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Poisson à la noix de coco et au tamarin

Cette recette, je la tiens de ma cousine Nathalie. Elle-même l’avait trouvée, si je me souviens bien car ça fait un bail (en tous cas 20 bonnes années), dans un livre de recette de Betty Bossi. Tu connais ? Betty Bossi est à la Suisse ce que Martha Steewart est aux Etat-Unis et Donna Hay à l’Australie ! Betty Bossi a accompagné nos premiers pas en cuisine, notamment avec ses recettes originales de cakes qu’on préparait pour apporter aux boums des copains ! Tout cela pour dire que c’est une recette d’avant-guerre mais que si je la prépare encore aujourd’hui c’est pour la simple et bonne raison que ça déchire ! Pour justifier cela je n’ajouterai qu’une chose: Nan a déclaré : “ce n’est pas une recette thaïe mais c’est aussi bon qu’une recette thaïe” ! Première fois que je l’entends dire cela de bon coeur sans être menacé de dormir dans le hamac de la terrasse.

Fait amusant, c’est à cause de cette recette qu’à l’époque de ma jeunesse j’ai découvert le tamarin. Pour le dégotter, je devais prendre le train, aller à Genève à 40km de chez moi et l’acheter dans une épicerie asiatique pleine de trucs que je ne connaissais pas. Toute une expédition.
Aujourd’hui, le tamarin est un élément indispensable à ma nourriture quotidienne : sauces, boissons, desserts, soupes. Il est omniprésent.

Quand au poisson, chaque fois que j’en prépare, je me trouve coincée entre mon estomac et ma conscience, l’un me dit : “oh la la, c’est trop bon” et l’autre répond : “mange pas ça, tu participes à la destruction de nos océans”.
Il est vrai que je n’achète ni poisson ni crevettes en Thaïlande à cause des méthodes de pêches scandaleuses ou des élevages bourrés de saletés. Sans parler de ma découverte concernant l’utilisation de formaline pour la conservation des poissons “frais”. Ici, impossible de trouver des produits bio ou provenant d’une pêche durable, malheureusement. Ces derniers jours, j’ai regardé la série TV qui présente le travail en mer de Sea Shepherd, Ocean Warriors, et bien que je sois parfaitement consciente du massacre de nos océans puisque j’ai travaillé sous l’eau durant 6 ans, ces reportages renforcent encore l’importance de bien choisir le type de poisson que l’on consomme et le fait de se renseigner sur les techniques de pêches utilisées.
Malgré tous mes efforts pour éviter de participer à la surpêche, je me retrouve toujours avec mon congèle plein de poissons et cela me colle la déprime. La soeur de Nan réceptionne la pêche au port des pêcheurs et il lui arrive de se dire que ce serait sympa de m’offrir du poisson frais. Comme elle n’a aucune limite, je reçois rarement un poisson mais bien souvent plusieurs kilos de poissons, de crevettes et de calmars !
Ayant la visite de ma cousine (oui, la même, celle citée un peu plus haut), j’ai demandé à la soeur de Nan de me dégotter quelques belles grosses crevettes directement chez le pêcheur car c’est hors de question que je mange de la crevette d’élevage bourrée d’antibiotiques. Je me suis retrouvée avec presque 2kg de crevettes GEANTES sur les bras ainsi que 3kg de calmars car elle a pensé qu’on apprécierait sans doute du calamar grillé avec nos crevettes, plus 2 gros poissons dont je ne connais pas le nom mais qui sont, semble-t-il, délicieux et impossibles à trouver au marché car les restaurants se les arrachent. Tout cela pour 2… et en ayant demandé que quelques crevettes. J’ai beau expliquer, dire et redire que je ne suis pas une consommatrice de poisson, c’est vraiment très difficile à comprendre pour des gens qui vivent en bord de mer et dont le régime alimentaire se compose à 80% de poisson. Entre la majorité des consommateurs des pays développés qui s’en foutent et la plus grande partie des consommateurs des pays en voie de développement qui ne comprennent pas le problème, on est pas prêt de voir nos océans revivre.

J’espère que je ne t’ai pas coupé l’appétit avec mon petit coup de déprime parce que cette recette est absolument fantastique. Alors fais-moi le plaisir de dégotter un superbe poisson issu de pêche durable et prépare-le avec amour.

Tu peux préparer des darnes ou un poisson entier. Cette fois, le poisson était bien trop grand pour 2, j’ai donc choisi de cuisiner que la queue.

La marinade est très importante, il faut donc t’y prendre quelques heures à l’avance pour que le poissons aie bien le temps de mariner.

C’est un plat qui va parfaitement bien avec du riz et des légumes sautés.

