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Aubergines au curry

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J’ai l’impression que ça fait une éternité que je ne me suis pas sérieusement remise aux fourneaux. Et cela fait encore plus longtemps que je n’ai pas posté de nouvelle recette (non, sérieux, plus long qu’une éternité, c’est possible ?). Je ne vais pas t’assommer avec le récit de mon existence ces derniers mois mais je n’ai pas les bons plans d’Hannibal Smith et ma vie se déroule toujours avec beaucoup d’accrocs. Dans les points positifs, j’ai eu la possibilité de faire un voyage, bien trop court, en Suisse et j’en ai profité pour rapporter plein de cools gadgets pour cuisiner … mais je t’en parlerai la prochaine fois … d’ailleurs, il faudra aussi que je te raconte mon voyage à Koh Lanta en Avril dernier parce qu’il y a eu quelques belles découvertes.

Mais pour cette fois-ci, je ne peux pas imaginer passer à côté de l’actualité la plus marquante de la décennie pour le peuple thaï : la disparition du roi Bhumibol. Je peux difficilement te décrire la réaction des gens car je n’étais pas là lorsque la nouvelle a éclaté mais je peux t’expliquer l’impact sur ma vie quotidienne.
Une année entière de deuil a été déclarée.
Bon, dit comme ça, 1 année de deuil, ça ne semble pas bien méchant … mais … en vrai, cela signifie qu’on ne fait plus la fête ! Les fêtes de village, concerts, festivals et autres manifestations publiques généralement bien animées ou bruyantes ont été annulées. Je ne suis pas à Bangkok ni dans une ville très vivante donc je ne peux pas vraiment contrôler si les directives sont respectées mais le gouvernement a demandé aux clubs, bars et places de spectacles de fermer leurs portes durant un minimum d’un mois. Par contre, la chasse aux Pokémons n’a pas encore été interdite.
On trouve maintenant à l’entrée de tous les établissement gouvernementaux, les administrations et les lieux officiels un poster géant du roi, photo en noir et blanc, décoré d’étoffes tressées noires et blanches.

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Le noir et le blanc étant les couleurs de deuil pour les bouddhistes. Tous les sites web officiels : banques, hôtels, vente en ligne, administrations, etc affichent leurs pages sans couleur, tout est en niveaux de gris, saufs les Pokémons qui restent intouchables et n’ont pas l’air d’avoir été ébranlés par le décès du plus vieux régent de la planète. Pour un pays qui est généralement si bruyant et si coloré, je peux te dire que le silence et le manque de couleurs sont dérangeants. Quoique, tous comme les animaux précités… j’y trouve mon compte : l’état a demandé à tous les fonctionnaires de s’habiller en noir et blanc durant la période de deuil et ça, moi, ça me plait !

En Thaïlande, le code vestimentaire est très important. Dans le Sud, on en est encore au stade où seules les femmes sans vertu s’habillent avec des jupes au dessus des genoux ou des tops sans manches. Chaque corps de métier a son propre code vestimentaire et la plupart des companies et des entreprises n’autorisent ni piercing, ni tatouage, ni coupe de cheveux excentrique. Par exemple, en tant qu’enseignante, je n’ai pas le droit de porter de pantalon, je dois être en jupe ou en robe. Les t-shirts ne sont pas autorisés et les habits sans manche non plus. Les hommes doivent porter pantalons et polo ou chemise. Non seulement le type d’habits que tu portes est important mais, en plus, il y a un code de couleurs. Non, parce que mettre une jupe, c’est pas un vrai problème … par contre devoir mettre une jupe jaune, là, du coup, c’est moins drôle (à moins de s’appeler Pikkachu mais c’est pas mon cas).
En effet, chaque jour de la semaine a sa propre couleur.
Le lundi,  c’est le jaune. Le mardi est rose, le mercredi, quand à lui, appelle le vert. Le jeudi se veut orange. Le vendredi est bleu, le samedi devient violet et finalement, le dimanche on voit rouge mais sans pour autant en boire !
Cela vient du culte des planètes arrivé d’Inde, à l’origine. Chaque jour de la semaine honore un dieu représenté par une planète et une couleur.  Bref, tout cela pour dire que tous les fonctionnaires du pays ont le devoir de s’habiller en fonction du code des couleurs de la semaine … bah oui… et moi, je suis fonctionnaire, malheureusement !
De son vivant, le roi, étant né un lundi, était représenté par la couleur jaune tout comme notre ami Pikkachu. La reine, elle, nettement plus chanceuse, est née un vendredi, son blazon est donc bleu.
Pour en revenir à nos moutons (qui eux ont la chance d’être noir et blancs), nous nous habillons au gré des couleurs des jours de la semaine… et si tu as le malheur de nager à contre courant, tu es dénoncé au directeur de l’école qui te donne un avertissement. Tout récidiviste se voit recevoir un salaire amoindri : les fonctionnaires récalcitrants sont amendés !
Jusqu’à aujourd’hui, j’avais trouvé le moyen de contourner l’horreur des couleurs en portant du beige le lundi, du rose tellement pâte qu’on le prend pour du blanc, le mardi. Le mercredi était kaki, le jeudi se soldait par une blouse avec des mini fleurs oranges qu’on voit à peine et pour le vendredi, j’ai mis mon dévolu sur le bleu marine. Personne n’a jamais rien osé me dire… sans doute parce que je suis étrangère et qu’il vaut mieux m’ignorer que réveiller le monstre qui se cache  sous ma peau blanche. Bon, ben je tiens quand même à te faire profiter de quelques photos de mes collègues avant la vie monochrome (ici on transforme les nappes en robes. J’ai reçu, de l’école, 3 mètres de ce superbe tissus jaune pour me faire faire un habit assorti aux autres… N’ayant pas encore eu le courage de passer chez la couturière, je ne te dis pas mon soulagement lorsque j’ai appris que je devrais porter du noir ou du blanc durant l’année à venir ! ) :

