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Posts tagged ‘curcuma’

Curry acidulé à la papaye verte et aux fleurs de colibri végétal

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Voici, à l’approche d’Halloween, une recette de soupe orange aux trucs bizarres et aux piments. Et pour me faire pardonner mon absence de ces dernières semaines, je t’offre même, en prime, une histoire de fantômes!
Alors attention les yeux, il ne s’agit pas d’une histoire sortie de mon imagination, il s’agit de la vérité, rien que la vérité.
fantome-citrouilleJe ne sais pas s’il en va de même dans les autres régions de Thaïlande mais ici, dans le sud, les fantômes font partie de la vie quotidienne. En Malaisie, c’était tout pareil : lorsque que je travaillais dans un centre de plongée des îles Perhentians, j’ai eu la chance de loger gratuitement dans la plus belle chambre du centre : celle avec vue directe sur la mer. Aucun membre du staff local ne voulait y dormir car elle était habitée par un esprit maléfique qui t’attaque durant ton sommeil. Autant te dire que quand j’ai courageusement proposé d’y loger, on m’a prise pour une folle. J’y suis restée durant 4 mois, sans jamais avoir de problème de cohabitation avec ce mystérieux companion, il était même bien plus silencieux et agréable que mes collègues locaux.
Pour en revenir à la Thaïlande, l’année dernière, à l’école où je travaille, une des élèves s’est retrouvée envoutée par un fantôme. Ne me demande pas comment c’est possible, j’ai essayé de me renseigner, personne n’a pu me répondre … c’est ainsi et c’est tout… arrête de poser des questions sans queue ni tête aussi !
Bref, cela a créé une panique générale au niveau des élèves et des parents d’élèves et on a dû fermer l’école.
Alors sincèrement, moi, les esprits, ce sont mes amis : grâce à eux, j’ai eu droit à une chambre gratuite avec vue sur la mer et à un week-end prolongé payé.
Des histoires de fantômes, j’en entends tous les jours. Des gens déménagent car leur maison est envoutée, on va trouver le mâge pour soigner des maux mystérieux, on suspend des dessins protecteurs au-dessus des portes, on se protège contre les attaques de l’au-delà du mieux qu’on peut et on espère que le ciel ne nous tombera pas sur la tête. En même temps, on a pas besoin des fantômes pour ça, les grands esprits des industriels indonésiens s’en chargent en nous inondant de leur fumées meurtrières et nauséabondes.

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Jusqu’à y a pas longtemps, je trouvais ces histoires de fantômes distrayantes et je me faisais des blagues rien que pour moi : ATTENTION, c’est un sujet avec lequel on ne plaisante pas, dans le coin. Des fois, je partage mes blagues avec Nan qui en rit un peu jaune… car il ne veut pas croire aux fantômes mais il n’est pas encore totalement convaincu qu’ils n’existent pas.
Mon esprit agnostique et rationnel préfère penser que si mon four ne fonctionne plus juste le jour où je souhaite te préparer une merveilleuse recette de poisson au tamarin cuit au four, ce n’est pas à cause du fantôme qui se venge de mes gags pourris mais à cause du fait qu’un four de marque locale n’est pas fait pour résister plus de 4 ans et qu’il est fort probable qu’il rende l’âme sans plus ample explication.

Mais une fois encore, je me disperse, revenons à nos moutons. Il y a 15 jours, j’ai reçu un message de la soeur de la propriétaire de la maison que je loue pour m’annoncer que je dois libérer les lieux avant le 1er avril (non, c’est pas un gag). Ca m’a foutu en boule grave : j’ai emménagé il y a à peine 4 mois et dans le coin, c’est vraiment difficile de trouver un logement correct. Nan a voulu connaitre la raison pour laquelle on se faisait chasser et il a fait le tour du quartier en discutant avec les commères locales. Il a appris que la maison est restée inhabitée durant 8 mois avant notre arrivée car elle était hantée. Tu vois, on y revient !  La propriétaire est tombée malade à cause d’un mauvais esprit et elle avait des crises de folie… du genre à hurler à tue tête à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Cette dame a été hospitalisée et la maison a été désertée.
Du coup, lorsque l’étrangère s’est pointée, on s’est frotté les mains et on lui a loué la maison avec le fantôme dedans en bonus gratuit pour voir ce qu’il se passe… et étonnamment, rien de particulier ne se passa.
Résultat des courses : le fantôme a disparu, la famille de propriétaires souhaite revenir loger dans la maison et me fait dégager.
Va falloir que je pense à me faire un nom en tant qu’exorciste !