Liste des ingrédients pour 2 personnes :
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Aubergines au curry

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J’ai l’impression que ça fait une éternité que je ne me suis pas sérieusement remise aux fourneaux. Et cela fait encore plus longtemps que je n’ai pas posté de nouvelle recette (non, sérieux, plus long qu’une éternité, c’est possible ?). Je ne vais pas t’assommer avec le récit de mon existence ces derniers mois mais je n’ai pas les bons plans d’Hannibal Smith et ma vie se déroule toujours avec beaucoup d’accrocs. Dans les points positifs, j’ai eu la possibilité de faire un voyage, bien trop court, en Suisse et j’en ai profité pour rapporter plein de cools gadgets pour cuisiner … mais je t’en parlerai la prochaine fois … d’ailleurs, il faudra aussi que je te raconte mon voyage à Koh Lanta en Avril dernier parce qu’il y a eu quelques belles découvertes.

Mais pour cette fois-ci, je ne peux pas imaginer passer à côté de l’actualité la plus marquante de la décennie pour le peuple thaï : la disparition du roi Bhumibol. Je peux difficilement te décrire la réaction des gens car je n’étais pas là lorsque la nouvelle a éclaté mais je peux t’expliquer l’impact sur ma vie quotidienne.
Une année entière de deuil a été déclarée.
Bon, dit comme ça, 1 année de deuil, ça ne semble pas bien méchant … mais … en vrai, cela signifie qu’on ne fait plus la fête ! Les fêtes de village, concerts, festivals et autres manifestations publiques généralement bien animées ou bruyantes ont été annulées. Je ne suis pas à Bangkok ni dans une ville très vivante donc je ne peux pas vraiment contrôler si les directives sont respectées mais le gouvernement a demandé aux clubs, bars et places de spectacles de fermer leurs portes durant un minimum d’un mois. Par contre, la chasse aux Pokémons n’a pas encore été interdite.
On trouve maintenant à l’entrée de tous les établissement gouvernementaux, les administrations et les lieux officiels un poster géant du roi, photo en noir et blanc, décoré d’étoffes tressées noires et blanches.

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Le noir et le blanc étant les couleurs de deuil pour les bouddhistes. Tous les sites web officiels : banques, hôtels, vente en ligne, administrations, etc affichent leurs pages sans couleur, tout est en niveaux de gris, saufs les Pokémons qui restent intouchables et n’ont pas l’air d’avoir été ébranlés par le décès du plus vieux régent de la planète. Pour un pays qui est généralement si bruyant et si coloré, je peux te dire que le silence et le manque de couleurs sont dérangeants. Quoique, tous comme les animaux précités… j’y trouve mon compte : l’état a demandé à tous les fonctionnaires de s’habiller en noir et blanc durant la période de deuil et ça, moi, ça me plait !

En Thaïlande, le code vestimentaire est très important. Dans le Sud, on en est encore au stade où seules les femmes sans vertu s’habillent avec des jupes au dessus des genoux ou des tops sans manches. Chaque corps de métier a son propre code vestimentaire et la plupart des companies et des entreprises n’autorisent ni piercing, ni tatouage, ni coupe de cheveux excentrique. Par exemple, en tant qu’enseignante, je n’ai pas le droit de porter de pantalon, je dois être en jupe ou en robe. Les t-shirts ne sont pas autorisés et les habits sans manche non plus. Les hommes doivent porter pantalons et polo ou chemise. Non seulement le type d’habits que tu portes est important mais, en plus, il y a un code de couleurs. Non, parce que mettre une jupe, c’est pas un vrai problème … par contre devoir mettre une jupe jaune, là, du coup, c’est moins drôle (à moins de s’appeler Pikkachu mais c’est pas mon cas).
En effet, chaque jour de la semaine a sa propre couleur.
Le lundi,  c’est le jaune. Le mardi est rose, le mercredi, quand à lui, appelle le vert. Le jeudi se veut orange. Le vendredi est bleu, le samedi devient violet et finalement, le dimanche on voit rouge mais sans pour autant en boire !
Cela vient du culte des planètes arrivé d’Inde, à l’origine. Chaque jour de la semaine honore un dieu représenté par une planète et une couleur.  Bref, tout cela pour dire que tous les fonctionnaires du pays ont le devoir de s’habiller en fonction du code des couleurs de la semaine … bah oui… et moi, je suis fonctionnaire, malheureusement !
De son vivant, le roi, étant né un lundi, était représenté par la couleur jaune tout comme notre ami Pikkachu. La reine, elle, nettement plus chanceuse, est née un vendredi, son blazon est donc bleu.
Pour en revenir à nos moutons (qui eux ont la chance d’être noir et blancs), nous nous habillons au gré des couleurs des jours de la semaine… et si tu as le malheur de nager à contre courant, tu es dénoncé au directeur de l’école qui te donne un avertissement. Tout récidiviste se voit recevoir un salaire amoindri : les fonctionnaires récalcitrants sont amendés !
Jusqu’à aujourd’hui, j’avais trouvé le moyen de contourner l’horreur des couleurs en portant du beige le lundi, du rose tellement pâte qu’on le prend pour du blanc, le mardi. Le mercredi était kaki, le jeudi se soldait par une blouse avec des mini fleurs oranges qu’on voit à peine et pour le vendredi, j’ai mis mon dévolu sur le bleu marine. Personne n’a jamais rien osé me dire… sans doute parce que je suis étrangère et qu’il vaut mieux m’ignorer que réveiller le monstre qui se cache  sous ma peau blanche. Bon, ben je tiens quand même à te faire profiter de quelques photos de mes collègues avant la vie monochrome (ici on transforme les nappes en robes. J’ai reçu, de l’école, 3 mètres de ce superbe tissus jaune pour me faire faire un habit assorti aux autres… N’ayant pas encore eu le courage de passer chez la couturière, je ne te dis pas mon soulagement lorsque j’ai appris que je devrais porter du noir ou du blanc durant l’année à venir ! ) :