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MARDI

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MERCREDI

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Assez papoté, passons aux choses sérieuses. La saison des pluies bat son plein et les petits plats mijotés sont les bienvenus. Ce curry d’aubergines est un régal. Il m’arrive parfois de le préparer avec du poulet haché et parfois sans. Je prépare ce curry avec les aubergines thaïes qui sont vertes et longues mais tu peux utiliser des aubergines japonaises qui sont également allongées mais de couleur violette ou alors des aubergines classiques que tu trouves en Europe. Les petites aubergines thaïes rondes ne sont pas idéales pour cette recette.

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Ce curry n’est pas liquide, il est bien épais et il mijote longtemps. C’est important de bien faire revenir la pâte de curry dans l’huile chaude pour que tous les parfums se dégagent.

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Liserons d’eau au curry rouge

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Une recette toute simple, vite prête et originale proposée par le chef McDang.
Le chef McDang est très médiatisé et respecté en Thaïlande. Il est membre de la famille royale et a étudié en Angleterre dès un très jeune âge. Il se passionne pour la cuisine, lâche ses études universitaires et suis des cours au “Culinary Institue of America”. Il ouvre un restaurant aux Etats-Unis avant de revenir en Thaïlande. Il est actuellement ambassadeur de la cuisine thaïe à travers le monde. Il essaie de faire comprendre à son pays l’importance d’avoir des écoles culinaires professionnelles qui enseignent les principes de la véritable cuisine thaïe et a écrit un livre à ce sujet (The Principles of Thai Cookery) – qu’entre nous soit dit je n’ai pas lu parce que Nan me bourre le mou à longueur de journée avec ses principes de cuisine thaïe … et que ça me suffa comme ci – mais qu’entre nous soit dit toujours, d’après les extraits que j’en ai vus (du livre, pas de Nan), il doit être vraiment intéressant (le livre, pas Nan).

Le chef McDang a un show télévisé, il a publié de nombreux livres de cuisine et a une chaîne Youtube en Thaï où il présente ses recettes. Il poste aussi des vidéos en Anglais (avec son accent rigolo) dans lesquelles il voyage en Thaïlande et nous fait découvrir des spécialités régionales et la culture locale, avec toute cette fierté et ce patriotisme dont les Thaïs sont  remplis. Ce sont des émissions intéressantes mais légères, comme toujours en Thaïlande, qui présentent en survol des produits régionaux comme la pâte de crevette, les ingrédients qui composent des pâtes de curry, le lait de coco, etc. On suit la préparation de mets traditionnels sans, malheureusement, en avoir la recette. Emissions courtes et sympatoches, à regarder si tu as le temps car elles permettent de s’imprégner de la culture locale.

Ici, un épisode de son émission sur les desserts thaïs et la récolte de sucre de palme.

