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Fantastique restaurant à Bangkok et Chatuchak market

Je suis en cours de rédaction d’une super recette mais j’ai tout arrêté pour te faire un petit compte rendu de mon week-end à Bangkok parce que j’en suis encore toute émoustillée.

J’ai eu la visite de ma cousine durant 1 semaine et nous avons décidé d’aller ensemble à Bangkok pour faire des folies au marché du week-end, à Chatuchak.

Nous avons donc réservé un hôtel le plus près possible du marché. Nous en avons dégotté un tout neuf (Baan Tanwa) , super propre et pas cher. Toutes les chambres “deluxe” sont des suites, on a donc eu droit à 2 chambres séparées et 2 salles-de-bain pour le prix d’une chambre. L’hôtel lui-même est dans un quartier ultra calme et à 5 minutes de marche de la station de MRT qui t’amène au centre de Bangkok. Je pense qu’on aurait pas pu faire mieux : simple mais nickel.

Bon, le voyage n’a pas très bien commencé parce qu’on avait réservé un taxi pour aller à l’aéroport d’Hat Yai et il est venu nous chercher avec plus de 30 minutes de retard. Une fois à l’aéroport, assises dans l’avion, prêtes à décoller, nous avons eu droit à un message du pilote qui disait : ” suite à un accident survenu en bout de piste, nous ne sommes pas autorisés à décoller, nous vous demandons donc de retourner dans la salle d’attente de l’aéroport”.
Les hôtesses nous ont ensuite dit qu’il y avait eu un crash d’avion et qu’il y aurait une attente d’au minimum 2 heures. Tous les avions de l’aéroport étant bloqués au sol pour une durée indéterminée, il y avait bien trop de monde à la porte d’embarquement. Nous, on se posait plein de questions pour savoir s’il y avait des blessés, de quelle compagnie d’aviation il s’agissait, si c’était un attentat ou non (vu ce qui se passe dans le monde… on peut imaginer plein de choses…) et on a bien évidemment reçu aucune nouvelle. On a essayé de chercher sur internet mais les nouvelles en Anglais n’étaient pas encore postées. Du coup, on était dans le flou …
Après 2 heures d’attente, on a soudain été appelées pour le nouveau check-in qui a été expédié en 2 temps 3 mouvements et avant de pouvoir dire ouf, on s’est retrouvé dans les airs. Ce n’est qu’une fois arrivées à l’hôtel à Bangkok que nous avons compris qu’il s’agissait d’un accident d’un jet militaire durant une journée de démonstration ouverte au public. Le jet s’étant crashé pas loin de la piste, les avions commerciaux ont été maintenus au sol pour des raisons de sécurité. Ca aurait été quand même assez sympa de nous informer de la situation !

Une fois arrivées à Bangkok, j’ai été surprise en bien par le nouveau système de taxi de l’aéroport de Don Muang. Il y a quelques années de cela, c’était la jungle. Tu te faisais arnaquer chaque fois que tu mettais un pied dans un taxi. Maintenant, tu fais la queue dans un local climatisé, tu donnes ta destination à une gentille dame qui la transmet au chauffeur de taxi. C’est clairement indiqué que la course coûte le prix au compteur du taxi + 50 baht de taxes pour l’aéroport. Clair, net et sans arnaque. Si tu veux aller plus vite et prendre la voie rapide, tu paies le montant des paiages en plus. (Attention, ne prends surtout pas un taxi proposé par les nombreuses agences de l’aéroport, ça, c’est la grosse arnaque. Il faut simplement suivre les panneaux qui indiquent “TAXI”).

Nous avons foncé au marché de Chatuchak, avec 3 bonnes heures de retard sur notre planning. Il s’agit d’un des plus grands marchés au monde. Beaucoup, beaucoup de gens, beaucoup, beaucoup de bruit, très très chaud, l’endroit est tout sauf agréable. Mais quand on aime le shopping, tous ces désagréments n’ont aucune espèce d’importance. Nous étions bien contentes d’êtres entre filles et d’avoir laissé nos hommes à la maison… pas de gémissements, pas de grognements, pas de regards méchants … mais en même temps, personne pour porter nos sacs, tant pis !
A Chatuchak, tu trouves des écharpes en soie à 3 euros, des très jolis bijoux en argent à moins de 10 euros, de la céramique céladon à très bas prix, des petits cadeaux pour les amis à moins d’un euro et des tones d’habits en tous genre pour 3 fois rien. Moi, j’ai jeté mon dévolu sur de la soie thaïe au mètre. Sac à main, chaussures, savons, objets de déco, animaux domestiques… tu peux acheter de tout et de rien. (Bon, pour ma part, je boycotte la section des animaux qui me fend le coeur et qui regroupe une grande quantité d’animaux en voie de disparition donc interdits à la vente. J’espère voir disparaître cette portion ridicule du marché… mais j’imagine que ce n’est pas prêt d’arriver).
Chatuchak Weekend Market est gigantesque, la première fois que tu y vas, tu te fais avoir et tu te ballades à travers les stands, tu te perds, tu en as marre et tu rêves de ressortir de cet endroit de malades. Les fois suivantes, tu te prépares moralement et tu t’organises. D’abord, tu décides ce que tu penses vouloir acheter. Pour nous c’était clair : des épices issus de cultures bios, de la soie et des bijoux. Une fois que tu as des buts, tu regardes la carte du marché tranquille à la maison et tu prends en note les numéros de sections qui t’intéressent. Malgré l’impression de fouillis, le marché est organisé autour de section et de rues numérotées et les vendeurs sont regroupés dans une même section en fonction de ce qu’ils vendent.  Une fois que tu as compris le système, c’est plutôt facile de s’orienter et de trouver ce que tu cherches.