Du coup, vu qu’on a pas trop le choix, on s’est remis à la recherche d’une maison correcte. Comme par miracle, après une semaine seulement de recherches, on dégotte une maison encore plus belle et mieux située que celle où j’habite actuellement ! On se dépêche de contacter la propriétaire. Et on apprend … devine quoi … que cette maison est hantée ! J’explique en long en large et en travers à cette dame que je ne vois aucun désavantage à partager la maison avec un esprit et que cela ne m’empêche pas de dormir. Bah tu sais quoi ?
Elle a refusé de louer la maison car elle a peur que je ne reste que quelques jours et que je parte morte de trouille, la queue entre les jambes ! Elle a une maison toute neuve, qui est inhabitée depuis 6 mois car elle a peur de la louer. C’est magique, non ?
Je ne sais pas si je trouverai une maison correcte à louer, je ne sais pas si elle sera “habitée” ou non mais là, j’ai eu ma dose d’histoires de fantômes pour un bon moment.

Et puis comme mon four est envouté et que je ne peux plus l’utiliser, je mets de côté ma sublime recette de poisson au tamarin et à la noix de coco et je te propose cette recette originale.

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C’est au marché que j’ai découvert ces jolies fleurs de colibri végétal (Sesbania grandiflora). La marchande m’a dit de les faire bouillir et de les manger avec une sauce pimentée à la pâte de crevettes: nahm prik kapi. Mais j’avais envie de les préparer avec un peu plus de goût, je te propose de les manger avec un curry acidulé Gaeng som et d’y ajouter de la papaye verte du jardin.

Comme j’en ai acheté une bonne quantité, j’ai aussi essayé de les préparer en tempura, comme des fleurs de courgettes en suivant pas à pas les précieux conseils de Camille (Le Manger).  La pâte à tempuras était parfaite mais ces fleurs ne sont pas aussi délicates que les fleurs de courgettes, elles sont épaisses et bien résistantes. Ce n’était pas un mariage très réussi. J’ai ensuite suivi les recommandations de mon ami Loïc qui lui, les prépare en beignets avec de la panure. J’ai donc trempé ces fleurs dans la pâte à tempuras puis dans de la panure et je les ai frites : un délice !

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La recette originale de gaeng som se trouve ici.

Cette recette-ci ne contient pas de morceaux de poisson, on utilise de la chair de poisson cuite. C’est une recette parfaite pour utiliser des restes de poisson cuit au four ou à la vapeur.
La papaye verte (pas mûre) se consomme très souvent en salade mais, dans le sud de la Thaïlande, on adore la manger dans le curry acidulé. Une fois cuit, cela ressemble beaucoup à de la courgette, en plus ferme.

Il faut préparer ta pâte de curry maison.  Tu peux la faire soit dans un blender, soit dans un mortier.
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Poulet mijoté au gingembre et au curcuma

J’aime le gingembre à la folie, passionnément !

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Gingembre nouveau : il est tendre, juteux et la chaire est très blanche,
son goût est plus léger que celui du gingembre plus âgé

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Cette recette, je l’ai découverte, essayée, goûtée, adorée et préparée plusieurs fois. Elle est tirée du blog shesimmers : il s’agit d’un excellent blog de cuisine thaïe, en Anglais. Leela, l’auteure du blog, est d’origine thaïe. Elle y présente sa culture et donne beaucoup d’explications sur l’origine des plats et la manière de les préparer. Très souvent, ses textes retranscrivent exactement ce que Nan m’explique sur ses habitudes alimentaires et comment cuisiner de la vraie cuisine thaïe. Toutefois, son site propose des recettes de plats cuisinés «comme dans la région de Bangkok». Ici, dans le sud de la Thaïlande, tout est préparé avec plus de lait de coco, plus de goûts et plus de piments.
Cela n’empêche que sa recette de sauce pour le riz au poulet est la meilleure que j’aie goûtée (je posterai la recette bientôt) et que ce poulet mijoté au gingembre et au curcuma fait un tabac auprès de mes collègues et voisins.