Voici la vidéo originale, en Thaï, de cette délicieuse recette de liserons d’eau au curry rouge :

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Curry acidulé à la papaye verte et aux fleurs de colibri végétal

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Voici, à l’approche d’Halloween, une recette de soupe orange aux trucs bizarres et aux piments. Et pour me faire pardonner mon absence de ces dernières semaines, je t’offre même, en prime, une histoire de fantômes!
Alors attention les yeux, il ne s’agit pas d’une histoire sortie de mon imagination, il s’agit de la vérité, rien que la vérité.
fantome-citrouilleJe ne sais pas s’il en va de même dans les autres régions de Thaïlande mais ici, dans le sud, les fantômes font partie de la vie quotidienne. En Malaisie, c’était tout pareil : lorsque que je travaillais dans un centre de plongée des îles Perhentians, j’ai eu la chance de loger gratuitement dans la plus belle chambre du centre : celle avec vue directe sur la mer. Aucun membre du staff local ne voulait y dormir car elle était habitée par un esprit maléfique qui t’attaque durant ton sommeil. Autant te dire que quand j’ai courageusement proposé d’y loger, on m’a prise pour une folle. J’y suis restée durant 4 mois, sans jamais avoir de problème de cohabitation avec ce mystérieux companion, il était même bien plus silencieux et agréable que mes collègues locaux.
Pour en revenir à la Thaïlande, l’année dernière, à l’école où je travaille, une des élèves s’est retrouvée envoutée par un fantôme. Ne me demande pas comment c’est possible, j’ai essayé de me renseigner, personne n’a pu me répondre … c’est ainsi et c’est tout… arrête de poser des questions sans queue ni tête aussi !
Bref, cela a créé une panique générale au niveau des élèves et des parents d’élèves et on a dû fermer l’école.
Alors sincèrement, moi, les esprits, ce sont mes amis : grâce à eux, j’ai eu droit à une chambre gratuite avec vue sur la mer et à un week-end prolongé payé.
Des histoires de fantômes, j’en entends tous les jours. Des gens déménagent car leur maison est envoutée, on va trouver le mâge pour soigner des maux mystérieux, on suspend des dessins protecteurs au-dessus des portes, on se protège contre les attaques de l’au-delà du mieux qu’on peut et on espère que le ciel ne nous tombera pas sur la tête. En même temps, on a pas besoin des fantômes pour ça, les grands esprits des industriels indonésiens s’en chargent en nous inondant de leur fumées meurtrières et nauséabondes.

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Jusqu’à y a pas longtemps, je trouvais ces histoires de fantômes distrayantes et je me faisais des blagues rien que pour moi : ATTENTION, c’est un sujet avec lequel on ne plaisante pas, dans le coin. Des fois, je partage mes blagues avec Nan qui en rit un peu jaune… car il ne veut pas croire aux fantômes mais il n’est pas encore totalement convaincu qu’ils n’existent pas.
Mon esprit agnostique et rationnel préfère penser que si mon four ne fonctionne plus juste le jour où je souhaite te préparer une merveilleuse recette de poisson au tamarin cuit au four, ce n’est pas à cause du fantôme qui se venge de mes gags pourris mais à cause du fait qu’un four de marque locale n’est pas fait pour résister plus de 4 ans et qu’il est fort probable qu’il rende l’âme sans plus ample explication.

Mais une fois encore, je me disperse, revenons à nos moutons. Il y a 15 jours, j’ai reçu un message de la soeur de la propriétaire de la maison que je loue pour m’annoncer que je dois libérer les lieux avant le 1er avril (non, c’est pas un gag). Ca m’a foutu en boule grave : j’ai emménagé il y a à peine 4 mois et dans le coin, c’est vraiment difficile de trouver un logement correct. Nan a voulu connaitre la raison pour laquelle on se faisait chasser et il a fait le tour du quartier en discutant avec les commères locales. Il a appris que la maison est restée inhabitée durant 8 mois avant notre arrivée car elle était hantée. Tu vois, on y revient !  La propriétaire est tombée malade à cause d’un mauvais esprit et elle avait des crises de folie… du genre à hurler à tue tête à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Cette dame a été hospitalisée et la maison a été désertée.
Du coup, lorsque l’étrangère s’est pointée, on s’est frotté les mains et on lui a loué la maison avec le fantôme dedans en bonus gratuit pour voir ce qu’il se passe… et étonnamment, rien de particulier ne se passa.
Résultat des courses : le fantôme a disparu, la famille de propriétaires souhaite revenir loger dans la maison et me fait dégager.
Va falloir que je pense à me faire un nom en tant qu’exorciste !