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MARDI

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MERCREDI

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Assez papoté, passons aux choses sérieuses. La saison des pluies bat son plein et les petits plats mijotés sont les bienvenus. Ce curry d’aubergines est un régal. Il m’arrive parfois de le préparer avec du poulet haché et parfois sans. Je prépare ce curry avec les aubergines thaïes qui sont vertes et longues mais tu peux utiliser des aubergines japonaises qui sont également allongées mais de couleur violette ou alors des aubergines classiques que tu trouves en Europe. Les petites aubergines thaïes rondes ne sont pas idéales pour cette recette.

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Ce curry n’est pas liquide, il est bien épais et il mijote longtemps. C’est important de bien faire revenir la pâte de curry dans l’huile chaude pour que tous les parfums se dégagent.

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Soupe acidulée de poisson au basilic doux

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Lorsqu’on va au restaurant, avec mes collègues thaïs, ils commandent toujours au minimum:
un plat frit,
des fruits de mer à la vapeur,
une salade,
du riz sauté,
et une soupe.

Normalement en guise de soupe on a un Tom Yam ou un Gaeng Som mais l’autre jour, ils ont commandé une soupe que je n’avais encore jamais goûtée : Tom Jeaw.
Au premier coup d’oeil, ça n’avait rien de transcendant : une soupe claire avec des bouts de poissons et quelques feuilles vertes qui flottent sur le dessus… bof …

Et puis, j’y ai goûté un peu par obligation et j’ai instantanément regretté mes idées préconçues. J’ai eu une explosion de saveurs en bouche. La fraîcheur de la citronnelle, la saveur fumée des piments grillés et le parfum du basilic font de cette soupe une grande gagnante, renvoyant le traditionnel Tom Yam jouer dans la cour des enfants.
Entre nous cela n’a pas été l’amour au premier coup d’oeil mais j’ai, une fois les préliminaires passés, eu un vrai coup de foudre pour ce plat peu commun.

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La version de cette soupe que j’ai goûtée au restaurant contenait, en plus de tous les ingrédients ci-dessous, des piments séchés puis grillés.
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J’ai aussi pris la liberté d’ajouter des morceaux de taro, si tu n’en trouves pas, tu peux les remplacer par des pommes-de-terre ou alors, ne faire cette soupe qu’avec du poisson.

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Il est préférable d’utiliser un poisson entier coupé en morceaux (y compris la tête) ou des darnes. Si vraiment tu n’a pas d’autre choix, tu peux utiliser des filets de poisson… mais ce ne sera pas aussi goûteux.
Choisis un poisson de mer à chair pas trop ferme mais surtout, choisis un poisson qui n’est pas menacé d’extinction lisant bien la liste des espèces recommandées à la consommation.

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Liserons d’eau au curry rouge

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Une recette toute simple, vite prête et originale proposée par le chef McDang.
Le chef McDang est très médiatisé et respecté en Thaïlande. Il est membre de la famille royale et a étudié en Angleterre dès un très jeune âge. Il se passionne pour la cuisine, lâche ses études universitaires et suis des cours au “Culinary Institue of America”. Il ouvre un restaurant aux Etats-Unis avant de revenir en Thaïlande. Il est actuellement ambassadeur de la cuisine thaïe à travers le monde. Il essaie de faire comprendre à son pays l’importance d’avoir des écoles culinaires professionnelles qui enseignent les principes de la véritable cuisine thaïe et a écrit un livre à ce sujet (The Principles of Thai Cookery) – qu’entre nous soit dit je n’ai pas lu parce que Nan me bourre le mou à longueur de journée avec ses principes de cuisine thaïe … et que ça me suffa comme ci – mais qu’entre nous soit dit toujours, d’après les extraits que j’en ai vus (du livre, pas de Nan), il doit être vraiment intéressant (le livre, pas Nan).