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Marinade thaïe pour le poulet et le poisson

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Eh eh, il parait que c’est l’été chez vous ! C’est la saison des barbecue ??
Ici, la saison des pluies bat son plein : temps couvert, de la pluie tous les soirs, un taux d’humidité à faire exploser la sonde et des sauts de température importants. Lorsque le soleil brille, on se croirait dans un four à vapeur et dès qu’il pleut, on se cache sous le duvet.

Pour changer de la grisaille, je te propose une recette colorée et parfumée pour tes grillades de saison.
C’est une marinade toute simple à préparer. Je l’utilise pour le poulet, j’y fais mariner des filets ou des cuisses. C’est aussi parfait pour parfumer des poissons entiers : j’en remplis l’intérieur du poisson avant de le coincer dans ma grille à poisson pour le barbecue ou de le mettre dans une papillote.

Le temps de marinage est à fixer en fonction de tes goûts. Chez moi, le poulet passe la nuit au réfrigérateur dans la marinade. Le poisson farci de cette pâte repose 1-2 heures au frais avant d’être grillé.

 

Liste des ingrédients pour la marinade (pour environ 500 gr de viande)  :

 


6 gousses d’ail 


4 cm de curcuma frais 


4 bâtons de citronnelle


1 dl de lait de coco 


 

Gratte la peau du curcuma sous l’eau courante pour la nettoyer.

Lave la citronnelle, retire les parties extérieures qui sont dures. Hâche finement.
Pèle l’ail et coupe les gousses en 4.

Place la citronelle, l’ail et le curcuma dans un mortier ou dans un blender et réduis le tout en pâte.
Mélange cette pâte au lait de coco.
Si tu utilises un blender, tu peux ajouter le lait de coco en cours de mixage pour faciliter l’opération.

Place la viande dans la marinade et laisse reposer au frais entre 1h et une nuit.
Avant d’utiliser la viande, retirer le gros de la marinade.

Curry acidulé au poisson – Gaeng Som Pla

Le curry acidulé au poisson ( Gaeng Som Pla ou sour and spicy curry) est, en Thaïlande, le plus apprécié des curries. Il est très rarement présent sur les cartes des restaurants thaïs à l’étranger et méconnu des touristes. Il s’agit d’un curry sans lait de coco originaire du sud de la Thaïlande. Comme tout ce qui vient du sud du pays, son goût est intense et son pouvoir pimenté est bien supérieur à tout autre curry. Pour ma part, je ne peux pas le manger : quelques bouchées et je ne sens plus le goût d’aucun aliment, j’ai le nez qui coule et les larmes aux yeux. J’aime le goût de ce curry mais je ne peux jamais en commander au restaurant pour les raisons pré-citées. J’ai bien souvent demandé à Nan ou à mes amis de m’expliquer comment le cuisiner mais tout le monde me dit que ce n’est pas possible de faire ce curry sans trop de piment donc tout le monde refuse de m’aider à le préparer… C’est magique !

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Voilà comment j’ai attendu de longues années avant de trouver ma prof de cuisine privée. Comme pour les nouilles oranges, j’ai proposé un échange : ah ? tu veux que je te montre comment préparer des choux à la crème ? Pas de problème… mais uniquement si tu me montres comment préparer un curry acidulé au poisson. La soeur de Nan a relevé le défi mais a secoué la tête en signe de désapprobation lorsque je n’ai mis que 2 piments dans ma pâte de curry !

Je te propose ici une recette adaptée à mes papilles, piquante juste comme il faut.

Ce curry a été repris et adapté dans toutes les régions de la Thaïlande, c’est devenu un plat national aux innombrables variantes. Seules 2 constantes : il n’est jamais préparé avec du lait de coco et il est toujours plus piquant que ce que tout ce que tu peux imaginer.

Mon premier contact avec le Gaeng Som n’a pas été des plus heureux. Une des variantes de ce curry est préparée avec des pousses de bambou en saumure. Ces pousses de bambou, une fois cuites, dégagent une odeur identique à celle du pipi de chat. Je te jure que je n’exagère pas. Un jour donc, de bon matin, j’entre dans la cuisine commune de notre centre de plongée et je sens cette odeur qui me retourne l’estomac… je suis en rage contre notre chat que je chasse à coup de balai et je fais le tour de la cuisine en reniflant partout pour trouver l’endroit où ce maudit chat a … quand soudain, mon odorat est attiré vers la table, par le plat de curry qui s’y trouve ! Oh horreur ! comment peut-on manger un truc pareil. J’imagine que c’est un peu comme si je plaçais un époisses bien fait sous le nez de Nan…
Bref, j’ai filmé le plat de Gaeng Som pour éviter d’avantage de pollution olfactive et je me suis promis de ne jamais y goûter.
C’est en discutant avec mes amis Thaïs et en plaisantant à propos de l’odeur de leur nourriture que j’ai compris que ce curry peut être préparé de nombreuses manières. La version que je te propose est délicieuse, elle ne contient pas de pousses de bambou macérées et dégage une fantastique odeur.