Du coup, vu qu’on a pas trop le choix, on s’est remis à la recherche d’une maison correcte. Comme par miracle, après une semaine seulement de recherches, on dégotte une maison encore plus belle et mieux située que celle où j’habite actuellement ! On se dépêche de contacter la propriétaire. Et on apprend … devine quoi … que cette maison est hantée ! J’explique en long en large et en travers à cette dame que je ne vois aucun désavantage à partager la maison avec un esprit et que cela ne m’empêche pas de dormir. Bah tu sais quoi ?
Elle a refusé de louer la maison car elle a peur que je ne reste que quelques jours et que je parte morte de trouille, la queue entre les jambes ! Elle a une maison toute neuve, qui est inhabitée depuis 6 mois car elle a peur de la louer. C’est magique, non ?
Je ne sais pas si je trouverai une maison correcte à louer, je ne sais pas si elle sera “habitée” ou non mais là, j’ai eu ma dose d’histoires de fantômes pour un bon moment.

Et puis comme mon four est envouté et que je ne peux plus l’utiliser, je mets de côté ma sublime recette de poisson au tamarin et à la noix de coco et je te propose cette recette originale.

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C’est au marché que j’ai découvert ces jolies fleurs de colibri végétal (Sesbania grandiflora). La marchande m’a dit de les faire bouillir et de les manger avec une sauce pimentée à la pâte de crevettes: nahm prik kapi. Mais j’avais envie de les préparer avec un peu plus de goût, je te propose de les manger avec un curry acidulé Gaeng som et d’y ajouter de la papaye verte du jardin.

Comme j’en ai acheté une bonne quantité, j’ai aussi essayé de les préparer en tempura, comme des fleurs de courgettes en suivant pas à pas les précieux conseils de Camille (Le Manger).  La pâte à tempuras était parfaite mais ces fleurs ne sont pas aussi délicates que les fleurs de courgettes, elles sont épaisses et bien résistantes. Ce n’était pas un mariage très réussi. J’ai ensuite suivi les recommandations de mon ami Loïc qui lui, les prépare en beignets avec de la panure. J’ai donc trempé ces fleurs dans la pâte à tempuras puis dans de la panure et je les ai frites : un délice !

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La recette originale de gaeng som se trouve ici.

Cette recette-ci ne contient pas de morceaux de poisson, on utilise de la chair de poisson cuite. C’est une recette parfaite pour utiliser des restes de poisson cuit au four ou à la vapeur.
La papaye verte (pas mûre) se consomme très souvent en salade mais, dans le sud de la Thaïlande, on adore la manger dans le curry acidulé. Une fois cuit, cela ressemble beaucoup à de la courgette, en plus ferme.

Il faut préparer ta pâte de curry maison.  Tu peux la faire soit dans un blender, soit dans un mortier.
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Crevettes et petais sautés au curry

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Sator, tu connais ? C’est le nom thaï pour les stink beans (haricots qui puent) ou petai. Il s’agit de gousses qui poussent dans de gigantesques arbres. On consomme la fève qui se trouve à l’intérieur de ce haricot plat. Cette fève a un goût d’ail cru très prononcé … Du coup, quand tu en manges, tu chopes une haleine de cheval pour la journée … et peut-être même le jour suivant si tu as de la chance (ou si comme moi tu adores ça et que tu en manges trop).

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Les sators, c’est bon, c’est même délicieux ! Le problème c’est que chaque fois que j’essaie d’en avaler un bout, Nan me regarde d’un air méchant et me prévient que je vais devoir garder mes distances durant les heures qui suivent car il a une sainte horreur de leur odeur tenace.

 

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Et, l’autre jour, miracle se produisit … on discutait préparation de crevettes et Môssieur déclare que la meilleure façon de préparer les crevettes, c’est : ” sautées avec des sator”. Surprise mais heureuse, je m’en suis allée au marché mon petit panier sous mon bras. Autant te dire qu’il m’a pas fallu longtemps pour dégotter tous les ingrédients nécessaires à la préparation de ce plat : à moi les sator ! Ca fait bien longtemps que j’ai abandonné l’idée d’obtenir une recette ou même une explication plus ou moins compréhensible de comment préparer tel ou tel plat, j’ai donc mis Nan face à mon panier à commission et j’ai observé le déroulement de la préparation.

