boissons profite de ce que je suis seule à table pour venir m’arnaquer, elle veut me vendre le thé froid 20 baht… alors qu’il en coûte 10 !! Mais elle est assez mal tombée et elle le réalise au moment où je m’énerve en Thaï. C’est arrivé plusieurs fois au marché, comme je suis Européenne, le prix est plus élevé. En soi, ce n’est pas un gros problème car 10 baht, c’est rien du tout mais je suis une personne de principe et je n’apprécie pas que le prix varie en fonction de ma couleur de peau.

J’aurais adoré avoir le temps de retourner au marché pour dénicher des petits objets de déco pour la maison et de quoi faire des bricos… donc cela c’est définitivement un must pour le prochain voyage.
A noter que le marché n’a lieu que le week-end.
Nous rentrons à l’hôtel épuisés, bien chargés mais contents. Enfin, surtout moi !

Dimanche, nous décidons de nous la couler douce et de partir à la recherche d’une valise ou d’un sac de voyage. (J’ai bien essayé de proposer de retourner au marché… il n’y a pas eu d’écho). Il nous faudra au moins cela pour transporter tout ce qu’on a acheté. Je te la fait courte : Bangkok, c’est pas l’endroit pour acheter une valise : tu as soit un truc de marque plus cher qu’en Europe, soit une valise qui ne coute rien mais qui n’arrivera pas en une pièce à destination. Si tu viens à Bangkok pour faire du shopping, prévois de prendre assez de bagages vides avec toi. En fin d’après-midi, nous avons rendez-vous avec des amis qui habitent Bangkok. Ils nous ont préparé un délicieux repas brésilien dont je posterai la recette sous peu.

Lundi, dernier jour, nous nous rendons à Terminal 21. Le shopping mall à la mode de Bangkok, dernier construit en date, il est effectivement bien différent de tout ce que j’ai vu jusqu’ici.
En fait, j’adore cet endroit. Il est conçu sur le même modèle qu’un aéroport et il propose une destination par étage.
Les boutiques sont organisées par étage : un étage habits femme, un pour les habits hommes, un autre étage pour les cadeaux et souvenirs, etc.
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En entrant, on a l’impression que les boutiques proposées seront les mêmes que dans tous les autres malls et que les prix y seront exorbitants, eh bien que néni. A chaque étage on trouve des boutiques de grandes marques aux prix élevés mais on trouve également des boutiques de petits créateurs ou d’articles à bas prix. J’ai dégotté des chouettes T-sirts pour 150 baht (5chf). L’étage des boutiques cadeaux, décor et souvenir est super original. Il y a des découvertes à faire.
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Les décorations du centre lui-même sont originales et modernes. Tout y est fun et class, jusqu’au toilettes.

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Mon conseil est de commencer par le sous-sol, d’y caser son garde du corps dans un fauteuil avec un café et l’iPad (penser à charger la batterie le soir d’avant), de se donner rendez-vous dans 2 heures et de partir en trottinant.
Nous nous sommes bien régalés au food court du 5ème étage qui est de loin le meilleur de tous ceux que j’ai visités en Asie.

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Lundi soir, nous étions dans le bus : retour à la maison.
Cela fait longtemps que je n’avais pas voyagé en bus et je dois dire que maintenant, je me rappelle pour quelle raison. Dorénavant, je prévoirai mes dates de voyage bien à l’avance et je me déplacerai en avion.

Pousses de feuilles de courge

On peut préparer les pousses de feuilles de courge comme des épinards. On les fait sauter à la poelle ou on les ajoute dans un curry. Je pense qu’en quiche ça doit être assez top aussi.

Il faut couper uniquement les jeunes feuilles et les tiges qui les relient. Si la feuille fait plus de 7-8cm, elle est trop coriace.

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Bon, d’accord, ma photo est moche et en plus, me diras-tu “c’est même pas une plante de courge”…
Je m’incline, j’ai triché mais c’est juste pour te montrer le truc en visuel car je peine un peu à expliquer.

Les tiges et le dessous des feuilles sont recouverts de poils, tu peux soit les gratter avec le plat de la lame d’un couteau sous l’eau courante, soit les frotter entre tes mains toujours sous l’eau courante.
Je dois dire que je le fais un peu à la va-vite car une fois cuits, ces poils ne dérangent pas vraiment (ceux de la courge, on s’entend).

Tu  effeuilles et tu coupes les tiges en tronçons de 5 cm de long. Tu peux ensuite les cuire comme bon te semble.