Ce plat est préparé avec du poisson ou des fruits de mer. On peut y ajouter des légumes en tous genre. Dans ma région, il est généralement préparé avec du chou-fleur, de la papaye verte coupée en gros cubes, du melon d’eau, des grosses fleurs blanches dont je ne connais pas le nom ou alors des morceaux d’ananas pas trop mûr. Je pense que ce curry est un super moyen d’utiliser les courgettes que tu as dans ton jardin et dont tu ne sais plus quoi faire.
Le côté acidulé du curry vient du jus de citron qu’on y ajoute. On peut remplacer ce jus de citron par du tamarin ou utiliser des fruits séchés Som Khek. L’ananas apporte également un peu d’acidité lorsqu’on l’utilise.
Ce curry est toujours préparé avec des poissons entiers, vidés et coupés en darnes . La tête du poisson est cuite dans le curry, le foie et les oeufs également. Je n’ai jamais vu de Gaeng Som préparé avec des filets de poisson.
Certaines personnes ajoutent un peu de sucre dans le curry pour balancer l’acidité mais dans ma région, cela ne se fait pas. Libre à toi d’ajouter du sucre si tu le souhaites.

La pâte de curry peut être préparée rapidement et facilement, elle ne requiert pas de nombreux ingrédients. J’ai même investi dans un mortier et laissé tomber mon blender pour l’occasion !
La pâte de curry est parfois préparée avec de la chair de poisson cuit. Cela donne une consistance plus épaisse au curry et c’est un bon moyen de recycler des restes de poisson grillé ou bouilli. Tu peux sans problème le faire : il suffit d’ajouter la chair de poisson à la pâte déjà prête et de bien mixer le tout au blender ou dans le mortier.

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Curry de poisson séché et de liserons d’eau

Curry de poisson séché et de liserons d’eau (Gaeng tae poh) … ce n’est pas le titre le plus sexy qu’on puisse trouver, je te l’accorde. Pourtant, c’est carrément mon curry préféré.

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Il s’agit d’une spécialité de la région dans laquelle je vis. C’est une version de gaeng kati (curry coco) avec du tamarin, du poisson séché-salé et des liserons d’eau. Ce curry est parfumé au tamarin, à la citronnelle, au curcuma et au galanga : Mhhhhhhhhhhhhh

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Il se prépare de manière traditionnelle avec du poisson séché-salé : pla khem. On utilise les carcasses des poissons, qu’on a fait dessaler dans de l’eau au préalable, comme base pour le curry. Normalement, il n’y a que les carcasses et les légumes mais j’aime mieux lorsqu’il y a de la chaire de poisson. Dans ma version, j’utilise donc les filets de poisson séché-salé et je ne les dessale pas.

J’en ai fait une variante aux coquillages, la recette est ici.
Tu peux utiliser des darnes de poisson frais au lieu du poisson salé. N’oublie pas de consulter la liste des poissons recommandés et déconseillés avant de faire tes achats.  Si tu utilises des darnes de poisson frais, cuis-les entières dans le curry.

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Sauce satay

La sauce satay est parfaite pour accompagner les brochettes de poulet ou de porc. Elle peut aussi être servie avec des légumes crus, en dip.

Pour les cacahuètes, c’est préférable d’en acheter qui ne sont ni grillées, ni salées. Si tu n’en trouves pas, tu peux aussi utiliser des cacahuètes grillées mais non salées.

 

Liste des ingrédients : 

100gr de cacahuètes non salées, et si possible non-grillées
2 gousses d’ail

1 échalote
1 bâton de citronnelle
2 dl de lait de coco
1 c.s. de curcuma en poudre
1 c.c de confiture de piment (nahm prik pao)
1 c.s. de crevettes séchées
1 c.c. de pâte de crevettes
1 c.s. de sauce de poissons

 

 

Si tu as trouvé des cacahuètes non grillées, fais-les revenir dans un peu d’huile jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. (Si elles sont déjà grillées, cette étape n’est pas nécessaire).
Place cacahuètes dans un mixer et hache-les finement.