Les petais poussent tout en haut de très grands arbres, ils sont difficile à récolter. Les locaux dressent des singes pour cela. Ils utilisent les singes pour la récolte de noix de coco également. Dans la petite ville où j’habite, je vois souvent des gens à moto se balader avec leur singe cueilleur …

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Curry massaman de boeuf – version avec tamarin

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Je viens juste de rentrer d’un voyage d’une semaine avec mes collègues. Je ne sais pas si tu arrives à imaginer un voyage avec 35 instits thaïs mais je vais tenter de te dépeindre l’ambiance… En Thaïlande, les gens vivent en groupe et voyagent en groupe. La plupart de mes collègues n’a jamais voyagé hors du pays. En Thaïlande, les gens organisent leurs voyages via une agence qui réserve tout et met un guide à disposition. On suit le guide et on tente de voire et faire un maximum de choses en un minimum de temps. Nous avons voyagé en bus… et dans le bus, histoire de ne pas s’ennuyer, on a des micros, des giga-écrans et on fait du karaoké en poussant le volume à coin ! Après une heure de chansonnette, j’en avais déjà ras les chaussettes… mais imagine … une semaine complète dans le bus … avec des voyages de 10 à 12 heures … !
Par chance, j’avais embarqué des jeux de cartes, je me suis dit qu’on pourrait taper le carton et s’amuser un peu. Mais en Thaïlande, vois-tu, on ne joue pas aux cartes pour le fun, on joue pour de l’argent. Jouer aux cartes pour de l’argent est interdit et passible d’amendes importantes, du coup, on ne joue pas aux cartes. (… oh que les parties de Jass me manquent) J’ai tout de même dégainé ma boîte de UNO et j’ai trouvé 2 rebelles pour y jouer avec moi. A la fin de la semaine, j’avais créé une dizaines d’uno addicts !
Mes collègues sont en grande majorité des femmes (environ 90%) et quasi tous sont musulmans. Autant te dire que la petite bière, le soir, au bord de l’eau, j’y ai eu droit seulement en rêve et que sortir le soir pour aller danser ou pour s’amuser n’est pas pensable. Le soir, seule les femmes qui travaillent dans des bars (et qui ont donc une vie très dissolue) sortent, les autres restent à la maison. Généralement à 21h, c’est couvre-feu.
Cela n’a pas empêché mon tempérament perturbateur d’organiser une virée dans un endroit branché, après le couvre-feu, au 49ème étage d’un immeuble de Bangkok : petit cocktail (sans alcool) avec une collègue qui entrait dans un bar pour la première fois de sa vie. Quelle expédition !
A tous mes amis suisses et instits : t’imagines un camp d’une semaine sans une goutte d’alcool, sans une partie de Jass et sans nuit blanche ? ha ha ha ha
Bon, ça, c’est pour l’ambiance générale, après faut aussi comprendre que tout ce qui est un tant soit peu culturel est ennuyeux et que seuls le shopping et les selfies (ou photos de groupes) sont vraiment dignes d’un voyage de boîte. On a donc eu des arrêts shopping à chaque point de vente régional : pour acheter des spécialités locales commestibles, des peluches bon marché ou des habits à prix bas. On a quand même eu la possibilité de visiter le palais du roi Rama IV à Hua Hin – nous étions 5 pour la visite, les autres sont restés en bas de la colline.

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Nous avons aussi visité le musée qui retrace l’histoire de la construction de la ligne de chemin de fer, par les Japonnais, durant la seconde guerre mondiale. Cette fameuse ligne qui passe par dessus la rivière Kwaï. (Attention, en Thaï, si tu prononces Kwaï … cela signifie “boeuf” et c’est une insulte… si tu prononces Khwaï… cela signifie zizi. Il faut prononcer Kwé). Nous avons commencé la visite de ce musée, par ailleurs très bien fait et passionnant, en étant un groupe de 35 personnes, j’ai terminé la visite seule. Après à peine 5 minutes, tous mes collègues ont disparu. Je les ai retrouvés à l’extérieur du musée entrain de manger des nouilles et de se prendre en photos !

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Du coup, comme après tout cela il faut bien se remonter le moral … je rêve toujours à ma bière au bord de la rivière … aujourd’hui, c’est comfort food !

Voici la recette du délicieux curry massaman de boeuf. J’avais déjà publié une recette de massaman à l’époque, voici une version différente car elle contient du tamarin et un peu moins d’épices. C’est une recette que j’apprécie avec du boeuf ou du porc. Je préfère le poulet avec la version sans tamarin. Je ne trouve pas que le curry massaman fait bon ménage avec le poisson et les fruits de mer par contre c’est délicieux préparé avec uniquement des légumes : broccolis, carottes, pommes-de-terre, mange-tout, chou-fleur, courgettes, … Si tu souhaites un version complètement végétarienne, remplace la sauce de poisson par du sel (pas de sauce soja).