A Chatuchak, il y a R.T.S. Spice, un super petit shop de condiments et épices. Les produits sont vraiment bien emballés, parfaits pour voyager et sont issus de cultures bios. La confiture de piments (Nahm Prik Pao) qu’ils vendent est de loin la meilleure que j’aie goûté. C’est celle que j’ai toujours dans on frigo. Ils sont situés à la 4ème rue de la section 25 du marché (sect 25, soi 4).

Pour notre repas du soir, on avait décidé de se faire un bon restaurant. Lors de mon dernier voyage à Bangkok, j’avais découvert “Thai Leaf Bistro” et j’avais bien envie d’y retourner tellement c’était bon mais notre hôtel était vraiment très loin et traverser Sukhumvit aux heures de pointes un samedi soir, c’est une chose à éviter. Du coup, on a réservé une table un peu plus près. Nous avons choisi PASTE. C’est un restaurant luxueux de cuisine thaïe moderne situé dans un centre commercial huppé. Très facile à trouver, il se situe au 3ème étage de Geysorn Mall, juste en face du gigantesque Central World, à 2 minutes de marche de la station de BTS “Chitlom”. Alors je t’avertis tout de suite, c’est pas un restaurant où tu vas manger tous les jours :  les tarifs sont élevés. Par contre c’est un restaurant où tu aurais bien envie de manger tous les jours car la nourriture est soignée et délicieuse.
Le restaurant est très beau. On s’assied sur des banquettes confortables avec de hauts dossiers qui nous séparent des autres tables. L’atmosphère est feutrée et relaxante. Si tu réserves, demande une table avec vue : la vue sur une des rues les plus animées de Bangkok est intéressante. Lorsque tu sors le soir en Thaïlande, n’oublie pas de prendre avec toi une petite laine. Pas parce qu’il fait froid mais parce que la plupart des restaurants sont climatisés et que la clim est réglée sur 18°C… du coup, il fait frisquet à l’intérieur !

A Paste, on retrouve tout à fait la tradition culinaire thaïe, les ingrédients et les goûts sont tous au rendez-vous. La table est dressée avec cuillère et fourchette, ni baguettes, ni couteaux. Les plats sont posés au centre de la table et chacun se sert de ce qui lui fait plaisir, comme pour tout repas thaï, rien n’est servi sur assiette.
Le service est ultra attentif et très professionnel.
Nous avons choisi le menu proposé. Lorsqu’on est 2, il y a un seul menu offert. Pour des groupes de 4 ou plus, il y a plusieurs menus à choix. Le menu était 2200 baht par personne. Les prix sont affichés sans le service (10%) ni les taxes (7%). C’est bien de réaliser cela avant de commander car il y a une surcharge de 17% sur le prix affiché, c’est souvent le cas en Thaïlande.
Le menu explique l’origine de chacun des plats servis et la source d’inspiration des chefs.

On nous a tout d’abord apporté un verre avec un petit jus de coing du Bengale et de sureau ainsi qu’un amuse-bouche au crabe et raifort.

Première entrée : pastèque, saumon effiloché, échalotes croustillantes, poudre de galanga rôti et caviar.


Bon, ben on est bien d’accord que les oeufs de saumon ne sont en aucun cas du caviar et que je n’ai pas trouvé trace de caviar dans mon assiette mais cela n’empêche que c’était aussi succulent que ça en a l’air.
La pastèque était imbibée d’un jus un peu pimenté apportant une très légère touche piquante. Le saumon effiloché était croustillant et parfumé. Entrée fraîche et gouteuse, on était sous le charme.

Seconde entrée : Canard rôti, noix de muscade, pâte de curry et coriandre servis sur crackers de riz.