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Place l’ail émincé, les échalotes tranchées finement, la citronnelle hachée et 5cl de lait de coco dans le mixer, réduis le tout en purée.

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Dans une poelle, fais chauffer la confiture de piments, le curcuma, le reste du lait de coco et les aliments broyés. Cuis à feu moyen pour faire réduire de moitié. Remue régulièrement.

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Broie les crevettes séchées au mixer.
En fin de cuisson, ajoute à la sauce : la pâte de crevette, la sauce de poisson et les crevettes séchées moulues.
Cuis une minute et laisse refroidir.

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Petites crêpes de riz, lait de coco et curcuma

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Gribouiller des petites crêpes de riz, lait de coco et curcuma pour ajouter un peu de fun à Noël, ça te dit ?

Cette recette semble originaire de Malaisie. Lors de mes différents séjours en Malaisie, je n’ai jamais eu l’occasion de goûter ces crêpes. Elles ont croisé mon chemin sur pinterest, j’ai trouvé sympa de faire des crêpes en dentelles et j’ai eu envie d’essayer.
Sincèrement, je ne m’attendais pas à grand chose de terrible car les différents trucs que j’ai testés depuis pinterest se sont avéré plutôt décevants. J’en arrive même à me demander si les gens testent leurs recettes avant de les mettre en ligne ? …

Bref, j’en reviens à mes crêpes…
Grande surprise car elles sont à base de farine de riz. Cela tombait plutôt bien car j’avais de la farine de riz au fond d’une de mes boîtes de réserve de nourriture. Je l’avais achetée pour le jour où j’essaierai de faire une recette à base de farine de riz. (Heureusement que Nan ne peut pas lire le Français parce qu’il secouerait la tête de désespoir tant mes boîtes de réserve de bouffe “pour le cas où” sont importantes).
Farine de riz, lait de coco et curcuma, le mélange me semble intéressant, je me lance.
Je goûte la première crêpe avant de faire toutes les autres et, re-surprise, elle est délicieuse : légère, fine, un poil croustillante sur les bords et moelleuse au centre. En plus, je m’éclate à fond avec ma bouteille multi-jet pour gribouiller ces crêpes. Elles sont faciles à retourner, ne collent pas à la poêle… Vraiment, faut que tu essaies.

J’ai testé sans sucre dans la pâte, j’ai testé avec sucre dans la pâte et j’ai même fait un essai avec sucre et cannelle dans la pâte, tout pareil, tout très bon.

Ces crêpes peuvent être préparées avec ou sans trous, mais elles sont bien meilleures avec des trous partout. Elles peuvent être farcies comme des crêpes normales ou utilisées comme wraps. Voici un exemple de ce que j’en ai fait.

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En Malaisie, elle servent d’accompagnement à de la viande cuite en sauce, elles se mangent comme du pain avec le plat. Et c’est vraiment délicieux de saucer avec ces crêpes légèrement parfumées.

Voici la bouteille pour faire les crêpes en dentelle. Ici, elle a 3 becs, cela permet de dessiner plus rapidement mais j’ai testé avec une bouteille simple, à un seul bec, ça marche très bien aussi.

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Si tu as plus de patience que moi, tu peux même faire de beaux dessins ou écrire des textes. Je t’en ai préparé une spéciale pour Noël !

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Curry de coeur de palmier et crevettes

Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas mangé du coeur de palmier. La dernière fois remonte à 4 ans, lorsqu’on avait abattu des cocotiers sur notre terrain pour planter des arbres qui font de l’ombre et qui ne sont pas dangereux.
Ben oui, un cocotier c’est assez agressif : lorsqu’une noix de coco se détache et tombe, il vaut mieux ne pas être dessous. D’ailleurs, les Thaïs ne marchent jamais sous les cocotiers, ils les contournent.
On a abattu les cocotiers et on les a remplacés pas des arbres en forme de parasol qui produisent des petites baies rouges délicieuses et qui procurent de l’ombre et du frais.

