Fantastique restaurant à Bangkok et Chatuchak market

Je suis en cours de rédaction d’une super recette mais j’ai tout arrêté pour te faire un petit compte rendu de mon week-end à Bangkok parce que j’en suis encore toute émoustillée.

J’ai eu la visite de ma cousine durant 1 semaine et nous avons décidé d’aller ensemble à Bangkok pour faire des folies au marché du week-end, à Chatuchak.

Nous avons donc réservé un hôtel le plus près possible du marché. Nous en avons dégotté un tout neuf (Baan Tanwa) , super propre et pas cher. Toutes les chambres “deluxe” sont des suites, on a donc eu droit à 2 chambres séparées et 2 salles-de-bain pour le prix d’une chambre. L’hôtel lui-même est dans un quartier ultra calme et à 5 minutes de marche de la station de MRT qui t’amène au centre de Bangkok. Je pense qu’on aurait pas pu faire mieux : simple mais nickel.

Bon, le voyage n’a pas très bien commencé parce qu’on avait réservé un taxi pour aller à l’aéroport d’Hat Yai et il est venu nous chercher avec plus de 30 minutes de retard. Une fois à l’aéroport, assises dans l’avion, prêtes à décoller, nous avons eu droit à un message du pilote qui disait : ” suite à un accident survenu en bout de piste, nous ne sommes pas autorisés à décoller, nous vous demandons donc de retourner dans la salle d’attente de l’aéroport”.
Les hôtesses nous ont ensuite dit qu’il y avait eu un crash d’avion et qu’il y aurait une attente d’au minimum 2 heures. Tous les avions de l’aéroport étant bloqués au sol pour une durée indéterminée, il y avait bien trop de monde à la porte d’embarquement. Nous, on se posait plein de questions pour savoir s’il y avait des blessés, de quelle compagnie d’aviation il s’agissait, si c’était un attentat ou non (vu ce qui se passe dans le monde… on peut imaginer plein de choses…) et on a bien évidemment reçu aucune nouvelle. On a essayé de chercher sur internet mais les nouvelles en Anglais n’étaient pas encore postées. Du coup, on était dans le flou …
Après 2 heures d’attente, on a soudain été appelées pour le nouveau check-in qui a été expédié en 2 temps 3 mouvements et avant de pouvoir dire ouf, on s’est retrouvé dans les airs. Ce n’est qu’une fois arrivées à l’hôtel à Bangkok que nous avons compris qu’il s’agissait d’un accident d’un jet militaire durant une journée de démonstration ouverte au public. Le jet s’étant crashé pas loin de la piste, les avions commerciaux ont été maintenus au sol pour des raisons de sécurité. Ca aurait été quand même assez sympa de nous informer de la situation !

Une fois arrivées à Bangkok, j’ai été surprise en bien par le nouveau système de taxi de l’aéroport de Don Muang. Il y a quelques années de cela, c’était la jungle. Tu te faisais arnaquer chaque fois que tu mettais un pied dans un taxi. Maintenant, tu fais la queue dans un local climatisé, tu donnes ta destination à une gentille dame qui la transmet au chauffeur de taxi. C’est clairement indiqué que la course coûte le prix au compteur du taxi + 50 baht de taxes pour l’aéroport. Clair, net et sans arnaque. Si tu veux aller plus vite et prendre la voie rapide, tu paies le montant des paiages en plus. (Attention, ne prends surtout pas un taxi proposé par les nombreuses agences de l’aéroport, ça, c’est la grosse arnaque. Il faut simplement suivre les panneaux qui indiquent “TAXI”).

Nous avons foncé au marché de Chatuchak, avec 3 bonnes heures de retard sur notre planning. Il s’agit d’un des plus grands marchés au monde. Beaucoup, beaucoup de gens, beaucoup, beaucoup de bruit, très très chaud, l’endroit est tout sauf agréable. Mais quand on aime le shopping, tous ces désagréments n’ont aucune espèce d’importance. Nous étions bien contentes d’êtres entre filles et d’avoir laissé nos hommes à la maison… pas de gémissements, pas de grognements, pas de regards méchants … mais en même temps, personne pour porter nos sacs, tant pis !
A Chatuchak, tu trouves des écharpes en soie à 3 euros, des très jolis bijoux en argent à moins de 10 euros, de la céramique céladon à très bas prix, des petits cadeaux pour les amis à moins d’un euro et des tones d’habits en tous genre pour 3 fois rien. Moi, j’ai jeté mon dévolu sur de la soie thaïe au mètre. Sac à main, chaussures, savons, objets de déco, animaux domestiques… tu peux acheter de tout et de rien. (Bon, pour ma part, je boycotte la section des animaux qui me fend le coeur et qui regroupe une grande quantité d’animaux en voie de disparition donc interdits à la vente. J’espère voir disparaître cette portion ridicule du marché… mais j’imagine que ce n’est pas prêt d’arriver).
Chatuchak Weekend Market est gigantesque, la première fois que tu y vas, tu te fais avoir et tu te ballades à travers les stands, tu te perds, tu en as marre et tu rêves de ressortir de cet endroit de malades. Les fois suivantes, tu te prépares moralement et tu t’organises. D’abord, tu décides ce que tu penses vouloir acheter. Pour nous c’était clair : des épices issus de cultures bios, de la soie et des bijoux. Une fois que tu as des buts, tu regardes la carte du marché tranquille à la maison et tu prends en note les numéros de sections qui t’intéressent. Malgré l’impression de fouillis, le marché est organisé autour de section et de rues numérotées et les vendeurs sont regroupés dans une même section en fonction de ce qu’ils vendent.  Une fois que tu as compris le système, c’est plutôt facile de s’orienter et de trouver ce que tu cherches.