Le chef McDang a un show télévisé, il a publié de nombreux livres de cuisine et a une chaîne Youtube en Thaï où il présente ses recettes. Il poste aussi des vidéos en Anglais (avec son accent rigolo) dans lesquelles il voyage en Thaïlande et nous fait découvrir des spécialités régionales et la culture locale, avec toute cette fierté et ce patriotisme dont les Thaïs sont  remplis. Ce sont des émissions intéressantes mais légères, comme toujours en Thaïlande, qui présentent en survol des produits régionaux comme la pâte de crevette, les ingrédients qui composent des pâtes de curry, le lait de coco, etc. On suit la préparation de mets traditionnels sans, malheureusement, en avoir la recette. Emissions courtes et sympatoches, à regarder si tu as le temps car elles permettent de s’imprégner de la culture locale.

Ici, un épisode de son émission sur les desserts thaïs et la récolte de sucre de palme.

Voici la vidéo originale, en Thaï, de cette délicieuse recette de liserons d’eau au curry rouge :

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Riz frit thaï au crabe

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C’est en postant une photo de riz frit sur Facebook que j’ai réalisé que je n’ai encore jamais posté une recette de riz frit sur ce site. Pourquoi ? Bah … parce que je mange tellement de riz qu’il arrive souvent qu’il me sorte par les oreilles.

Ici, on mange du riz 3 fois par jour : au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner.
Et entre les repas, que fait-on ?
On mage des snacks à base de riz … bon… il s’agit de riz gluant et il a un goût sucré … mais c’est quand même du riz.

Le matin de bonne heure, aux environs de 5 heures, les ménagères thaïes se lèvent et commencent à cuisiner. Elles préparent le petit déjeuner : du riz blanc et quelques accompagnements comme une soupe de poisson, du poisson frit, des calmars sautés ou du poulet. Avant 7h, toute la maisonnée a mangé le premier repas, arrosé de pâte de crevette pimentée ou de sauce de poisson pimentée et aillée.
Le matin, pour ceux qui ne sont pas d’humeur à se lever tôt et à cuisiner, on trouve toutes sortes de stands ambulants vendant des petits-déj à l’emporter : salade de riz, salade de nouilles, poulet frit, poisson frit, beignets, et snacks à base de riz et de noix de coco. Si tu arrives à te lever avant 7h00, tu as la chance de pouvoir choisir ton petit-déj… mais si tu as de la peine à sortir du lit et que tu arrives après 7h30… tu n’as pas le choix, tu te contentes du peu qu’il reste chez la marchande.
Alors, le riz frit, tu commences à comprendre pourquoi j’en mange pas souvent. Mais, je dois dire, que quand il se trouve devant moi, il ne me déplait pas, bien au contraire.

Il existe des centaines de préparations différentes pour faire du bon riz frit. Certaines plus sophistiquées que d’autres. A la base, le riz frit est un moyen de recycler les restes de riz de la veille. A cela on ajoute quelques légumes. Dans ma région, il s’agit le plus souvent d’oignon, de carotte, de chou, de broccoli chinois. Mais on peut y trouver des tomates, du mini-maïs, des pois mange-tout, des oignons nouveaux.
Certains ajoutent de l’ananas, des pousses d’haricots mungo, des noix de cajou.
Au niveau des protéines, on utilise des crevettes ou du poulet, du crabe ou un mélange de fruits de mer, du porc ou du boeuf. On peut aussi y ajouter des morceaux de saucisses ou du jambon.
Il y a toujours des oeufs pour accompagner le riz frit, soit des oeufs brouillés mélangés au riz, soit un oeuf au plat ou une omelette thaïe servis à côté du riz.
Il est également servi avec un quartier de citron vert, des rondelles de concombres et de la sauce de poisson pimentée (prik nahm pla).
Le riz frit servi dans ma région est préparé avec beaucoup d’ail mais pas de piment. C’est un des rare mets thaï cuisiné sans piment! On assaisonne le riz frit avec de la sauce d’huîtres, de la sauce soja, du bouillon en poudre, de la pâte de crevettes, de la sauce de poisson, du sel, à choix.
Pour un riz frit relevé, on ajoute un peu de pâte de curry rouge (je ne l’ai jamais vu préparé avec du curry vert… mais pourquoi pas). Pour un riz frit légèrement relevé et un peu doux, on ajoute un peu de confiture de piments.

Voilà, en gros, ce que tu peux trouver dans un riz frit … mais attention … il y a 3 règles à respecter :
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Poisson à la vapeur, au citron vert et à l’ail

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Le poisson à la vapeur, au citron vert et à l’ail est un grand classic de la cuisine thaïe. On l’appelle “Pla nung manao” (poisson vapeur citron traduit littéralement). J’ai déjà posté une recette de calmars préparés de la même façon … mais je viens de découvrir un ingrédient spécial qui donne une autre dimension à ce plat. Il est donc temps de partager avec toi cette découverte.