Ces petites choses n’ont l’air de rien et leur énoncé n’incite pas à la rêverie mais c’était fantasmagorique. D’un commun accord, nous avons décrété que ces bouchées au canard étaient un des plats les plus intéressants que nous avons goûté au cours de ces dernières années. D’ailleurs, je suis retournée au restaurant le lendemain à midi pour les re-goûter. Elles étaient toujours aussi délicieuses et j’ai pris en note tous les ingrédients que j’ai réussi à identifier pour pouvoir tenter de reproduire cela à la maison. (quoi, folle, moi ? non, pourquoi ? )

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2 semaines à Bangkok

En avril dernier, j’ai passé 2 semaines à Bangkok. Ces 2 semaines ont été bien chargées mais j’ai tout de même eu l’occasion de pouvoir tester quelques restaurants intéressants.

Le premier de la liste est un vrai coup de coeur. Nous l’avons découvert par chance, il se trouvait juste au coin de la rue, tard le soir, alors qu’on avait vraiment faim. On était prêt à entrer dans le premier restaurant venu et c’est ce qu’on a fait.
LEAF THAI BISTRO est un petit restaurant moderne et chaleureux. Nous avons été accueillis par le patron, le service était très attentif et de bon conseil. Nous avons demandé des plats pas trop pimentés et, chose impressionnante, ils étaient effectivement pas trop pimentés. La carte est simple, la nourriture est soignée et fraîche. C’est un des meilleurs repas que j’ai eu en Thaïlande … et j’en ai eu beaucoup !
Le repas bien copieux, pour 3 personnes, sans alcool mais avec jus de fruits frais nous a coûté au total 2700 baht : 70 euros (pas par personne ! 70 euros pour 3 …)
Nous avons commencé par un assortiment de bouchées thaïes : (les photos sont celles que j’ai empruntées à la page Facebook du restaurant, ce ne sont pas les misérables photos que j’ai essayé de faire avec mon vieux téléphone pourri…)

– samosas, rouleaux de printemps, nouilles croustillantes : tous très bon sans pour autant être exceptionnels.
Les nouilles croustillantes (mee krob) étaient un poil trop sucrées à mon goût et assez difficiles à manger car elles nous ont été servies sous forme de gros prisme (qui donne une certaine allure au plat mais ne facilite pas la dégustation) qu’il a fallu attaquer à coups de fourchette pour pouvoir en casser des morceaux.

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Puis nous avons opté pour le poulet frit aux herbes thaïes : des poulets frits, je peux te dire que j’en ai mangé des centaines vu que c’est une des spécialités de la région où j’habite et qu’on en trouve littéralement à tous les coins de rue … mais là, chapeau bas, il était incontestablement croustillant, parfumé juteux … au final, dans le haut du panier des poulets frits de ma vie. On s’en est léché les doigts et les babines.

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Généralement, j’évite de manger du saumon en Thaïlande … je ne comprends pas pour quelle raison on sert ce genre de poisson dans un pays qui vit de la pêche locale mais la carte était assez restreinte et n’offrait pas d’autre type de poisson. De plus, beaucoup des mets proposés sont à base de curry très pimenté et nous ne souhaitions pas un repas piquant, cela a limité le choix. On a finalement, après hésitations, commandé le saumon au curry rouge. Parfaitement cuit, servi avec un curry rouge super crémeux, c’était un délice.

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et le clou du repas : la salade de liserons d’eau. Ca n’a pas l’air, comme ça, juste en regardant la photo mais cette salade, c’est de la bombe ! La sauce servie avec les feuilles croustillantes était un régal (à en lécher le fond de l’assiette). Lors de mon prochain voyage à Bangkok, j’y retournerai spécialement pour cette salade!

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Comme dessert, bien que je me méfie toujours des desserts thaïs, on a commandé une mousse de mangue ainsi qu’un dessert de châtaignes d’eau au sirop de coco, servi avec de la glace coco maison.
On a fini par se battre pour le verre de mousse de mangue servie avec de la mangue fraîche, et du riz gluant à la noix de coco (mhhhhhhhhhhhh), on a nivelé le petit bol de glace coco maison et on a un peu délaissé les boules de couleur de châtaigne d’eau qui, au final, n’avaient pas grand intérêt gustatif …

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Pas loin de notre hôtel, il y avait également un petit restaurant vietnamien super chou: SAIGON RECIPE. Je ne suis pas une grande spécialiste de la cuisine vietnamienne donc je ne sais pas si c’était vraiment authentique ou adapté pour des palais thaïs mais j’y ai mangé à 2 reprises et je me suis régalée.
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Koh Ngai, petite île paradisiaque

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Aujourd’hui je te présente Koh Ngai. Il s’agit d’une toute petite île du sud-ouest de la Thaïlande. Elle se trouve dans la région de Trang, pas loin de Koh Kradan et Koh Mook.
On peut rejoindre Koh Ngai par bateau depuis Koh Lanta ou Koh Lipe ou tout simplement depuis le continent au départ de Pak Maeng Pier (Trang).
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Il s’agit d’une île étroite et longue. Elle est très peu développée car toute sa côte ouest est bordée de falaises. La plus grande partie de Koh Ngai est recouverte de jungle. La côte est, elle, offre une superbe plage de sable fin le long de laquelle se trouvent les différents hôtels de l’île.
L’eau est crystaline, bleu turquoise, chaude mais très peu de récifs coralliens entourent Koh Ngai. Il n’est donc pas très intéressant de faire du snorkeling depuis la plage.
Par contre, c’est l’endroit idéal pour des vacances lecture sur la plage et apéro au couché du soleil.