Promenade en tongs dans la gadoue …

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Pas de recette postée ces derniers jours car j’ai passé de mon île au continent : vacances dans ma résidence secondaire. En échange, je vais te faire faire une petite ballade.
Hier, pour mon anni, j’ai eu droit à une journée surprise. Je savais qu’on sortirait mais je ne savais ni à quelle heure ni où. En Thaïlande, personne ne marche : on se déplace à moto ou en voiture mais pas à pieds. Partant du principe que je ne bougerai pas de la voiture avec la clim, j’ai enfilé un pantalon de toile fine, tout neuf, beige et j’ai mis mon plus beau T-shirt. Comme je vis sur une île, j’ai 0 paire de chaussures et une unique paire de tongs.
A 10 heures, départ… pour ? “I don’t know, you will see”

Eh ben pour voir, j’ai bien vu !
50 minutes de voiture plus tard, on s’arrête en altitude, au pied d’une gigantissime montagne, pour aller visiter les grottes de Phu Pha Pet. Fantastique, je suis super excitée de finalement voir ces fameuses grottes qui sont, selon les experts, les plus grandes et les plus impressionnantes de Thaïlande.
Il faut tout de même rappeler que nous sommes actuellement en saison des pluies : nous avons droit à des grosses averses presque tous les soir. La journée est très souvent ensoleillée mais le taux d’humidité dans l’air est démentiel et le sol détrempé.
Ca tombe bien, non ? je suis en tongs !

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Poisson, un peu, beaucoup, passionnément ?

En Suisse, je mangeais beaucoup de poisson. Le poisson, c’est bon et c’est facile à cuisiner.

A part quelques rares et fantastiques tartare de thon (shame on me!!), je cuisinais principalement des poissons du lac achetés directement chez le pêcheur. Je n’étais donc pas consciente des problèmes de surpêche et de danger d’extinction d’une grande quantité d’espèces de poissons.
Les populations de poissons dans le lac suisses sont surveillées de près, il y a des saisons de pêche pour assurer des périodes tranquilles aux poissons lors de la saison de reproduction, il y a aussi des quotas pour les pêcheurs. Manger du poisson du lac a un impact écologique assez faible.

Maintenant que j’habite dans une région de pêcheur en Thailande et que, de par mon métier, je suis sous l’eau tous les jours, je réalise à quel point les cris des associations de protection de la nature sont justifiés.

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7 ans passés à plonger sur les mêmes récifs ont suffit pour que je voie un changement alarmant de la faune sous-marine : plus de requins, de très rares tortues. Les langoustes ont disparu alors qu’elles existaient en nombre il y a de cela 6 ans. On ne voit plus de gros mérou, plus de poissons de récif de plus de 40cm de long… Bref, la liste est longue.

A quoi cela est-il dû, me diras-tu ? Read more

Pâte de crevettes et sauce de poisson

La sauce de poissons et la pâte de crevettes ont 2 points communs :
1. ce sont tous les 2 des condiments indispensables de la cuisine thaï,
2. dès que tu soulèves le bouchon, ta première réaction c’est : «beark, ça pue la mort ce truc!»
Alors oui, ça pue un peu… même beaucoup on peut dire… mais il faut garder en mémoire qu’on ne mange pas cela seul. Il s’agit uniquement de donner un peu de parfum à ce que tu prépares et, une fois mixé à un curry ou à une sauce à salade, cela devient particulièrement intéressant.

En Thailande, on trouve un nombre incroyable de marques qui fabriquent l’un ou l’autre. En Europe, j’imagine que le choix est limité. Il existe aussi des sauces de calmars (au lieu du poisson), la bouteille a un bouchon vert vif et il y a même une sorte de calmar dessiné sur l’étiquette. Le goût est un peu plus prononcé et j’aime moins le résultat final. Si tu n’es pas habitué au goût de la sauce de poissons, évite d’acheter celle à base de calmars. La sauce de poissons s’utilise en petites quantités, choisis la plus petite bouteille que tu trouves, cela sera amplement suffisant pour cuisiner thaï durant quelques semaines. Une fois ouverte, cela se conserve trèèèèèèèèèèèès longtemps, donc tu n’as pas de soucis à te faire de ce côté là.

Je n’ai découvert les joie de la pâte de crevettes que récemment, l’odeur m’a souvent dissuadé d’en utiliser. Il faut dire qu’il y a une différence de qualité très grande entre une marque et l’autre. Dans la région où j’habite, elle est fabriquée de manière artisanale et elle fait partie intégrante de la nourriture quotidienne. Je me procure donc de la pâte de crevettes 100% naturelle, sans additifs, elle a un réel goût, elle est nettement moins salée que celles du commerce et sa consistence est un peu ganuleuse. J’aime tellement ça que j’en ajoute même dans les sauces à salade pour salade de mangue verte ou pour salade de concombres thaï.
Je suis désolée de présenter les choses ainsi et de te dire que la pâte de crevettes que tu peux trouver en Europe, c’est pas celle qui est bonne… mais n’oublie pas que toi tu peux manger du saucisson sec ou du vacherin Mont-d’or quand bon te sembles alors que je n’ai que le droit d’en rêver…

Mais revenons à nos moutons : tu peux cliquer l’image ci-dessous pour l’agrandir…

sauce de poisson

Pliage de serviettes

Nah, c’est la dame qui s’occupe de tout, sur mon lieu de travail.
Quand je dis qu’elle s’occupe de tout, c’est vraiment dans tous les sens du terme.
Nah est une petite dame pleine d’énergie qui doit sans doute avoir du sang extra-terrestre car elle ne pense qu’à une chose : travailler. Et je te jure que quelqu’un comme ça, sur une île où il fait à peu près 600 degrés à l’ombre en pleine journée, ça n’existe normalement pas.
Tout cela pour dire que nous avons une chance incroyable de l’avoir et que nous l’adorons… même quand elle s’occupe de tout !