Lorsqu’on mange au restaurant, on commande presque toujours du poisson à la vapeur. Cela change un peu des autres plats thaïs qui comportent souvent de la friture ou des sauces avec beaucoup de sucre. On doit toujours bien préciser qu’on veut notre plat pas trop pimenté (enfin moi) parce qu’autrement, le poisson est complètement recouvert de piments hachés.

Nan m’a souvent parlé du poisson à la vapeur préparé par une de ses soeurs : “il est bien meilleur que celui-ci” que j’entendais à tout-vent !
Du coup, comme j’ai eu de la visite de Suisse et que mes amis arrivaient tard le soir, trop tard pour aller au restaurant, j’ai engagé la fameuse soeur de Nan pour préparer notre repas. Je ne voulais pas passer mon temps en cuisine, je voulais profiter de la soirée avec mes amis… elle l’a bien compris et c’est sans scrupules qu’elle m’a taxé, à elle toute seule, le salaire qu’on paierait à toute une équipe de cuisine!!
Bref,
on a rédigé le menu ensemble : poisson à la vapeur au citron et à l’ail, crabes à la sauce de haricots jaunes et du calmar sauté au poivre.
J’ai eu l’occasion de voir la préparation des plats et de fouiner dans la cuisine quand elle cuisinait. C’est ainsi que j’ai découvert l’ingrédient magique qui donne un si bon goût à sa sauce : l’ail en pickles.

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Les pickles d’ail Thaï style se trouvent facilement dans les épiceries asiatiques. Le jus est à la fois acidulé, salé et sucré. Elle utilise de l’ail frais ET des pickles d’ail et elle ajoute le jus de ces pickles dans la sauce pour le poisson.
Je dois avouer que son poisson était effectivement délicieux et les autres plats aussi, d’ailleurs.

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Elle a même eu la délicatesse d’attendre la fin du repas pour me balancer la facture… ce qui m’a permis d’apprécier les crabes et le poisson avant de me choper un ulcère ! Nan a vraiment des soeurs fantastiques ! Le lendemain, elle a appelé Nan pour lui faire remarquer que j’avais reçu beaucoup de chocolat de Suisse et qu’elle y goûterait bien !
Mouhahahahahah !

Allez, je saute du coq à l’âne et je te raconte la suite de mon déménagement.
En Thaïlande, quand tu es prof, tu as des droits sur tes élèves. Ici, l’égalité et la liberté sont des notions très vagues. Il y a des couches sociales très marquées, on respecte l’autorité, les gens riches sont influents et craints, on fait des courbettes et des sourires à tout bout de champs. Pour moi, c’est difficile. Je ne m’habitue pas à courber l’échine devant des gens que je ne connais pas (ou même ceux que je connais, d’ailleurs) pour la simple raison qu’ils on plus d’argent que moi ou qu’ils font partie de la municipalité ou de la police locale. J’ai aussi de la peine à accepter que mes élèves se comportent ainsi vis à vis de moi. C’est assez étrange de ne pas avoir d’élèves avec du répondant. Lorsque je donne un ordre, en classe, personne ne conteste. Je peux demander à un élève d’aller nettoyer ma voiture sur le parking de l’école durant les heures de cours, il le fait sans grogner (c’est un exemple, je te rassure, je n’ai jamais eu le culot de demander cela !). Certains de mes collègues font corriger les tests à des élèves, histoire de gagner du temps. Lorsqu’on a une réunion, on sélectionne un groupe d’élèves pour installer la salle, servir les boissons et nettoyer après notre passage. En gros, les élèves sont à notre disposition, c’est normal, c’est comme ça. Il n’a pas de concierge ou d’équipe de nettoyage vu qu’on a de la main-d’oeuvre  gratuite en grand nombre !

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A l’école, on apprend la soumission. Pas de libre pensée, pas de contestation, pas de rébellion. Ca choque, non ?
Du coup, lorsque j’ai déménagé et que j’ai eu besoin de repeindre la maison, mes collègues (et Nan aussi) m’ont dit : “demande à un groupe d’élèves”.
Ok… l’idée ne m’a pas paru mauvaise : je peux plus facilement contrôler un groupe d’élèves qu’un groupe d’ouvriers thaïs (parce que là aussi, j’ai des histoires à raconter)…
et mes collègues de rajouter : et en plus t’as pas besoin de les payer !
QUOI ???? Tu te moques ? Tu veux que je fasse bosser des élèves, durant le week-end, chez moi, sans même les payer ? Apparemment, il n’y a que moi que cette idée dérangeait, parce que quand j’ai demandé à mes élèves de venir peindre chez moi, ils étaient tout contents et ils ont refusé d’être payés.
Ils ont fait un marché : ils proposaient de venir à 6 peindre ma maison durant 2 jours à condition que je fasse passer le semestre à 2 d’entre eux qui étaient en échec. Ca m’a tellement impressionnée de voir un groupe de copains solidaires venir bosser à l’oeil pour aider leurs potes à passer l’année que j’ai accepté le deal ! (de toutes façons, l’école publique en Thaïlande, c’est comme l’école de fans, tout le monde gagne au final, il n’y a pas d’échec).
Ils sont venus à 6.
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Curry acidulé à la papaye verte et aux fleurs de colibri végétal