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Au niveau du logement, on trouve de tout : il y a un camping ou des bungalows basiques en bambou pour des vacances pas chères, on trouve des hôtels à prix modéré et aussi des hôtels haut de gamme.
Au total, une quinzaine de logements différents.
Chaque resort a un restaurant en bord de plage, la nourriture est chère (pour la Thaïlande) mais de bonne qualité.
Il y a aussi 3 centres de plongée sur l’île: 2 centres locaux qui m’ont fait une impression très mitigée et un centre Allemand qui a été lamentable. Du coup, mieux vaut éviter la plongée à Koh Ngai, pour cela Koh Lipe ou Koh Lanta sont bien mieux.

Des tours de snorkeling sont organisés tous les jours : tours des 2 îles ou tours des 4 îles, à choix.
Le tour des 2 îles t’amène faire du snorkeling vers les 2 petites îles proches de Koh Ngai : Koh Ha et Koh Chueak. Les îles en elles-même sont bien jolies mais, sincèrement les récifs coralliens laissent à désirer. Si tu n’a jamais eu l’occasion de nager avec un masque dans les eaux tropicales, tu auras du plaisir à prendre part à cette journée. Mais si tu as déjà admiré des récifs colorés et vivants, c’est une déception garantie qui t’attend.
Le tour des 4 îles t’emmène aux mêmes 2 îles avec en prime une visite à Koh Kradan et une étape à la “emmerald cave”. C’est le tour que nous avons pris et malgré la foule, on a vraiment été impressioné par la visite de la grotte.
Du coup, si je devais retourner à Koh Ngai, je louerais un bateau privé, juste pour aller visiter la grotte, sans les 3 autres destinations.
Il s’agit en fait d’un puits dans la montagne, avec un lac et une plage au fond du puits. On y vient par la mer, en nageant dans un tunnel naturel accessible à marée basse.

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Emmerald Cave,  vue du ciel. Photo prise par un drone qui n’est pas le mien 😀

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Entrée du tunnel, à marée haute
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On nage quelques minutes sous les stalactites et on débouche …
kohngaisur une plage, dans un puits de lumière !

Nous sommes restés 3 jours et avons logé au Fantasy Resort. Bon hôtel avec un service efficace, nous avions des chambres spacieuses et confortables.

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La plage de l’hôtel est équipée de transats et de parasols, il y a une chouette piscine qui s’avère utile à marée basse. La mer étant peu profonde aux alentours de l’île, elle se retire loin, très loin à marée basse laissant juste de quoi se tremper les pieds.
Le restaurant de l’hôtel offre une vue imprenable sur la mer, terrasse couverte la journée et terrasse extérieure le soir, tout est bien prévu.
Le petit bistrot juste à côté de Fantasy Resort est le restaurant du camping. Nous y avons mangé des crevettes géantes grillées et une salade de papaye verte, on s’est régalé.
Un peu plus loin sur la plage, nous avons testé le barbecue à Mayalay restaurant et nous avons trouvé cela tellement bon que nous y avons mangé le soir suivant également. La nourriture thaïe est correcte mais le barbecue de poisson était exceptionnel… J’en rêve encore.
Tous les restaurants servent de bons cocktails et des jus de fruit frais.

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Il est possible de se balader le long de la plage et il y a aussi un sentier dans la jungle qui grimpe et descend et re-grimpe et redescend pour aller jusqu’à Paradise Beach. Beaucoup de sueur pour pas grand chose car la longue plage de sable fin au bord de laquelle les hôtels se trouvent est de loin la plus belle. Petit conseil, si tu veux te rendre à Paradise Beach, loue un bateau au lieu de crapahuter dans la jungle.

En résumé: magnifique petite île pour quelques jours de vacances sur la plage.