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Curry acidulé au poisson – Gaeng Som Pla

Le curry acidulé au poisson ( Gaeng Som Pla ou sour and spicy curry) est, en Thaïlande, le plus apprécié des curries. Il est très rarement présent sur les cartes des restaurants thaïs à l’étranger et méconnu des touristes. Il s’agit d’un curry sans lait de coco originaire du sud de la Thaïlande. Comme tout ce qui vient du sud du pays, son goût est intense et son pouvoir pimenté est bien supérieur à tout autre curry. Pour ma part, je ne peux pas le manger : quelques bouchées et je ne sens plus le goût d’aucun aliment, j’ai le nez qui coule et les larmes aux yeux. J’aime le goût de ce curry mais je ne peux jamais en commander au restaurant pour les raisons pré-citées. J’ai bien souvent demandé à Nan ou à mes amis de m’expliquer comment le cuisiner mais tout le monde me dit que ce n’est pas possible de faire ce curry sans trop de piment donc tout le monde refuse de m’aider à le préparer… C’est magique !

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Voilà comment j’ai attendu de longues années avant de trouver ma prof de cuisine privée. Comme pour les nouilles oranges, j’ai proposé un échange : ah ? tu veux que je te montre comment préparer des choux à la crème ? Pas de problème… mais uniquement si tu me montres comment préparer un curry acidulé au poisson. La soeur de Nan a relevé le défi mais a secoué la tête en signe de désapprobation lorsque je n’ai mis que 2 piments dans ma pâte de curry !

Je te propose ici une recette adaptée à mes papilles, piquante juste comme il faut.

Ce curry a été repris et adapté dans toutes les régions de la Thaïlande, c’est devenu un plat national aux innombrables variantes. Seules 2 constantes : il n’est jamais préparé avec du lait de coco et il est toujours plus piquant que ce que tout ce que tu peux imaginer.

Mon premier contact avec le Gaeng Som n’a pas été des plus heureux. Une des variantes de ce curry est préparée avec des pousses de bambou en saumure. Ces pousses de bambou, une fois cuites, dégagent une odeur identique à celle du pipi de chat. Je te jure que je n’exagère pas. Un jour donc, de bon matin, j’entre dans la cuisine commune de notre centre de plongée et je sens cette odeur qui me retourne l’estomac… je suis en rage contre notre chat que je chasse à coup de balai et je fais le tour de la cuisine en reniflant partout pour trouver l’endroit où ce maudit chat a … quand soudain, mon odorat est attiré vers la table, par le plat de curry qui s’y trouve ! Oh horreur ! comment peut-on manger un truc pareil. J’imagine que c’est un peu comme si je plaçais un époisses bien fait sous le nez de Nan…
Bref, j’ai filmé le plat de Gaeng Som pour éviter d’avantage de pollution olfactive et je me suis promis de ne jamais y goûter.
C’est en discutant avec mes amis Thaïs et en plaisantant à propos de l’odeur de leur nourriture que j’ai compris que ce curry peut être préparé de nombreuses manières. La version que je te propose est délicieuse, elle ne contient pas de pousses de bambou macérées et dégage une fantastique odeur.

Ce plat est préparé avec du poisson ou des fruits de mer. On peut y ajouter des légumes en tous genre. Dans ma région, il est généralement préparé avec du chou-fleur, de la papaye verte coupée en gros cubes, du melon d’eau, des grosses fleurs blanches dont je ne connais pas le nom ou alors des morceaux d’ananas pas trop mûr. Je pense que ce curry est un super moyen d’utiliser les courgettes que tu as dans ton jardin et dont tu ne sais plus quoi faire.
Le côté acidulé du curry vient du jus de citron qu’on y ajoute. On peut remplacer ce jus de citron par du tamarin ou utiliser des fruits séchés Som Khek. L’ananas apporte également un peu d’acidité lorsqu’on l’utilise.
Ce curry est toujours préparé avec des poissons entiers, vidés et coupés en darnes . La tête du poisson est cuite dans le curry, le foie et les oeufs également. Je n’ai jamais vu de Gaeng Som préparé avec des filets de poisson.
Certaines personnes ajoutent un peu de sucre dans le curry pour balancer l’acidité mais dans ma région, cela ne se fait pas. Libre à toi d’ajouter du sucre si tu le souhaites.