Nah n’a jamais vraiment été à l’école car elle a commencé à travailler à 9 ans pour pouvoir avoir de quoi acheter à manger. Elle ne sait ni lire ni écrire mais elle a travaillé de nombreuses années à Phuket : pour des expats, pour des restaurants italiens ou pour des hôtels 5 étoiles. Elle nous cuisine donc des carpaccios, des pizzas et elle décore tout ce qu’elle peut. Je posterai de temps à autres des photos de ses oeuvres car elle arrive à sculpter des fuite, faire des arrangements de fleurs magnifiques et plier des serviettes, sans jamais avoir pris de cours.

Dès qu’elle a commencé à travailler avec nous, j’ai repéré qu’elle avait envie de changer un peu le style des chambres (simples) de l’hôtel. Je l’ai donc laissée faire et voici ce que j’ai trouvé sur les lits …

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C’est très classique, me diras-tu… oui, mais j’ai trouvé cela très beau.
Nous avons donc eu droit, durant une année, à des cygnes et des éléphants. Un jour d’illumination, je me suis dit que ce serait quand même bien qu’on puisse avoir quelques animaux marins sur nos lits.
Après une recherche intense sur le net, j’ai imprimé un dossier d’idées, sans marche à suivre, juste des photos de pliages terminés. J’ai donné ce dossier à Nah qui n’en croyait pas ses yeux.
Apparemment, elle n’a pas fermé l’oeil de la nuit car le lendemain, elle est arrivée avec plein d’accessoires et m’a demandé de lui imprimer des yeux pour ses nouvelles créatures.
Elle avait des idées ! Read more

Curcuma, Gingembre et Galanga, keskecé?

Voici une petite présentation des différents bulbes dont tu auras besoin pour cuisiner thaï.

Pour les préparer, il n’est pas nécessaire d’enlever la peau. Tu peux juste gratter la surface à nettoyer avec le plat de la lame d’un couteau ou avec une cuillère, s’il reste un peu de peau, ce n’est pas dérangeant.

Le curcuma laisse beaucoup de traces de couleur dans la cuisine, sur les éléments en plastic, sur tes mains et tes habits, attention lorsque tu le coupes… Le gingembre est le seul des 3 qui est délicieux cru comme cuit. Le galanga et le curcuma sont bien meilleurs une fois cuits.

Clique sur l’image pour avoir une vision plein écran.

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Mon premier blog… quelle idée !! ??

Lorsque j’ai quitté la Suisse, j’ai maintenu un site web contant mes aventures et mes réactions face à des cultures différentes de la mienne. Après quelques années de voyage, je me suis installée sur une petite île pour ne plus en bouger durant 5 ans. Comme les découvertes et les surprises se sont faites plus rares, j’ai laissé tombé ce site web.
Pour être complètement honnête, je dois dire que je n’ai eu ni le temps, ni l’énergie ces dernières années pour poster régulièrement. J’ai été tellement absorbée par mon travail … eh oui… même sur une île de rêve, ça arrive… que je n’ai même pas vraiment répondu aux emails de mes amis ou de ma famille. Mea culpa, je vous présente à tous mes excuses… ne croyez pas que je vous ai oubliés pour autant.
Il se trouve que je viens de quitter mon île et que je me retrouve, une fois de plus, sans rien, sans repères, et sans chez moi…. mais avec UN TEMPS FOU à disposition, des journées entières à ne rien faire, et un cerveau plein de projets et d’idées !

Donc voilà, je vais tenter de te faire partager mon quotidien à travers ma vision de ce pays un peu fou, très désorganisé, complètement torride et toujours bourré d’imprévus ! Une chose est certaine, je vais t’inonder de recettes délicieuses, de photos qui vont te mettre l’eau à la bouche et de petites histoires qui te feront rêver à un ciel plus chaud.

Il va juste falloir être tolérent quand à mon niveau de Français… je rédige avec de plus en plus d’erreurs… et je n’ai plus de correcteur automatique français car tous mes programmes sont maintenant en Anglais. Si toutefois certaines erreurs… qui ne sont sans doute que des fautes de frappe… te font mal aux cheveux, n’hésite pas à me blogger un message.

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