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Transferts :
Depuis Pak Maeng Pier :
– speedboat organisé par l’hôtel tous les jours à midi. 20 minutes de trajet. Prix 350 baht par personne.
– Il y a aussi des bateaux un peu plus lents qui coutent moins cher, il faut compte 1h de trajet.
Depuis Koh Lipe ou Koh Lanta :
– bundhaya speedboat (), 1 bateau par jour
– tiger line ferry (), 1 bateau par jour

Hotels :
– Fantasy Reort : hotel de catégorie supérieure. Chambres entre 2200 baht et 10’000 baht par nuit. Les chambres “Deluxe hillside” étaient vraiment bien pour 2800 baht/nuit.
– Mayalay Resort : petits bungalows en bambou, catégorie moyenne.
Chambres entre 2000 et 5000 baht par nuit

Encornets vapeur au citron, à l’ail et au piment

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Cela fait déjà un moment que je souhaitais écrire un billet sur la vie en Thaïlande. Il y a tellement à dire et tant d’histoires à raconter que je ne savais pas trop par où commencer. Et puis voilà, ces 2 derniers mois ont été une sorte d’apothéose qui résume parfaitement ce qui se passe dans ce pays, je me décide donc à t’en donner un aperçu.
Je n’ai pas vraiment cuisiné ces dernières semaines, je n’en ai eu ni le temps ni l’énergie mais tout rentre dans l’ordre et si la vie se retransforme en un long fleuve tranquille, je pourrai, à nouveau, poster des recettes à un rythme plus soutenu.

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La Thaïlande est un pays magnifique, c’est agréable et safe pour les vacances. Les touristes sont souvent sous le charme car les gens sont serviables et souriants, la nourriture est bonne, le soleil donne … et tout et tout … mais lorsqu’on y habite et qu’on y travaille, tu t’en doutes bien, c’est une autre histoire.

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Actuellement, je suis engagée en tant qu’enseignante d’Anglais (conversation) dans un lycée du sud de la Thaïlande. Je travaille pour le gouvernement de la province pour un projet qui vise à élever le niveau d’Anglais des élèves du sud de la Thaïlande en vue de l’ouverture des frontières en Asie (sur une échelle de 0 à 10, leur niveau actuel se situe aux alentours de -25). Dans le cadre de ce projet, le gouvernement a engagé 40 enseignants étrangers. Comme personne ne veut se prendre la tête à gérer un groupe d’étrangers, ce même gouvernement a engagé un intermédiaire. Le gouvernement a un contrat avec une agence qui, à son tour, a un contrat avec moi. L’agence paie mon salaire et s’occupe de tout l’administratif me concernant. Ils me fournissent un permis de travail et tous les document nécessaires à l’obtention de mon visa qui est valable une année et que je dois normalement renouveler avant le 20 Avril. Jusque là, rien de bien étrange, me diras-tu …

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Oui mais voilà, en tant qu’étranger, on doit aller pointer au bureau local d’immigration tous les 3 mois ( … va savoir pourquoi …)
Début Février, donc, je me rends avec Nan au bureau d’immigration pour mon pointage trimensuel. L’officier commence à discuter avec Nan et je comprends qu’il y a un problème. Je vois Nan se décomposer mais personne ne se donne la peine de traduire quoi que ce soit pour moi (c’est un des trucs qui m’exaspère le plus en vivant ici : les gens parlent de moi devant moi, sans même s’adresser à moi… ils discutent entre eux et m’ignorent). Sachant qu’ils parlent de ma situation, je commence à chauffer. Finalement j’ai droit à une explication résumée, l’officier du bureau d’immigration sort son plus bel Anglais et me dit : “Next time, visa cannot renew”.
QUOI ??? Mais qu’est-ce que tu me racontes là ?

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Voyage au Vietnam – Hanoi – et café à l’oeuf

Bonne année à toutes et tous ! Que 2015 vous apporte santé, bonheur
ainsi qu’un tas de délicieuses choses à découvrir et à déguster ! 


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Voici un nouvel épisode de mes vacances au Vietnam et la recette d’une boisson (non alcoolisée… bah si) peu commune.

Hanoi, Hanoi, … que dire …

J’imagine qu’Hanoi est comme grand nombre de villes d’Asie, il faut plus d’un séjour sur place pour apprendre à apprécier l’endroit.

En comparaison à Saigon, Hanoi est bruyante et sale. Les rues de la vielle ville sont étroites et sinueuses, on s’y perd facilement.

Bruyante : la première chose qui choque, c’est le trafic. Pourtant, à Saigon, trafic il y avait, mais il semblait plus organisé et plus civilisé. Ici, il y a 4 millions de motos dans les rues. La plupart d’entre elles n’ont pas de rétroviseurs (parce qu’une moto avec rétroviseurs, ça a pas un look au top !), les voitures, les camions, les bus et même les autres motos klaxonnent en permanence pour signaler leur présence à tous ces conducteurs sans rétro !

Le bruit est infernal.

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Pour traverser la route, il ne faut pas attendre qu’on te cède le passage, faut y aller : n’importe où, n’importe quand. Quand tu décides de traverser, tu y vas carrément (tu as le droit de fermer les yeux intérieurement et de prier pour arriver entier de l’autre côté), tu marches d’un pas lent mais décidé, tu ne t’arrêtes surtout pas… et tu vois, comme par miracle, toutes les motos et les voitures qui t’évitent tout en continuant leur chemin. Ah ben, je te jure que la première fois, ça fout les choquottes. Puis, à force de devoir traverser des rues sans passage piéton, tu t’y fais.