A Chatuchak, il y a R.T.S. Spice, un super petit shop de condiments et épices. Les produits sont vraiment bien emballés, parfaits pour voyager et sont issus de cultures bios. La confiture de piments (Nahm Prik Pao) qu’ils vendent est de loin la meilleure que j’aie goûté. C’est celle que j’ai toujours dans on frigo. Ils sont situés à la 4ème rue de la section 25 du marché (sect 25, soi 4).

Pour notre repas du soir, on avait décidé de se faire un bon restaurant. Lors de mon dernier voyage à Bangkok, j’avais découvert “Thai Leaf Bistro” et j’avais bien envie d’y retourner tellement c’était bon mais notre hôtel était vraiment très loin et traverser Sukhumvit aux heures de pointes un samedi soir, c’est une chose à éviter. Du coup, on a réservé une table un peu plus près. Nous avons choisi PASTE. C’est un restaurant luxueux de cuisine thaïe moderne situé dans un centre commercial huppé. Très facile à trouver, il se situe au 3ème étage de Geysorn Mall, juste en face du gigantesque Central World, à 2 minutes de marche de la station de BTS “Chitlom”. Alors je t’avertis tout de suite, c’est pas un restaurant où tu vas manger tous les jours :  les tarifs sont élevés. Par contre c’est un restaurant où tu aurais bien envie de manger tous les jours car la nourriture est soignée et délicieuse.
Le restaurant est très beau. On s’assied sur des banquettes confortables avec de hauts dossiers qui nous séparent des autres tables. L’atmosphère est feutrée et relaxante. Si tu réserves, demande une table avec vue : la vue sur une des rues les plus animées de Bangkok est intéressante. Lorsque tu sors le soir en Thaïlande, n’oublie pas de prendre avec toi une petite laine. Pas parce qu’il fait froid mais parce que la plupart des restaurants sont climatisés et que la clim est réglée sur 18°C… du coup, il fait frisquet à l’intérieur !

A Paste, on retrouve tout à fait la tradition culinaire thaïe, les ingrédients et les goûts sont tous au rendez-vous. La table est dressée avec cuillère et fourchette, ni baguettes, ni couteaux. Les plats sont posés au centre de la table et chacun se sert de ce qui lui fait plaisir, comme pour tout repas thaï, rien n’est servi sur assiette.
Le service est ultra attentif et très professionnel.
Nous avons choisi le menu proposé. Lorsqu’on est 2, il y a un seul menu offert. Pour des groupes de 4 ou plus, il y a plusieurs menus à choix. Le menu était 2200 baht par personne. Les prix sont affichés sans le service (10%) ni les taxes (7%). C’est bien de réaliser cela avant de commander car il y a une surcharge de 17% sur le prix affiché, c’est souvent le cas en Thaïlande.
Le menu explique l’origine de chacun des plats servis et la source d’inspiration des chefs.

On nous a tout d’abord apporté un verre avec un petit jus de coing du Bengale et de sureau ainsi qu’un amuse-bouche au crabe et raifort.

Première entrée : pastèque, saumon effiloché, échalotes croustillantes, poudre de galanga rôti et caviar.


Bon, ben on est bien d’accord que les oeufs de saumon ne sont en aucun cas du caviar et que je n’ai pas trouvé trace de caviar dans mon assiette mais cela n’empêche que c’était aussi succulent que ça en a l’air.
La pastèque était imbibée d’un jus un peu pimenté apportant une très légère touche piquante. Le saumon effiloché était croustillant et parfumé. Entrée fraîche et gouteuse, on était sous le charme.

Seconde entrée : Canard rôti, noix de muscade, pâte de curry et coriandre servis sur crackers de riz.

Ces petites choses n’ont l’air de rien et leur énoncé n’incite pas à la rêverie mais c’était fantasmagorique. D’un commun accord, nous avons décrété que ces bouchées au canard étaient un des plats les plus intéressants que nous avons goûté au cours de ces dernières années. D’ailleurs, je suis retournée au restaurant le lendemain à midi pour les re-goûter. Elles étaient toujours aussi délicieuses et j’ai pris en note tous les ingrédients que j’ai réussi à identifier pour pouvoir tenter de reproduire cela à la maison. (quoi, folle, moi ? non, pourquoi ? )

Les 3 plats principaux ont été servis en même temps, déposés au centre de la table et accompagnés de riz parfumé.
 