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Cela a fait un double bonus car, en prime, on a pu manger les coeurs des cocotiers. C’était une grande découverte pour moi, je ne savais pas que cela se mangeait et je dois dire que je m’attendais à quelque chose d’un peu étrange. Honnêtement, j’ai adoré cela.
On en a préparé durant une semaine car il y en avait vraiment beaucoup… et j’ai dévoré le coeur de palmier frais dans tous ses états. J’ai de la peine à décrire à quoi cela ressemble… c’est croquant, frais, et cela a un très léger goût de noix de coco, c’est assez doux sans être sucré.

Il y a quelques jours, au marché, je me suis retrouvée nez à nez avec du coeur de palmier, je n’ai pas hésité une seconde. Je m’attendais à payer une bombe car on en voit pas souvent et je me rappelle que mes amis considéraient cela comme une marchandise de luxe… j’ai payé 35 baht pour 500gr … un peu moins d’un euro !
Autant dire que je ne vais pas attendre 4 ans avant d’en cuisiner à nouveau !

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Je ne sais pas si tu trouves du coeur de palmier frais en Europe. Si oui, fonce ! c’est carrément délicieux.
Si non, il faut te rabattre sur celui en boîte. Je n’en ai jamais goûté, je ne peux pas dire si c’est très différent du frais ou non.

Cette recette de curry est typique du sud de la Thaïlande. C’est un curry non-piquant, très doux et très léger.

On en a préparé beaucoup et, le lendemain, j’ai mangé les restes avec des nouilles fraîches … mmmhhhhhhhhhhh

Si tu as la chance de pouvoir te procurer du lait de coco frais car toi aussi tu habites sous les cocotiers, n’utilise pas d’eau. Remplace-la par du lait de coco frais. Le lait de coco que je trouve au marché est beaucoup plus clair et plus liquide que le lait de coco en berlingot. C’est pour cette raison que je propose d’utiliser moitié eau -moitié lait de coco dans la recette.

Remarque : Véro a testé ce curry avec du coeur de palmier en boîte et le trouve un peu trop doux. Ce n’est pas le cas avec du coeur de palmier frais. Si tu utilises des boîtes, en fin de cuisson, juste avant de servir ton plat, ajoute 1-2 c.s. de jus de citron vert si tu trouves le tout trop doux. 

Voici la liste des ingrédients : clique sur l’image pour la voir en plein écran.

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Décortique et déveine les crevettes. Rince-les bien.

Place les têtes des crevettes et l’eau dans une casserole, porte à ébullition. Cuis durant 5 minutes pour obtenir un fumet de crevettes. Laisse refroidir un peu puis filtre. Garde précieusement le fumet de crevettes.

Coupe les coeurs de palmier en fines lamelles. Laisse tremper dans de l’eau durant une dizaine de minutes puis rince-les bien à l’eau courante.

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Ecrase les gousses d’ail et retire la peau.
Pèle et écrase les échalotes. Ce n’est pas nécessaire de les couper, on les laisse écrasées-entières.

Rince bien le curcuma, gratte la peau avec un petit couteau (attention aux habits, c’est un colorant naturel puissant, je te conseille de porter des gants si tu souhaites ne pas avoir les mains jaunes) et coupe-le en fines lamelles.

Place le lait de coco, le fumet de crevettes, le curcuma, l’ail, les échalotes, la pâte de crevettes et la sauce de poisson dans une casserole et porte à ébullition. Laisse cuire à feu moyen durant 5 minutes.

Ajoute les tranches de coeur de palmier. Cuis une dizaine de minutes.

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Goûte et rectifie l’assaisonnement avec le sel si nécessaire.

Au dernier moment, ajoute les crevettes et continue la cuisson jusqu’à ce qu’elles soient cuites.

A servir avec du riz parfumé.

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Brunch aux saveurs asiatiques

Dans un pays où on mange 5 repas par jour et où on grignote entre les repas, comment justifier de faire un seul repas au lieu de deux…

BReakfast + lUNCH = BRUNCH,

c’est une équation qui n’a définitivement pas sa place en Thaïlande !

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La grass’mat, ici, c’est mission impossible.  J’ai bien essayé mais à 6 heures du mat, tout le monde est levé et commence à faire du raffut. En même temps, cela se comprend un peu car c’est un moment de la journée où il ne fait pas encore trop chaud. La plupart des Thaïs travaillent 7 jours par semaine, se lever tôt et aller travailler est chose normale y compris samedi et dimanche. Pas de temps pour le brunch !