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Voyage au Vietnam – Hanoi – et aubergines grillées au poulet

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Voilà,  c’est fait, la vie est à nouveau un long fleuve tranquille, je vis heureuse avec mon nouvel ordi, j’ai réussi à retrouver tous mes documents et je n’en reviens pas de la vitesse à laquelle tout cela fonctionne chaque fois que je clique … y a pas à dire, il y a eu un poil d’évolution dans le monde informatique au cours de ces 7 dernières années. Je n’avais pas réalisé à quel point mon regretté laptop était dépassé (et moi aussi du coup!). Bon, malheureusement, niveau internet, rien ne change, j’ai toujours une connexion qui fait la course avec les escargots … mais ça, je ne peux pas y faire grand chose !

Nous voici donc de retour avec la suite des aventures au Vietnam. (Maintenant je me la pète à mort avec mon nouvel engin et je parle de moi au pluriel, ça le fait mieux).
Notre récit sur Hanoi pourra te sembler un peu négatif mais on a pas vraiment eu beaucoup de chance : notre hôtel était nul (pas d’eau le dernier jour, personnel qui a essayé de nous faire payer des taxes et des surcharges fictives), on est tombé sur des chauffeurs de taxi pas honnêtes (avec des compteurs magouillés), on s’est fait menacer par des policiers sans qu’on comprenne pour qu’elle raison (sans doute mauvaise place pour prendre des photos …?) et pour finir, on s’est fait rouler dans la farine par une agence de voyage locale qui devait nous organiser une visite de plantations de thé … ouais, la liste est bien longue en seulement 3 jours sur place !

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Quoi qu’il en soit, nous avons aussi eu des chouettes moments, puis nous avons  changé d’hôtel, cela contribué à terminer notre séjour en beauté. D’ailleurs, si tu vas à Hanoi, évite comme la peste le Thaison Palace Hotel. Si tu recherches un hôtel de classe moyenne propre et confortable, je ne peux que te recommander le Garden Hanoi Hotel.

Parmi les bons moments de notre séjour, il y a eu le spectacle de marionnettes sur l’eau. Alors, oui, c’est un truc pour les touristes, mais c’était un moment magique. Le spectacle n’est pas très long mais il n’y a pas de temps mort. Les marionnettes racontent des histoires de la vie des paysans locaux, on voit la plantation de riz, une partie de pêche, un canard du paysan qui se fait dévorer par une bête sauvage, et bien d’autres histoires tout à fait compréhensibles et drôles même si on ne capte pas un mot de vietnamien. Tu peux cliquer sur le lien pour voir un extrait du spectacle :  marionnettes

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Pas loin du théâtre de marionnettes, on a mangé un fantastique repas dans un superbe restaurant : Cau Go. Nous sommes tombés sur l’endroit par hasard mais nous avons vu après coup que ce restaurant est vivement recommandé sur TripAdvisor. Il se situe au dernier étage d’un bâtiment en bordure du lac et offre une belle vue sur le lac et la ville.

Nous avons commandé des aubergines grillées au gingembre et au porc, une salade de fleurs de bananier et des crevettes aux pousses de bambou. Le tout, servi avec du riz parfumé et un condiment trop délire à base de sésame et de cacahuète.

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Voyage au Vietnam, troisième partie – Ho Chi Minh City

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Dans ce dernier volet sur Ho Chi Minh City, il y a beaucoup de bla bla et un peu de bonnes choses …
Pas de recette cette fois-ci, sorry ! Mais ne te fais pas de soucis, d’autres recettes vietnamiennes sont en préparation avec l’article sur Hanoi.
Les photos sont de Ryan B. 

Pour la recette de la salade au porc mariné et grillé, c’est ici.
Pour la recette des Banh Khot, c’est par-là.

Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à Saigon. La ville est bruyante mais pas trop, il y a de beaux parcs bien entretenus, tout est facile d’accès. Nous nous sommes déplacés principalement en taxi, les prix pratiqués sont raisonnables (il y a un compteur) et les chauffeurs tout à fait corrects, aucune mauvaise expérience de ce côté là.