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Voici, à l’approche d’Halloween, une recette de soupe orange aux trucs bizarres et aux piments. Et pour me faire pardonner mon absence de ces dernières semaines, je t’offre même, en prime, une histoire de fantômes!
Alors attention les yeux, il ne s’agit pas d’une histoire sortie de mon imagination, il s’agit de la vérité, rien que la vérité.
fantome-citrouilleJe ne sais pas s’il en va de même dans les autres régions de Thaïlande mais ici, dans le sud, les fantômes font partie de la vie quotidienne. En Malaisie, c’était tout pareil : lorsque que je travaillais dans un centre de plongée des îles Perhentians, j’ai eu la chance de loger gratuitement dans la plus belle chambre du centre : celle avec vue directe sur la mer. Aucun membre du staff local ne voulait y dormir car elle était habitée par un esprit maléfique qui t’attaque durant ton sommeil. Autant te dire que quand j’ai courageusement proposé d’y loger, on m’a prise pour une folle. J’y suis restée durant 4 mois, sans jamais avoir de problème de cohabitation avec ce mystérieux companion, il était même bien plus silencieux et agréable que mes collègues locaux.
Pour en revenir à la Thaïlande, l’année dernière, à l’école où je travaille, une des élèves s’est retrouvée envoutée par un fantôme. Ne me demande pas comment c’est possible, j’ai essayé de me renseigner, personne n’a pu me répondre … c’est ainsi et c’est tout… arrête de poser des questions sans queue ni tête aussi !
Bref, cela a créé une panique générale au niveau des élèves et des parents d’élèves et on a dû fermer l’école.
Alors sincèrement, moi, les esprits, ce sont mes amis : grâce à eux, j’ai eu droit à une chambre gratuite avec vue sur la mer et à un week-end prolongé payé.
Des histoires de fantômes, j’en entends tous les jours. Des gens déménagent car leur maison est envoutée, on va trouver le mâge pour soigner des maux mystérieux, on suspend des dessins protecteurs au-dessus des portes, on se protège contre les attaques de l’au-delà du mieux qu’on peut et on espère que le ciel ne nous tombera pas sur la tête. En même temps, on a pas besoin des fantômes pour ça, les grands esprits des industriels indonésiens s’en chargent en nous inondant de leur fumées meurtrières et nauséabondes.

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Jusqu’à y a pas longtemps, je trouvais ces histoires de fantômes distrayantes et je me faisais des blagues rien que pour moi : ATTENTION, c’est un sujet avec lequel on ne plaisante pas, dans le coin. Des fois, je partage mes blagues avec Nan qui en rit un peu jaune… car il ne veut pas croire aux fantômes mais il n’est pas encore totalement convaincu qu’ils n’existent pas.
Mon esprit agnostique et rationnel préfère penser que si mon four ne fonctionne plus juste le jour où je souhaite te préparer une merveilleuse recette de poisson au tamarin cuit au four, ce n’est pas à cause du fantôme qui se venge de mes gags pourris mais à cause du fait qu’un four de marque locale n’est pas fait pour résister plus de 4 ans et qu’il est fort probable qu’il rende l’âme sans plus ample explication.

Mais une fois encore, je me disperse, revenons à nos moutons. Il y a 15 jours, j’ai reçu un message de la soeur de la propriétaire de la maison que je loue pour m’annoncer que je dois libérer les lieux avant le 1er avril (non, c’est pas un gag). Ca m’a foutu en boule grave : j’ai emménagé il y a à peine 4 mois et dans le coin, c’est vraiment difficile de trouver un logement correct. Nan a voulu connaitre la raison pour laquelle on se faisait chasser et il a fait le tour du quartier en discutant avec les commères locales. Il a appris que la maison est restée inhabitée durant 8 mois avant notre arrivée car elle était hantée. Tu vois, on y revient !  La propriétaire est tombée malade à cause d’un mauvais esprit et elle avait des crises de folie… du genre à hurler à tue tête à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Cette dame a été hospitalisée et la maison a été désertée.
Du coup, lorsque l’étrangère s’est pointée, on s’est frotté les mains et on lui a loué la maison avec le fantôme dedans en bonus gratuit pour voir ce qu’il se passe… et étonnamment, rien de particulier ne se passa.
Résultat des courses : le fantôme a disparu, la famille de propriétaires souhaite revenir loger dans la maison et me fait dégager.
Va falloir que je pense à me faire un nom en tant qu’exorciste !