La pâte de curry peut être préparée rapidement et facilement, elle ne requiert pas de nombreux ingrédients. J’ai même investi dans un mortier et laissé tomber mon blender pour l’occasion !
La pâte de curry est parfois préparée avec de la chair de poisson cuit. Cela donne une consistance plus épaisse au curry et c’est un bon moyen de recycler des restes de poisson grillé ou bouilli. Tu peux sans problème le faire : il suffit d’ajouter la chair de poisson à la pâte déjà prête et de bien mixer le tout au blender ou dans le mortier.

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Flans de poisson au curry rouge – Hor Mok

Ces petits flans de poisson au curry rouge (Hor Mok), cuits à la vapeur, sont juste magiques. Ils sont parfaits pour un buffet d’été entre amis ou pour un brunch parfumé. Ils peuvent être mangés chauds, tièdes ou froids.

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En fait, ce ne sont pas vraiment des flans mais je ne sais pas trop quel nom leur donner. C’est un peu entre un flan et une terrine … Si t’as une idée de nom plus appétissant que flan de poisson, je suis preneuse !

C’est un des plat que Nah nous préparait régulièrement lorsqu’elle cuisinait notre lunch … elle avait l’obligation d’en faire une double ration pour que j’en aie pour mon repas du soir également !

Ces flans de poissons sont vendus dans les différents marchés de nourriture, un peu partout sur le continent … mais ils sont préparés avec de la pâte de curry rouge que je trouve bien trop piquante. Lorsque Nah nous les cuisinait, ils étaient pimentés juste comme il faut et très parfumés. Ils sont, traditionnellement, cuits à la vapeur dans des feuilles de bananier pliées en forme de petite coupe. Dans ce post, je te présente la version coupelle remplie de poisson et dans un autre article, je te présenterai une variante poulet-crevettes dans les petits paquets.  A toi de choisir ce que tu préfères …

Si tu ne trouves pas de feuilles de bananier … car je conçois bien que ça ne se trouve pas à tous les coins de rue … tu peux utiliser du papier sulfurisé ou des ramequins qui résistent à la chaleur. Des moules à cupcake en silicone font également l’affaire.

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Flans de poulet et crevettes au curry rouge – Hor Mok

Ces petits flans de poulet et crevettes au curry rouge (Hor Mok), cuits à la vapeur, sont originaux et délicieux. Ils sont absolument parfaits pour un pique-nique car ils sont faciles à transporter et peuvent se manger froids. Il s’agit d’une variante de la recette classique préparée à base de poisson.

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Ils sont, traditionnellement, cuits à la vapeur dans des feuilles de bananier pliées en forme de petite coupe. Nah, notre cuisinière, ne préparait pas des coupelles mais faisait de petits paquets bien fermés. En soi, c’était plutôt intelligent car elle cuisinait pour 8 personnes et pouvait ainsi entasser les petits paquets dans la passoire pour la cuisson à la vapeur.
Dans ce post, je te présente la version de Nah.

Ces flans se préparent normalement avec des feuilles de basilic doux. Le basilic doux, la plupart du temps, sur l’île, on n’en avait pas. Par contre, dans notre jardin, on avait des feuilles de lolot à profusion. Nah les utilisait donc pour parfumer ces flans. A toi de voir ce que tu trouves facilement dans les magasins : basilic doux ou feuilles de lolot… mais il est préférable de ne pas utiliser les 2 car ils ont chacun un  parfum fort et particulier. Je dois dire que j’aime bien le basilic doux avec le poisson et que je préfère les feuilles de lolot avec la version au poulet.

Si tu ne trouves pas de feuilles de bananier … car je conçois bien que ça ne se trouve pas à tous les coins de rue … tu peux utiliser du papier sulfurisé ou des ramequins qui résistent à la chaleur. Des moules à cupcake en silicone font également l’affaire.

 

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La pâte de curry du commerce peut être utilisée pour ce plat : curry rouge ou curry panang mais le mieux est de la préparer soi-même, elle est bien plus parfumée et tu peux adapter la dose de piments. Recette pour la pâte de curry panang maison.

Pour cette recette, tous les ingrédients doivent être bien froids. 