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Au niveau des déplacements, de nombreux vélo-pousse-pousse sillonnent la ville, ils te harcèlent pour te transporter. Deux d’entre-eux ont proposé de nous emmener au marché pour 15’000 dôngs par personne (moins d’un dollar). Je leur ai fait répéter deux fois le prix car je n’en croyais pas mes oreilles.  C’étaient 2 petits vieux, plutôt sympas, ils nous ont presque fait pitié (c’est le but, ils te regardent avec des yeux tristes et te racontent tout les problèmes de santé de tous les membres de famille qu’ils ont à charge) et on est monté dans les pousse-pousse… (Ryan a dû m’y traîner de force, j’avais vraiment pas envie de me promener à vélo au milieu de la circulation de dingue…). Ils nous ont déposés au marché et ont absolument tenu à nous attendre, contre notre volonté. Ils ont refusé l’argent qu’on leur tendait et nous ont dit qu’ils nous ramèneraient à l’hôtel une fois nos courses terminées. Bah, s’ils veulent attendre, qu’ils attendent, après tout, pourquoi pas ? Et tu vois, on a beau être habitué à voyager, on a beau être habitué aux arnaques, là, on a rien vu venir (on était trop excité par notre journée de shopping…  Promet-moi que tu ne seras jamais aussi stupide que nous, ok?).

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Voyage au Vietnam, seconde partie – Ho Chi Minh City

Notre première étape au Vietnam : Ho Chi Minh City – Saigon

Pour lire le début des aventures et connaître la recette des Banh Khot, c’est ici.

Avant notre départ, nous avons lu plein d’articles, de revues, de guides sur le Vietnam. Suite aux commentaires sur les tunnels de Cu Chi, je voyais l’endroit comme une tape à touristes. Mon compagnon de voyage a tant insisté pour y aller que j’ai jeté l’éponge et l’y ai accompagné. Nous avons visité le site de Cu Chi avec une guide privée : Alice. Lors de notre visite, il pleuvait et très peu de touristes étaient présents.

Durant la guerre entre Viêt-congs et Américains, ces tunnel servaient à la résistance locale. On y vivait, on s’y cachait, on y préparait des armes artisanales et des conseils de guerre s’y organisaient. Ces tunnels sont très bas et très étroits, les soldats américains ne pouvaient pas s’y engager, seuls les Vietnamiens de petite taille et maigres arrivaient à les emprunter.
Il y a plus de 200km de tunnels qui relient les villages de la banlieue de Saigon. Ils ont été construits durant la guerre d’Indochine, le réseau a été agrandi au fil des années et ce jusqu’à la fin de la guerre contre les Américains.
Lors de la visite, on découvre comment les armes artisanales étaient fabriquées, avec les moyens du bord, ce que les gens mangeaient pour survivre et comment ils arrivaient à rester cacher et à tromper l’ennemi. On peut même se déplacer (à croupi) dans ces minuscules tunnels, histoire de mieux réaliser à quel point l’Homme est prêt à tout pour survivre : quelques minutes dans ce labyrinthe souterrain chaud et humide suffisent largement pour devenir claustrophobe même si on ne l’est pas en temps normal !
On se ballade en forêt, sans imaginer que sous nos pieds, il y a un fabuleux réseau de galeries. On découvre des chambres, des entrées, des systèmes de ventilation au fur et à mesure de la visite.
Beaucoup d’animations et de démonstrations mais aucun panneau explicatif. Pour bien comprendre ce qu’on voit, c’est important d’avoir un guide qui nous donne les explications nécessaires.
En résumé: visite passionnante, touchante, impressionnante. A ne manquer sous aucun prétexte. 

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La terre retirée lors de l’excavation des tunnels était, entre autres, utilisée pour reproduire de fausses termitières.
A la base de la termitière, on pouvait facilement cacher des trous servant à l’aération des tunnels.

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Les points d’entrée des galeries sont discrets.
Ils étaient camouflés sous un tapis de feuilles mortes, rendant leur localisation difficile. 

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Seuls des gens de petite taille pouvaient  parcourir ces tunnels sans trop de difficultés.

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Vietnam, première partie – Cours de cuisine

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Ces prochaines semaines, je posterai des articles pour te décrire mon voyage au Vietnam, les bons plans, les arnaques et mes impressions sur ce pays. Le Vietnam est proche de la Thaïlande, mais je n’avais jamais eu l’occasion de m’y rendre. Notre voyage a été bref, 9 jours au total. 9 jours intenses en émotions, en couleurs et en goûts.

Nous sommes arrivés à Ho Chi Minh City depuis Bangkok. En Asie, on peut voyager à bas prix avec Air Asia, une compagnie d’aviation low cost plutôt efficace et bien organisée. Nous avions réservé notre hôtel avec agoda.com qui est un des sites les plus utilisés pour le booking online en Asie (ils ont un système de marketing assez dégouttant offrant des faux rabais mais cette histoire sera pour un autre jour). Hôtel de classe moyenne à prix raisonnable, incroyablement bien situé au coeur du district 1, chambres ultra propres confortables,  personnel poli et serviable. On peut dire qu’on est bien tombé.