Du coup, vu qu’on a pas trop le choix, on s’est remis à la recherche d’une maison correcte. Comme par miracle, après une semaine seulement de recherches, on dégotte une maison encore plus belle et mieux située que celle où j’habite actuellement ! On se dépêche de contacter la propriétaire. Et on apprend … devine quoi … que cette maison est hantée ! J’explique en long en large et en travers à cette dame que je ne vois aucun désavantage à partager la maison avec un esprit et que cela ne m’empêche pas de dormir. Bah tu sais quoi ?
Elle a refusé de louer la maison car elle a peur que je ne reste que quelques jours et que je parte morte de trouille, la queue entre les jambes ! Elle a une maison toute neuve, qui est inhabitée depuis 6 mois car elle a peur de la louer. C’est magique, non ?
Je ne sais pas si je trouverai une maison correcte à louer, je ne sais pas si elle sera “habitée” ou non mais là, j’ai eu ma dose d’histoires de fantômes pour un bon moment.

Et puis comme mon four est envouté et que je ne peux plus l’utiliser, je mets de côté ma sublime recette de poisson au tamarin et à la noix de coco et je te propose cette recette originale.

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C’est au marché que j’ai découvert ces jolies fleurs de colibri végétal (Sesbania grandiflora). La marchande m’a dit de les faire bouillir et de les manger avec une sauce pimentée à la pâte de crevettes: nahm prik kapi. Mais j’avais envie de les préparer avec un peu plus de goût, je te propose de les manger avec un curry acidulé Gaeng som et d’y ajouter de la papaye verte du jardin.

Comme j’en ai acheté une bonne quantité, j’ai aussi essayé de les préparer en tempura, comme des fleurs de courgettes en suivant pas à pas les précieux conseils de Camille (Le Manger).  La pâte à tempuras était parfaite mais ces fleurs ne sont pas aussi délicates que les fleurs de courgettes, elles sont épaisses et bien résistantes. Ce n’était pas un mariage très réussi. J’ai ensuite suivi les recommandations de mon ami Loïc qui lui, les prépare en beignets avec de la panure. J’ai donc trempé ces fleurs dans la pâte à tempuras puis dans de la panure et je les ai frites : un délice !

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La recette originale de gaeng som se trouve ici.

Cette recette-ci ne contient pas de morceaux de poisson, on utilise de la chair de poisson cuite. C’est une recette parfaite pour utiliser des restes de poisson cuit au four ou à la vapeur.
La papaye verte (pas mûre) se consomme très souvent en salade mais, dans le sud de la Thaïlande, on adore la manger dans le curry acidulé. Une fois cuit, cela ressemble beaucoup à de la courgette, en plus ferme.

Il faut préparer ta pâte de curry maison.  Tu peux la faire soit dans un blender, soit dans un mortier.
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Petits puddings banane, coco et rhum

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Si je poste mes recettes à un rythme de moins en moins soutenu, ce n’est pas par perte de motivation, c’est juste que la vie au sud de la Thaïlande ne m’offre pas vraiment de répit.
Il y a eu la fin du semestre scolaire avec la correction de 200 copies en l’espace de 2 jours, la recherche d’un nouveau logement et puis la création d’un site web avec réservation en ligne pour un charmant petit resort sur une île paradisiaque de la région.
Avec tout cela, peu de temps pour cuisiner et pour te préparer de nouvelles recettes.

Dans notre bientôt ex-jardin (je reviendrai sur cette sombre histoire dans mon prochain article), on a plein de bananiers. Certains sont en fleur et on a 5 régimes de bananes qui mûrissent tranquillement. Derrière la maison, les arbres sont rachitiques et produisent des mini-bananes de consistance bizarre et beaucoup trop sucrées… pas terrible du tout !