Ces flans sont cuits à la vapeur, si tu n’as pas de casserole faite pour cela, voici comment procéder.
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Fish cakes – croquettes de poisson au curry rouge

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Pour le 1er avril, quoi de mieux que des croquettes de poisson ?
Les fish cakes se trouvent absolument à tous les recoins du pays, c’est pas une blague. Ils font partie de ces petites choses qu’on peut grignoter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ils sont vendus par des marchands ambulants ou dans les marchés. Généralement ces croquettes sont embrochées sur une baguette en bambou par groupes de 3. Les croquettes sont cuites une première fois et réchauffées dans un bain d’huile chaude, par le marchand, au moment où tu les achètes. Cela donne des croquettes bien sèches et bien grasses…

Je n’ai jamais été vraiment malade à cause de la nourriture depuis que je suis en Thaïlande (une seule fois en 7 ans, c’est à peu près autant qu’en Europe) mais je dois dire que je regarde toujours d’un mauvais oeil la nourriture transportée sur une moto 3 roues : cuisiner à même la rue, en pleine poussière, au milieu de la circulation et des gaz d’échappement, … c’est plus fort que moi, ça me fait pas envie de manger.
Il y a bien longtemps que je ne me formalise plus pour l’hygiène des cuisines locales ou des restaurants, je n’ai aucune crainte et je mange volontiers des fruits ou légumes crus, je consomme des litres de glaçons chaque jour. Je ne suis pas sensible ni dégoûtée facilement, toutefois, j’essaie d’éviter au maximum :
– les aliments frits : l’huile a régulièrement un goût pas net qui imprègne les aliments,
– l’eau qui ne vient pas de ma propre bouteille d’eau minérale : l’eau potable est de l’eau puisée dans le sol et filtrée… mais quand tu sais tout ce qui part dans la nappe phréatique, tu ne veux pas vraiment boire cela même une fois filtré. De plus, l’eau en carafe a souvent un goût de chiottes (et je n’exagère pas vraiment).
– les boulettes, croquettes et saucisses en tous genres qui contiennent une haute dose de glutamate et autres trucs pas nets
– les viandes crues ou peu cuites : quand tu vois comment les aliments sont conservés, comment ils sont congelés et décongelés à maintes reprises, je te jure que tu veux manger de la viande, des fruits de mer ou du poisson bien cuits.
– tout ce qui pourrait contenir de l’oeuf cru … oeuf de poule en batterie ou de poule en liberté ne change pas grand chose au schmilblik: les poules en batteries sont bourrées d’aliments dont je préfère ignorer la composition et les poules en liberté se nourrissent dans les égouts. Je n’ai pas encore vu un seul endroit décent avec de beaux poulets en liberté et bien nourris.

Cela complique passablement mon quotidien, mais c’est une habitude à prendre. Du coup, je cuisine régulièrement. Je n’achète pas souvent mes repas aux stands ambulants et j’inspecte bien la nourriture des restaurants avant de commander mon repas. Comme les restaurants ont très souvent des cuisines ouvertes, ce n’est pas bien difficile de regarder ce qui s’y passe.

Etant donné que j’aime beaucoup ces petites croquettes de poisson mais que je n’arrive pas à me décider à les acheter cuites, j’ai commencé à acheter des sachets de chair à croquettes au marché. Puis, un jour, je me suis dit que ça ne devait quand même pas être sorcier à préparer. Je me suis lancée et, à ma grande surprise, le premier essai était le bon. C’est non seulement facile à faire mais c’est aussi vite prêt, délicieux et cela fait un apéro original. Je ne peux que te recommander cette recette.

En ce qui concerne la sauce, tu peux la faire toi-même selon la recette ci-dessous mais tu peux simplement acheter de la sauce toute prête au piment doux. C’est ce qui est généralement servi avec les coquettes, ici, et c’est très bon.

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Curry de poisson séché et de liserons d’eau

Curry de poisson séché et de liserons d’eau (Gaeng tae poh) … ce n’est pas le titre le plus sexy qu’on puisse trouver, je te l’accorde. Pourtant, c’est carrément mon curry préféré.

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Il s’agit d’une spécialité de la région dans laquelle je vis. C’est une version de gaeng kati (curry coco) avec du tamarin, du poisson séché-salé et des liserons d’eau. Ce curry est parfumé au tamarin, à la citronnelle, au curcuma et au galanga : Mhhhhhhhhhhhhh

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Il se prépare de manière traditionnelle avec du poisson séché-salé : pla khem. On utilise les carcasses des poissons, qu’on a fait dessaler dans de l’eau au préalable, comme base pour le curry. Normalement, il n’y a que les carcasses et les légumes mais j’aime mieux lorsqu’il y a de la chaire de poisson. Dans ma version, j’utilise donc les filets de poisson séché-salé et je ne les dessale pas.

J’en ai fait une variante aux coquillages, la recette est ici.
Tu peux utiliser des darnes de poisson frais au lieu du poisson salé. N’oublie pas de consulter la liste des poissons recommandés et déconseillés avant de faire tes achats.  Si tu utilises des darnes de poisson frais, cuis-les entières dans le curry.

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