Pour te faire comprendre l’importance de la nourriture pour un Thaï, je vais te donner quelques exemples de vie quotidienne :
– Lorsque tu croises une connaissance, la personne ne te demande pas comment tu vas, cela n’a pas grande importance. Cette personne va te demander si tu as déjà mangé. La réponse doit impérativement être positive sans quoi tu te fais harceler jusqu’à ce que tu avales un truc. Une autre question typique qui remplace le “hello, ça va?” est pour savoir d’où tu viens ou où tu vas. Les Thaïs ont une curiosité sans limite.
– En Thaïlande, il y a de la nourriture littéralement partout. On trouve non seulement des successions de petits stands en bord de route qui vendent de la street food mais, en plus, il y a des personnes qui se déplacent avec des motos à 3 roues pour vendre des fruits frais coupés, du poulet grillé, de la salade de papaye, de la glace à la noix de coco, … la liste est infinie.

La journée commence généralement avec un repas à base de riz :
soupe de riz, salade de riz, riz au poulet ou au porc, riz jaune et poulet frit
Pour varier les plaisirs, on peut aussi trouver pour le petit déj des beignets de bananes, de patates douces ou de taro, des nouilles oranges ou encore des petits beignets délicieux qui portent le nom de patongko.

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Curry de coques au curcuma et au tamarin

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Aujourd’hui, premier jour officiel de ma nouvelle vie, je te livre MA recette favorite, celle qui fait miam : le curry de coques au curcuma et tamarin autrement appelé “Gaeng Kati”.
Gaeng signifie curry et Kati, c’est le lait de coco. Il s’agit d’un curry un peu acidulé et jaune vif. Il est encore meilleur lorsqu’on utilise du lait de coco frais mais c’est sans doute introuvable en Europe donc on le fait avec le lait de coco en brique. Il se prépare avec ou sans pâte de curry. Ici, on trouve au marché local de la délicieuse pâte de curry toute prête pour le “Gaeng Kati”.

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Je te donne la version sans la pâte de curry, c’est délicieux aussi !

Ce curry au tamarin et au curcuma est un plat typique du sud de la Thaïlande et je ne l’ai jamais vu sur les menus des restaurants… en même temps je sais pas lire le thaï donc c’est vrai que ça aide pas.
On le prépare principalement avec du poisson mais comme tu le sais déjà, j’essaie d’éviter le poisson : info ici. Aujourd’hui, je le prépare avec les coquillages frais que j’ai trouvés ce matin au marché.

Généralement, il est cuisiné avec… accroche toi bien… des pousses de feuilles de courge. J’ai découvert cela ici. Dire que j’ai toujours eu des courges dans mon jardin et que je ne savais même pas qu’on pouvait manger les feuilles de la plante ! Une fois cuit, cela ressemble à des épinards mais avec un goût un poil plus doux. Comme je viens juste de déménager, je n’ai pas encore de courges au jardin et aujourd’hui, au marché, il n’y avait rien qui y ressemble. Mais n’hésite pas à essayer, c’est top délicieux. Pour voir comment préparer cela : clique ici.

Si tu veux en mettre dans ce curry, tu peux les ajouter 15 minutes avant la fin de cuisson.

Le galanga n’est pas indispensable pour cette recette mais il ajoute une touche fraîche. Ce n’est pas une bonne idée de le remplacer par du gingembre. Le galanga se congèle bien. Si un jour tu en trouves du beau au marché, ça vaut la peine d’en garder un morceau au congèle pour les jours de pénurie.
Sur la photo ci-dessous, tu peux voir les 2 morceaux que je me suis fait refiler ce matin… un tout beau tout frais qui sort juste de terre (à droite) et un bien vieux pas beau mais qui donne quand même bon goût. Donc pas de panic, même si celui que tu trouves a un peu sale tête, balance-le dans le curry sans trop le regarder.

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Ce curry, je l’envoie aussi à Scarlett, qui fête les 3 ans de son blog “Ca bouffe un doberman” et organise, à cette occasion, un concours de recettes sur le thème de “la Bretagne”.

Logo concours Ca bouffe 3 ans
Jète un coup d’oeil sur son blog, il est plein d’humour et de bonnes choses, ça vaut la peine !

Voici la liste des ingrédients, tu peux cliquer dessus pour la voir en plein écran.

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Allez, on se met aux fourneaux sans attendre.

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