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Mais à l’avant de la maison, il y a un groupe de bananier qui produit de belles bananes qui s’annoncent bien bonnes. On les chouchoute depuis 3 mois. On tuteure l’arbre pour pas qu’il ne tombe sous le poids des bananes, on lui coupe les feuilles les plus âgées pour qu’il donne assez de nutriments à ses fruits… on attend avec impatience que les bananes soient prêtes à être récolées mais ça prend du temps. Il y a quelques jours, Nan a annoncé d’un ton très solennel que les bananes seraient ramassées dans moins d’une semaine ! J’étais toute émoustillée !
Et il avait raison, je ne sais pas s’il l’a vu dans sa boule de crystal mais les bananes ont bien été ramassée … sauf qu’elles l’ont pas été par nous !
Dimanche matin, étant seule à la maison, j’ai fait la larve… et soudain, alors que je trainais les pieds dans mes rêveries, j’ai entendu un grand CRAAAAAAAC en provenance du jardin. Comme c’était pas un crac de carrosserie de voiture froissée, je me suis pas inquiétée, trop en manque d’énergie pour vraiment bouger. Au second grand CRRRRAAAAAAACCCCC, je me suis dirigée vers la porte et l’ai ouverte au rythme du pas-de-saucisson. Et là… vision d’horreur, mon état larvesque a été instantanément enseveli sous la bave du pitbull enragé : “NON mais c’est quoi ce binz ?”
Le beau-frère de la propriétaire était entrain de charger mon régime de banane dans son pick-up.
En m’apercevant, et surtout en voyant la fureur sur mon visage, il a dû réaliser qu’il devrait partager son butin pour pouvoir s’en aller sans se faire mordre par un animal enragé… et il m’a tendu 2 misérables mains de bananes en compensation.

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Crevettes et petais sautés au curry

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Sator, tu connais ? C’est le nom thaï pour les stink beans (haricots qui puent) ou petai. Il s’agit de gousses qui poussent dans de gigantesques arbres. On consomme la fève qui se trouve à l’intérieur de ce haricot plat. Cette fève a un goût d’ail cru très prononcé … Du coup, quand tu en manges, tu chopes une haleine de cheval pour la journée … et peut-être même le jour suivant si tu as de la chance (ou si comme moi tu adores ça et que tu en manges trop).

14655720939_6dfffbe515_ophoto  “©harimurtee.wordpress

 

Les sators, c’est bon, c’est même délicieux ! Le problème c’est que chaque fois que j’essaie d’en avaler un bout, Nan me regarde d’un air méchant et me prévient que je vais devoir garder mes distances durant les heures qui suivent car il a une sainte horreur de leur odeur tenace.

 

phuket-438photo ©nunewblog.wordpress

 

Et, l’autre jour, miracle se produisit … on discutait préparation de crevettes et Môssieur déclare que la meilleure façon de préparer les crevettes, c’est : ” sautées avec des sator”. Surprise mais heureuse, je m’en suis allée au marché mon petit panier sous mon bras. Autant te dire qu’il m’a pas fallu longtemps pour dégotter tous les ingrédients nécessaires à la préparation de ce plat : à moi les sator ! Ca fait bien longtemps que j’ai abandonné l’idée d’obtenir une recette ou même une explication plus ou moins compréhensible de comment préparer tel ou tel plat, j’ai donc mis Nan face à mon panier à commission et j’ai observé le déroulement de la préparation.

Les petais poussent tout en haut de très grands arbres, ils sont difficile à récolter. Les locaux dressent des singes pour cela. Ils utilisent les singes pour la récolte de noix de coco également. Dans la petite ville où j’habite, je vois souvent des gens à moto se balader avec leur singe cueilleur …

 singe1-glraqphoto ©jpsm.e-monsite

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Salade de légumes façon Som Tam

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Les journées passent à la vitesse de l’éclair. J’accumule les photos à te montrer et les histoires à te raconter et je ne prends pas le temps de les poster. La saison des pluies est loin d’être terminée mais il ne pleut plus tous les jours et il fait chaud. Du coup, autour de ma maison, tout pousse à la vitesse de l’éclair. Après 2 mois dans cette nouvelle maison, on a enfin réussi à vaincre la mauvaise herbe (presque 2 ans que personne ne nettoie le jardin). Voici quelques photo avant-après :

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Basilic sacré, combava, citronnelle, manguier, anarcadier … le tout caché dans une jungle de mauvaises herbes habitant scolopendres et scorpions.

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Ces buissons (Pak Waan, traduit littéralement par légume doux) servent souvent de haie autour des maisons. On peut manger les jeunes feuilles, elles se préparent comme des épinards. Les fleurs bleues que tu vois sont des fleurs de pois, on les utilise comme colorant naturel, elles n’ont pas de goût particulier mais elles colorent les desserts thaïs ou le riz. (J’ai récupéré les graines et je prépare les plantons).

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Les bananiers commencent à produire, j’ai eu droit à un beau régime de bananes et à une magnifique gigantesque fleur de bananier. Les bananes sont entrain de mûrir sur l’arbre. On a coupé la fleur et on l’a préparée crue, en salade. C’est un vrai délice. J’ai appris à préparer une salade de fleurs de bananiers durant mon cours de cuisine Thaïe à Chang Mai. C’était particulièrement bon. Mais la meilleure des recettes se trouve dans le superbe livre de recettes : Issaya du chef Ian Kittichai. Tu peux trouver cette même recette sur le délicieux blog de Claire. C’est la recette que j’utilise dorénavant.
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