Avant notre départ, nous avions également réservé une journée complète d’activités avec HCM cooking class. Ryan, avec qui j’ai fait ce voyage, voulait absolument visiter les tunnels de Cu Chi. Quand à moi, je tenais impérativement à participer à un cours de cuisine. HCM coking class a été le parfait compromis car ils proposent des journées complètes avec guide privé, il y a plusieurs programmes à choix dont un qui offre un cours de cuisine le matin et une visite des tunnels dans l’après-midi …
J’ai déjà suivi des cours de cuisine en Thaïlande et j’ai été déçue des prestations. J’étais donc assez méfiante et j’ai fait beaucoup de recherches sur le net avant de réserver. Je ne voulais pas de cours avec un groupe nombreux, pas de cours qui se contente de démontrer sans qu’on puisse mettre la main à la pâte. J’ai donc contacté HCM cooking class et j’ai demandé un cours privé, une visite privée et un menu sur mesure. J’ai reçu une réponse à mon email le jour même, tout mes désirs pouvaient être exaucés … malgré tout, on est en Asie … cela n’a pas enlevé la totalité de mes doutes !  Je te promet que quand on vit ici, on devient parano. Je tiens aussi à préciser que je n’ai pas mentionné mon blog durant ce cours, j’aurais sans doute pu obtenir des avantages en échange d’un post publicitaire mais je n’en voyais pas l’intérêt. Je me suis juste contentée de demander, en fin de journée, la permission de publier une recette.

Le lendemain de notre arrivée, à 7h30 sonnantes, une voiture avec chauffeur et une charmante guide nous attendaient de pied ferme dans le hall de notre hôtel, comme convenu. Surpris mais contents, nous avons embarqué pour une heure de route. L’école de cuisine se trouve dans la campagne, à l’extérieur de Saïgon. Arrivés sur place, nous découvrons un lieu charmant : la cuisine se trouve au milieu d’un jardin bio, entouré de rizières.

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Nous sommes accueillis par le chef Tan qui parle très bien Anglais mais avec un fort accent Vietnamien. Il est drôle, relaxe, sympathique et très intéressant. Nous visitons les plantations d’herbes aromatiques et de légumes, nous avons des explications détaillées sur la manière de cultiver les champignons et nous récoltons ce dont nous aurons besoin pour cuisiner.

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Le menu que j’ai choisi est affiché. Aucun changement, aucune erreur, aucune excuse, … je suis presque en état de choc tellement j’en crois pas mes yeux ! Pour un instant, j’ai l’impression d’être en Suisse : organisation parfaite, timing parfait, pas de fausse note.

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la cuisine sauvage

Chaque mois, sur le site de référence recettes.de, il y a un concours de recette de cuisine. Le thème change en fonction des saisons et des humeurs du jury. Cette fois, la cuisine sauvage est à l’honneur, autant dire que cela m’interpelle. La cuisine sauvage, je la pratique au quotidien et dans tous les sens du terme : cuisiner à même le sol, sans équipement, dépecer les poissons que les voisins nous offrent, acheter au marché des poulets qui ont encore la tête et les pattes, choisir des poissons séchés mangés par les vers, lutter contre les fourmis qui envahissent la cuisine, les poulets des voisins qui viennent pondre sur ma terrasse et les chèvres qui broutent mes plantes aromatiques… et surtout, goûter des nouvelles herbes, graines, fruits, …  plusieurs fois par semaine. C’est fun, c’est intéressant mais c’est aussi un peu exténuant …
Le plus drôle, pour moi, est de voir les gens collecter leur nourriture : où que tu regardes, tu vois tes voisins ramasser des feuilles, des fruits, creuser pour trouver une racine de ci ou de ça, tu vois passer des gens avec des poulets vivants sous le bras…
Autour de chez moi, en bordure de champs, il y a du galanga, des plants de padan, du basilic sacré, … qui poussent de manière sauvage.

Chaque fois que je découvre un nouveau fruit ou de la verdure comestible, je demande à Nan ce que c’est exactement et il m’explique comment s’en procurer … la réponse se termine toujours par un truc du genre : “tu peux aller en ramasser là-bas, derrière la maison, j’en ai vu l’autre jour !” Sauf que moi, c’est hors de question que j’aille crapahuter dans les herbes hautes et les broussailles. Non de non. Vu la quantité de serpents, scorpions et scolopendres qui habitent autour de chez moi, tu ne me fais pas quitter le chemin bétonné. Si, je te jure, il y a des cobras, des king cobras, des pit vipères (et plein d’autres dont je ne connais pas les noms) qui logent dans les champs de canne à sucre et dans les cultures qui entourent ma maison. J’en ai vu de me propres yeux et ce n’est pas un spectacle qui me donne la force d’aller récolter des plantes sauvages. Si y a bien un truc qui peut me couper toute envie de manger, c’est l’idée de me retrouver nez à nez avec un serpent.

La plus belle expérience de cuisine sauvage à laquelle j’ai eu droit, c’était en Australie, lors d’un voyage au parc national de Kakadu. (Ce parc national a une superficie qui correspond à la moitié du territoire suisse). C’était il y a de nombreuses années (soupir) et je te ressors des vieilles photos …

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