Salade originaire de Chiang Mai, crevettes de rivière avec piments doux rôtis, échalotes fumées, tomates grillées et cratoxylum formosum.

Bien que magnifiquement présenté, c’est le seul plat qui ne nous a pas plu. Déjà, c’est assez surprenant de servir une salade de crevettes délicates en même temps qu’un curry paneng très puissant. Ensuite, je ne suis pas une grande fan de crevettes de rivières et même si elles étaient parfaitement préparées et cuites à la perfection, elles n’arrivaient pas à la cheville des autres mets servis.
Le cratoxylum formosum est une plante comestible dont on consomme les feuilles, dans le nord de la Thaïlande. Elles sont acidulées et astringentes. Je n’en ai pas trouvé dans l’assiette alors je suppose qu’elles étaient séchées et réduites en poudre car les crevettes étaient recouvertes d’une poudre verte que je n’ai pas réussi à identifier. J’imagine aussi que la sauce de la salade était infusée avec ces feuilles car elle avait un petit quelque chose d’indéfini. Sur le moment, je n’ai pas réussi à déterminer exactement ce qui me dérangeait mais il y avait effectivement un goût très particulier et pas forcément très intéressant. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé mais j’ai trouvé cela bizarre. Ma cousine, elle, n’a pas apprécié du tout le goût de cette salade originaire du nord de la Thaïlande.


Curry paneng de boeuf australien nourri au grain, cacahuètes grillées, et basilic doux.
Absolument magique, ce curry était onctueux, puissant sans être piquant et le boeuf était une vraie merveille. Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà mangé un morceau de boeuf aussi fondant que celui qui nous a été servi.

Soupe traditionnelle acidulée et piquante de jarret de porc croustillant, échalotes grillées, graines de jaquier, tomates rôties, coriandre sauvage dans un bouillon fumé de  poulet.
En gros et en bref, c’est un Tom Yam de porc. Du coup, je ne m’attendais pas à être transcendée par mon 100’000 ème bol de Tom Yam. Comme dit l’autre, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, c’était un tom yam parfait ! Extrêmement parfumé, précisément acidulé et piquant juste ce qu’il faut. Une belle surprise !
Et puis, je ne suis pas une grande amatrice de viande de porc. Je n’aime pas le gras des viandes et ces morceaux de jarret étaient bien entremêlés de gras. J’ai donc pris un petit morceau avec le bouillon, juste histoire de dire que j’y ai goûté. Une fois encore surprise j’ai été : la viande était ultra fondante et juteuse à l’intérieur, croustillante à l’extérieur. J’imagine qu’elle a mijoté longtemps ou alors sous-vidée (mais je ne suis pas une connaisseuse de cette technique donc je ne suis pas certaine) avant d’être frite. Cette soupe piquante, acidulée et légère se marie parfaitement avec le curry très riche. Oh là là, c’était bon !

Dessert :

Lorsqu’est venu le tour du dessert, on était bien. Les portions du menu étaient ni trop grosses ni trop petites. On se sentait rassasiées mais encore en forme pour attaquer un dessert. Malheureusement, il était très banal. Une panna cotta (eh oui, encore une), un peu trop collée, à la citronnelle, une boule de glace tout à fait standard -bien que faite maison- à la fraise (ou framboise, je me rappelle même plus), quelques mini boules de fruits et une sorte de crumble au citron et à la vanille.
Pas mauvais mais de loin pas à la hauteur du reste des plat servis.

Le lendemain, comme expliqué plus haut, vu qu’il ne me restait qu’une seule journée à Bangkok, j’ai fait un petit lunch dans ce même restaurant et j’ai commandé à la carte les petites bouchées au canard et une salade d’aubergines aux oeufs de caille.
Moi qui adore les salades d’aubergines, j’ai pas été déçue, elle était parfaitement assaisonnée, les aubergines fondantes, les oeufs de caille avec le jaune encore un poil mollet, des tas de petites choses croustillantes dessus, l’extase !

Les portions servies à la carte sont bien copieuses et je pense que la prochaine fois que je mangerai à PASTE, je ne prendrais pas le menu puisqu’il n’y a pas grand intérêt à manger le dessert. Comme les plats sont servis de manière à être partagés, si on mange à 2, on commande 2 entrées et 2 plats, on partage le tout, on s’en sort pour moins cher qu’un menu et on a un repas fantastique. (et si on a besoin d’un dessert, on traverse la rue et on va au dernier étage de Central world pour y manger une glace délirante).

En résumé : à ne manquer sous aucun prétexte lors de ton prochain voyage à Bangkok !

2 commentaires

    • Kris dit

      Non, pas de soucis, Chatuchak est juste à quelques mètres d’Or Tor Kor, tu traverses la rue et tu y es !
      Le mieux est de commencer par Or Tor Kor de bonne heure le matin et ensuite de traverser la rue et entrer à Chatuchak.
      Parce que une fois que t’es dans Chatuchak, c’est pas évident de retrouver le bonne sortie, celle qui est juste en face du marché frais.

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